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Posts by Association CLARA

1ère page du manifeste CLARA. Le nom apparaît en haut de la page, avec un œillet sur la gauche.
"MANIFESTE du
Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme


Nous, militant·es antiracistes et antifascistes de gauche, nous rassemblons au sein de CLARA.

Notre association plurielle et indépendante, ancrée au cœur de la gauche et du mouvement social, alerte sur la très forte augmentation de la haine, des discriminations et des violences racistes et antisémites dans notre société.

Cette augmentation se déploie dans un contexte international d’extrême droitisation des débats publics et de l’arrivée au pouvoir de dirigeants autoritaires, suprématistes ou fascisants qui démantèlent les institutions démocratiques de leurs pays et, pour certains, mènent des guerres d’agression et d’annexion contre d’autres peuples.

CLARA se fonde sur la nécessité de construire un combat solidaire avec l’ensemble des forces associatives et syndicales, contre l’antisémitisme et tous les racismes, mais aussi contre toute autre forme de haine, y compris celles concernant les femmes, les personnes discriminées pour des raisons de genre, de sexualité ou de handicap.
La lutte contre l’antisémitisme étant trop souvent minorée au sein de notre camp social et politique, nous voulons la faire davantage exister dans le combat antiraciste. 


Un constat alarmant : la hausse des actes racistes et antisémites se poursuit

La France connaît une montée de l'antisémitisme, notamment depuis les crimes contre l’humanité commis le 7 octobre 2023 par le Hamas et ses alliés contre des civils israéliens. En riposte à ces crimes, le gouvernement d’extrême droite d’Israël a déclenché une guerre contre le Hamas, à l’occasion de laquelle il a mené des opérations génocidaires contre les habitant·es de Gaza : destruction systématique de l’habitat et des structures de santé, famine organisée, massacres des populations civiles frappant un nombre considérable de femmes et d’enfants…

1ère page du manifeste CLARA. Le nom apparaît en haut de la page, avec un œillet sur la gauche. "MANIFESTE du Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme Nous, militant·es antiracistes et antifascistes de gauche, nous rassemblons au sein de CLARA. Notre association plurielle et indépendante, ancrée au cœur de la gauche et du mouvement social, alerte sur la très forte augmentation de la haine, des discriminations et des violences racistes et antisémites dans notre société. Cette augmentation se déploie dans un contexte international d’extrême droitisation des débats publics et de l’arrivée au pouvoir de dirigeants autoritaires, suprématistes ou fascisants qui démantèlent les institutions démocratiques de leurs pays et, pour certains, mènent des guerres d’agression et d’annexion contre d’autres peuples. CLARA se fonde sur la nécessité de construire un combat solidaire avec l’ensemble des forces associatives et syndicales, contre l’antisémitisme et tous les racismes, mais aussi contre toute autre forme de haine, y compris celles concernant les femmes, les personnes discriminées pour des raisons de genre, de sexualité ou de handicap. La lutte contre l’antisémitisme étant trop souvent minorée au sein de notre camp social et politique, nous voulons la faire davantage exister dans le combat antiraciste. Un constat alarmant : la hausse des actes racistes et antisémites se poursuit La France connaît une montée de l'antisémitisme, notamment depuis les crimes contre l’humanité commis le 7 octobre 2023 par le Hamas et ses alliés contre des civils israéliens. En riposte à ces crimes, le gouvernement d’extrême droite d’Israël a déclenché une guerre contre le Hamas, à l’occasion de laquelle il a mené des opérations génocidaires contre les habitant·es de Gaza : destruction systématique de l’habitat et des structures de santé, famine organisée, massacres des populations civiles frappant un nombre considérable de femmes et d’enfants…

Cette poussée d’actes antisémites se manifeste, dans notre pays, sous différentes formes : attaques et violences contre des personnes juives allant jusqu’à l’assassinat, marginalisation et mise à l’écart d’étudiant·es dans certaines universités, profanation de symboles tels que des monuments en mémoire de la Shoah. 

On constate également une montée de l’islamophobie et des racismes qui se traduit par des violences, y compris des assassinats. C’est une réalité documentée et chiffrée par la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) : même si, sur le temps long, l’indice de tolérance envers les minorités a progressé dans la société, le nombre de passages à l’acte, d’atteintes aux personnes ou aux biens, d’agressions, verbales ou physiques, se multiplie, les graffitis antisémites et racistes prolifèrent. Cette réalité est douloureusement vécue par celles et ceux qui en sont les cibles.

