Dans le même temps, l’analyse démontre que, tout en s’inscrivant dans une controverse éminemment politique, l’ouvrage échoue à satisfaire les conditions de possibilité de la controverse scientifique ».
À lire ici : www.labase-lextenso.fr/revue-du-dro... – et bientôt sur Cairn.
Posts by Pierre-Nicolas Baudot
Ses principaux arguments conduisent à observer que le « wokisme » ciblé par l’ouvrage apparaît moins comme un courant de pensée unifié ayant infiltré l’enceinte universitaire que comme un slogan politique stigmatisant. 2/3.
📚 Nouvelle publication : « Woke et anti-woke à l'université : la liberté académique instrumentalisée ? ».
Résumé : « La parution de Face à l’obscurantisme woke en 2025 aux PUF marque une étape importante dans la visibilisation, en France, d’un courant « anti-woke ». 1/3.
Les admirateurs français du modèle danois pour la social-démocratie peuvent aller lire Cas Mudde :
"The Danish Social Democrats are neither a model of how to strengthen support for Social Democratic parties nor of how to weaken the far right".
www.linkedin.com/posts/cas-mu...
À l'approche des élections municipales, nous revenons avec mon collègue Rémi Lefebvre sur la trajectoire du Parti socialiste au cours des dernières décennies et sur les défis auquel il devra faire face lors du prochain scrutin.
laviedesidees.fr/Le-PS-et-les...
Municipales 2026 : le Parti socialiste peut‑il tenir bon ?
Dans The Conversation, je reviens sur la trajectoire du socialisme municipal et les enjeux auxquels le PS doit faire face pour les prochaines élections municipales.
theconversation.com/municipales-...
Merci beaucoup ! Sur ce sujet, les travaux de Boris Attencourt sont très enrichissants ! Certains sont ici : shs.cairn.info/publications...
Non, pas encore (mais bientôt, j’espère !). En revanche, si cela vous intéresse, j’ai écrit un autre texte en français - plus synthétique - sur ce sujet pour la CAALAP, disponible ici : caalap.fr/blog/science...
Cette lecture invite à penser la diffusion des critiques du champ académique en lien avec des dynamiques sectorielles, non coordonnées mais convergentes, propres à des champs dont la porosité est allée croissante.
Il importe donc de considérer les dynamiques politiques, intellectuelles, médiatiques ou économiques qui font de la lutte contre « l’islamo-gauchisme » une ressource disponible et attrayante pour des universitaires en quête de visibilité et de légitimité extra-académique.
Il ne s’agit pas d’écarter les dimensions purement idéologiques ou les convictions personnelles des acteurs concernés, mais de les situer en relation avec les positions sociales qu’ils occupent, celles auxquelles ils aspirent, et les opportunités et contraintes que ces positions impliquent.
Leur engagement public contre l’islamo-gauchisme doit être compris en lien avec leur positionnement académique, mais aussi avec le capital symbolique, social et intellectuel que leur offre cet espace interstitiel.
L’analyse de profils révèle un petit groupe caractérisé par une forte exposition médiatique et une inscription dans un champ interstitiel situé à la croisée du monde académique, de la vie intellectuelle, des médias et de la politique.
La liberté académique se trouve donc à la fois enrôlée dans une controverse de nature politique et instrumentalisée pour masquer une entreprise résolument politique.
Il constitue en cela non pas une controverse, mais un argument additionnel dans une controverse plus vaste et partie prenante d’un discours de « guerre culturelle ».
Ce donc pas un débat non pas scientifique, mais politique.
L'article démontre d'abord que la polémique de « l’islamo-gauchisme » s’inscrit en réalité dans une controverse plus vaste, relative à la place des minorités dans la société, aux normes collectives et à la définition des principes de justice.
L’article croise analyse de corpus et travail prosopographique pour étudier le profil et la position des universitaires s’engageant dans le débat public contre « l’islamo-gauchisme » à l’université.
Cette 1ère hypothèse conduit à une seconde :
(2) l'existence de ces canaux de reconnaissance non universitaires conduit à la réplique, dans le champ académique, de dynamiques propres à d'autres champs, notamment politiques, intellectuels et médiatiques.
Il repose sur deux hypothèses :
(1) Du fait de son écho médiatique et politique, « la lutte contre l'islamo-gauchisme » devient un argument intéressant pour des universitaires en quête visibilité, dans la mesure où il leur permet d'accéder à des canaux de reconnaissance non universitaires.
L’article propose de poursuivre le dialogue entre histoire sociale des idées politiques et sociologie des interventions, pour comprendre à quelle valeur peut momentanément prétendre un engagement public d’universitaire contre le champ académique ?
Cet article fait partie d’un dossier portant sur la liberté académique, coordonné par Gisèle Sapiro et Thibaud Boncourt – que je remercie vivement au passage !
sociologica.unibo.it/issue/view/1...
📣🚨 Nouvelle publication !
Comment et pourquoi, des universitaires décident-ils, à un moment donné, de s’engager publiquement contre « l’islamo-gauchisme » au sein de l’université ?
C’est la question à laquelle j’entreprends de répondre dans un nouvel article, pour la revue Sociologica.
C’est à lire ici : shs.cairn.info/revue-mots-l...
Or, ce rapport est susceptible d’évoluer dans le temps et dans l’espace et doit donc toujours être objectivé.
C’est la raison pour laquelle l’article plaide pour un dialogue entre analyse de discours et sociologie partisane.
Du point de vue de l’analyse, l’article souligne un impératif : il n’est possible d’analyser le discours partisan (quel qu’il soit) qu’en considérant préalablement le rapport collectivement entretenu par le parti à cette expression.
Or, cette évolution permet de cerner des tendances fondamentales du PS : sa professionnalisation, sa présidentialisation, l’érosion de ses réseaux dans la société ou la neutralisation de ses espaces de délibération collective.
Il s’agit donc moins d’un changement doctrinal soudain, qu’une évolution de la définition politique de l’expression collective du parti.
Dit autrement, lorsque le PS cesse en 1981 de prôner « la rupture avec le capitalisme », il ne se convertit pas au réformisme quelques mois après été révolutionnaire.
Plutôt, les années 1970 favorisent maximisation idéologique du discours, au contraire des décennies suivantes.
L’objectif de l’article est de penser cette évolution discursive en lien avec l’évolution du parti lui-même.
Ce qu’il démontre c’est qu’on ne peut pas comprendre cette évolution si on ne considère pas l’évolution du rôle politique conféré au discours par les socialistes.