Quand un ministre
poursuit un humoriste,
ce n’est pas une mauvaise blague.
C’est un
tournant démocratique.
Dimanche dernier sur Radio Nova,
Pierre-Emmanuel Barré fait une chronique
sur les violences policières.
Barré rappelle :
Les viols commis par des policiers
Les révélations sur Sainte-Soline
Les ordres illégaux venant de la hiérarchie
Les morts à la suite d’interventions
Aucune invention.
Aucune exagération.
Ce sont des faits.
Il termine par une blague,
volontairement outrancière,
dans la pure tradition satirique politique :
“Des viols, des mutilations,
des meurtres et des mecs
qui se filment en train de
faire tout ça en se marrant,
en fait, la police et la gendarmerie, c'est Daesh,
avec la sécurité de l'emploi.”
Le ministre de l’intérieur porte plainte contre PEB pour cette phrase.
Ce qui choque le ministre ?
Pas les viols.
Pas les mutilations.
Pas les morts.
Pas les ordres illégaux.
La blague.
C’est ça qui déclenche l’indignation officielle ?
Au sujet de la plainte du ministre de l'intérieur à l'encontre de @pierreemmanuel.bsky.social. 1/4