Cette évolution a plusieurs causes :

•	Un discours politique aimanté par l’extrême droite
Il alimente les paniques identitaires, entretenues par des acteurs de droite et d’extrême droite, mais aussi parfois de gauche.  Le soupçon est ainsi porté sur des groupes minoritaires, perçus comme des “ennemis de l’intérieur”. Cela crée des affrontements entre “Eux” et “Nous” en esquivant les questions cruciales du moment : persistance et croissance des inégalités sociales et catastrophe écologique.

•	Des médias extrême-droitisés
La place grandissante au sein des médias de milliardaires proches de l’extrême droite (...)

•	Des réseaux sociaux déréglés 
(...)

Nous entendons mener le combat sur ces trois terrains.

Nous refusons la hiérarchisation des oppressions 

Nous entendons tenir compte du racisme structurel qui sévit dans nos sociétés et qui se manifeste, entre autres, par les discriminations scolaires, professionnelles et au logement, les violences policières, par la systématisation des contrôles au faciès, les persécutions des personnes migrantes sans papiers.

Cette poussée d’actes antisémites se manifeste, dans notre pays, sous différentes formes : attaques et violences contre des personnes juives allant jusqu’à l’assassinat, marginalisation et mise à l’écart d’étudiant·es dans certaines universités, profanation de symboles tels que des monuments en mémoire de la Shoah. On constate également une montée de l’islamophobie et des racismes qui se traduit par des violences, y compris des assassinats. C’est une réalité documentée et chiffrée par la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) : même si, sur le temps long, l’indice de tolérance envers les minorités a progressé dans la société, le nombre de passages à l’acte, d’atteintes aux personnes ou aux biens, d’agressions, verbales ou physiques, se multiplie, les graffitis antisémites et racistes prolifèrent. Cette réalité est douloureusement vécue par celles et ceux qui en sont les cibles. Cette évolution a plusieurs causes : • Un discours politique aimanté par l’extrême droite Il alimente les paniques identitaires, entretenues par des acteurs de droite et d’extrême droite, mais aussi parfois de gauche. Le soupçon est ainsi porté sur des groupes minoritaires, perçus comme des “ennemis de l’intérieur”. Cela crée des affrontements entre “Eux” et “Nous” en esquivant les questions cruciales du moment : persistance et croissance des inégalités sociales et catastrophe écologique. • Des médias extrême-droitisés La place grandissante au sein des médias de milliardaires proches de l’extrême droite (...) • Des réseaux sociaux déréglés (...) Nous entendons mener le combat sur ces trois terrains. Nous refusons la hiérarchisation des oppressions Nous entendons tenir compte du racisme structurel qui sévit dans nos sociétés et qui se manifeste, entre autres, par les discriminations scolaires, professionnelles et au logement, les violences policières, par la systématisation des contrôles au faciès, les persécutions des personnes migrantes sans papiers.

La droite et l’extrême droite, et les médias qui les soutiennent, tirent prétexte de la condamnation de l'antisémitisme pour justifier des discours et des politiques racistes, notamment pour stigmatiser les musulman·es de France et pour minimiser les politiques d’apartheid et de colonialisme. 

Nous dénonçons la confusion entre antisémitisme et condamnation de la violation répétée des droits humains par les gouvernements israéliens. Nous nous tenons en solidarité avec le peuple palestinien, opprimé et martyrisé, comme avec les Israélien·nes menacé·es quand ils/elles exigent la démocratie pour toutes et tous, le cessez-le-feu inconditionnel et la fin de la violence impunie des colons en Cisjordanie. Nous appelons fermement à la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid dans les territoires occupés.

Nous condamnons les stéréotypes antisémites présents dans une partie des discours actuels se réclamant de l’antisionisme. (...)
Nous rejetons le déni et la minoration de l’antisémitisme, ainsi que son instrumentalisation par les forces réactionnaires.

Nous alertons sur le risque, toujours présent, d’alimenter la concurrence des mémoires et la mise en opposition des différents racismes, en particulier l’antisémitisme et l’islamophobie. Dès lors, il est crucial que la lutte contre l’antisémitisme ne soit pas séparée du combat antiraciste. Il s'agit, pour nous, d’affronter les racismes (antisémitisme, islamophobie, antitsiganisme, négrophobie, racisme antiasiatique) sans les hiérarchiser, en reconnaissant les spécificités de chacun.

