Le weekly de la semaine du 13 au 19 avril 2026 est disponible avec 11 articles.
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Posts by Mémoires des violences sexuelles et abus dans les Églises
Indemnisation des victimes de violences sexuelles dans l'Église catholique : « L’arrêt Di Falco percute le nouveau dispositif Renaître »
www.la-croix.com/a-vif/indemn...
Victoire très importante en Colombie des journalistes enquêtant sur les violences sexuelles dans l'Eglise. La cour constitutionnelle a enjoint diocèses et congrégations à rendre public les dossiers, déplacements des prêtres mis en cause.
www.corteconstitucional.gov.co/relatoria/20...
Violences éducatives ordinaires, scandales dans le périscolaire… Pour protéger nos enfants, il faut sortir du déni collectif
www.liberation.fr/idees-et-deb...
Pour répondre aux violences de masse que sont les violences sexuelles, Muriel Salmona et d’autres expert•es exhortent la France à se pencher sur la justice transitionnelle, conçue pour des violences de masse ou systémiques
www.lemonde.fr/idees/articl...
Le weekly de la semaine du 6 au 12 avril 2026 est disponible avec 11 articles.
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Des mots choisis, mais un désaveu cinglant du nouveau dispositif de réparation "renaître" des évêques. Merci Madame
www.lavie.fr/christianism...
Marie Derain de Vaucresson : "le choix structurant est celui de la réintégration du dispositif au sein de l’institution ecclésiale... l’institution qui est à l’origine des pires moments de leur vie... Sans indépendance, pas de confiance. Et sans confiance, il n’y a pas de chemin de réparation."
Le modèle proposé aujourd’hui, conçu sans nous, s’éloigne dangereusement des principes qui ont fait la pertinence de l’Inirr.
www.lavie.fr/christianism...
Pour une réponse collective et indépendante aux violences dans l’Église catholique
Par Les invités de Mediapart
Collectif Réparez
Alexandre Pieroni (sociologue)
Nathalie Gauché (Victime)
Sophie Ducret (autrice de « Etouffée » Ed.Tallandier)
Collectif P.A.I.X
Collectif Foi et Résilience
Collectif Ribes
Gérard Chaix (Victime)
Mouv’enfants
Association Fraternité victimes
Collectif Ensemble En Vérité (EEV)
Association Tous Ensemble
Ce texte a été initié par le collectif De la parole aux actes.
Signatures :
Collectif de Bétharram
Association des filles du Bon Pasteur
Collectif des victimes d’agressions sexuelles des jésuites
Collectif La parole AccueillieCollectif Voix libérées
François Devaux (La Parole Libérée)
Les victimes ne demandent plus à être entendues. Elles exigent d’être parties prenantes. Et cela ne peut plus attendre.
Aucune instance ne sera crédible sans indépendance réelle. Aucune réparation ne sera juste si elle est décidée sans celles et ceux qui l’attendent depuis des décennies.
Il ne s’agit pas seulement d’organiser des procédures. Il s’agit de réparer des vies brisées. Aucune confiance n’est due, elle se mérite par des actes. Aucune réforme ne sera légitime si elle se fait sans les victimes.
Et, à l’appel de certaines associations de victimes, l’engagement de l’État dans la construction d’un dispositif conforme au droit commun, via la mise en place d’un cadre de gouvernance garantissant une indépendance effective et l’intégration des victimes à tous les niveaux de décision.
L’ouverture d’une concertation réelle avec l’ensemble des collectifs et associations de victimes ;
Reconstruire sur des bases légitimes
Dans ce contexte, nous demandons solennellement :
- La suspension immédiate du dispositif annoncé par les évêques ;
Ils ne peuvent en aucun cas relever de dispositifs informels, d’accompagnements insuffisamment encadrés, voire dépendants d’un évêque. La sécurité des victimes impose le recours exclusif à des professionnels de santé qualifiés, indépendants de toute influence institutionnelle ou confessionnelle.
Nous alertons également sur le danger de certains « accompagnements » non professionnels. Les traumatismes systémiques liés aux violences spirituelles et/ou sexuelles, souvent complexes et durables, exigent des prises en charge professionnelles rigoureuses.
Des dispositifs tripartites existent ailleurs (Espagne, Allemagne, Belgique) qui ne constituent pas un modèle idéal mais posent un minimum essentiel : la réparation ne peut être laissée à la seule institution responsable.
Cette exigence est d’autant plus forte pour les nombreuses victimes dont les faits sont aujourd’hui prescrits ou dont les auteurs sont décédés, rendant toute voie judiciaire impossible.
les dommages psychiques, relationnels, matériels et financiers de toutes les violences, qu’elles soient physiques, psychiques, spirituelles et/ou sexuelles.
Les victimes et leurs associations ne peuvent plus accepter ce morcellement des structures de réparation sur lesquelles personne ne sait vraiment comment sont traités
Garantir le droit commun et l’égalité
Les victimes de violences sexuelles dans l’Église catholique sont aussi des citoyens et à ce titre relèvent du droit commun. La France ne peut plus tolérer un système dans lequel une institution organise elle-même les réponses à ses propres défaillances.
En tout cas, ces approches distinctes se rejoignent sur une exigence commune, celle d’une indépendance réelle, vérifiable et effective, condition indispensable à la confiance et à la justice
tandis que d’autres estiment que l’Église catholique doit, par une refonte profonde de ses mécanismes, être en mesure d’en assurer elle-même les garanties.
Au sein des associations de victimes, des approches différentes existent quant aux modalités permettant de garantir cette indépendance. Certaines appellent à une implication structurante de l’État dans l’organisation et le contrôle du dispositif de réparation,
L’Église catholique ne peut être ni juge, ni organisatrice, ni régulatrice de ce dispositif, mais doit être reconnue pour ce qu’elle est dans ce contexte : une institution responsable, appelée à contribuer financièrement à la réparation, mais extérieure à la décision.