Le colonialisme et ses effets constituent une source déterminante des racismes d’aujourd’hui. Pour autant, la prise en compte de cette réalité ne doit pas occulter la variété des mécanismes de la haine raciste, eux-mêmes non réductibles aux logiques coloniales et post-coloniales.
(...)

La droite et l’extrême droite, et les médias qui les soutiennent, tirent prétexte de la condamnation de l'antisémitisme pour justifier des discours et des politiques racistes, notamment pour stigmatiser les musulman·es de France et pour minimiser les politiques d’apartheid et de colonialisme. Nous dénonçons la confusion entre antisémitisme et condamnation de la violation répétée des droits humains par les gouvernements israéliens. Nous nous tenons en solidarité avec le peuple palestinien, opprimé et martyrisé, comme avec les Israélien·nes menacé·es quand ils/elles exigent la démocratie pour toutes et tous, le cessez-le-feu inconditionnel et la fin de la violence impunie des colons en Cisjordanie. Nous appelons fermement à la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid dans les territoires occupés. Nous condamnons les stéréotypes antisémites présents dans une partie des discours actuels se réclamant de l’antisionisme. (...) Nous rejetons le déni et la minoration de l’antisémitisme, ainsi que son instrumentalisation par les forces réactionnaires. Nous alertons sur le risque, toujours présent, d’alimenter la concurrence des mémoires et la mise en opposition des différents racismes, en particulier l’antisémitisme et l’islamophobie. Dès lors, il est crucial que la lutte contre l’antisémitisme ne soit pas séparée du combat antiraciste. Il s'agit, pour nous, d’affronter les racismes (antisémitisme, islamophobie, antitsiganisme, négrophobie, racisme antiasiatique) sans les hiérarchiser, en reconnaissant les spécificités de chacun. Le colonialisme et ses effets constituent une source déterminante des racismes d’aujourd’hui. Pour autant, la prise en compte de cette réalité ne doit pas occulter la variété des mécanismes de la haine raciste, eux-mêmes non réductibles aux logiques coloniales et post-coloniales. (...)

CLARA s’inscrit dans la convergence et la complémentarité des luttes 

Nous faisons le constat du caractère intersectionnel des oppressions. Nous entendons expliquer comment s’entrecroisent les différentes logiques de domination, celles de genre, de race et de classe, pour mieux les combattre.
Notre liberté est à ce prix : nul ne sera libre tant que l'une ou l’un d'entre nous sera victime de violence ou de discrimination.


CLARA est une association qui entend agir
- en écoutant et soutenant les personnes victimes d’antisémitisme, d'islamophobie ou de racisme, quelle qu’en soit l’origine.
- en alimentant une veille critique sur les discours politiques et médiatiques
- en construisant des solidarités actives avec les associations qui luttent sur le terrain 
- en sensibilisant à l’histoire et aux mutations contemporaines de l’antisémitisme et des racismes
- en intervenant auprès des associations, syndicats et partis politiques de gauche afin de les alerter sur les dérives antisémites, islamophobes, racistes
- en affirmant notre indépendance vis-à-vis des partis 
- en interpelant systématiquement les responsables politiques ou syndicaux qui tiennent, sciemment ou non, des propos à caractère raciste, islamophobe, antisémite ou discriminatoire.

Notre horizon est celui d’une société débarrassée des oppressions liées à la race, à l’origine géographique, au genre (notamment la transphobie), à l’orientation sexuelle, à la classe, à la religion ou au handicap.
Vous partagez notre combat et nos valeurs, vous refusez la haine et l'oppression, vous croyez à la force de la solidarité ici et partout dans le monde, rejoignez CLARA.

Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme (CLARA)

Texte approuvé lors de l’AG constitutive de CLARA, le 9 mars 2026

CLARA s’inscrit dans la convergence et la complémentarité des luttes Nous faisons le constat du caractère intersectionnel des oppressions. Nous entendons expliquer comment s’entrecroisent les différentes logiques de domination, celles de genre, de race et de classe, pour mieux les combattre. Notre liberté est à ce prix : nul ne sera libre tant que l'une ou l’un d'entre nous sera victime de violence ou de discrimination. CLARA est une association qui entend agir - en écoutant et soutenant les personnes victimes d’antisémitisme, d'islamophobie ou de racisme, quelle qu’en soit l’origine. - en alimentant une veille critique sur les discours politiques et médiatiques - en construisant des solidarités actives avec les associations qui luttent sur le terrain - en sensibilisant à l’histoire et aux mutations contemporaines de l’antisémitisme et des racismes - en intervenant auprès des associations, syndicats et partis politiques de gauche afin de les alerter sur les dérives antisémites, islamophobes, racistes - en affirmant notre indépendance vis-à-vis des partis - en interpelant systématiquement les responsables politiques ou syndicaux qui tiennent, sciemment ou non, des propos à caractère raciste, islamophobe, antisémite ou discriminatoire. Notre horizon est celui d’une société débarrassée des oppressions liées à la race, à l’origine géographique, au genre (notamment la transphobie), à l’orientation sexuelle, à la classe, à la religion ou au handicap. Vous partagez notre combat et nos valeurs, vous refusez la haine et l'oppression, vous croyez à la force de la solidarité ici et partout dans le monde, rejoignez CLARA. Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme (CLARA) Texte approuvé lors de l’AG constitutive de CLARA, le 9 mars 2026

Nous sommes CLARA, le Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l'Antisémitisme.
Découvrez notre manifeste ici.

1 day ago 12 8 0 2
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Haute-Loire. Un homme tire à la carabine sur un enfant en proférant des insultes racistes : « Il a cru qu’il allait mourir » Choc dans la commune d’Espaly-Saint-Marcel. Dimanche 19 avril, un homme âgé de 65 ans a poursuivi des enfants armé d’une carabine à plomb.

« Dehors les Noirs et les Arabes !”
En Haute-Loire un homme a poursuivi à la carabine des enfants, et a blessé l’un d’entre.

Il faut que justice soit rendue et que le caractère raciste de cette agression soit reconnu.

Soutien à la victime.
www.leprogres.fr/faits-divers...

16 hours ago 3 1 0 0
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Le #Soudan est entré dans sa quatrième année de conflit cette semaine : "Encore une année qui a été entachée par des crimes de guerre généralisés, des déplacements massifs de civils et un afflux continu d’armes vers les factions belligérantes responsables d’exactions."

3 days ago 6 6 0 0
1ère page du manifeste CLARA. Le nom apparaît en haut de la page, avec un œillet sur la gauche.
"MANIFESTE du
Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme


Nous, militant·es antiracistes et antifascistes de gauche, nous rassemblons au sein de CLARA.

Notre association plurielle et indépendante, ancrée au cœur de la gauche et du mouvement social, alerte sur la très forte augmentation de la haine, des discriminations et des violences racistes et antisémites dans notre société.

Cette augmentation se déploie dans un contexte international d’extrême droitisation des débats publics et de l’arrivée au pouvoir de dirigeants autoritaires, suprématistes ou fascisants qui démantèlent les institutions démocratiques de leurs pays et, pour certains, mènent des guerres d’agression et d’annexion contre d’autres peuples.

CLARA se fonde sur la nécessité de construire un combat solidaire avec l’ensemble des forces associatives et syndicales, contre l’antisémitisme et tous les racismes, mais aussi contre toute autre forme de haine, y compris celles concernant les femmes, les personnes discriminées pour des raisons de genre, de sexualité ou de handicap.
La lutte contre l’antisémitisme étant trop souvent minorée au sein de notre camp social et politique, nous voulons la faire davantage exister dans le combat antiraciste. 


Un constat alarmant : la hausse des actes racistes et antisémites se poursuit

La France connaît une montée de l'antisémitisme, notamment depuis les crimes contre l’humanité commis le 7 octobre 2023 par le Hamas et ses alliés contre des civils israéliens. En riposte à ces crimes, le gouvernement d’extrême droite d’Israël a déclenché une guerre contre le Hamas, à l’occasion de laquelle il a mené des opérations génocidaires contre les habitant·es de Gaza : destruction systématique de l’habitat et des structures de santé, famine organisée, massacres des populations civiles frappant un nombre considérable de femmes et d’enfants…

1ère page du manifeste CLARA. Le nom apparaît en haut de la page, avec un œillet sur la gauche. "MANIFESTE du Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme Nous, militant·es antiracistes et antifascistes de gauche, nous rassemblons au sein de CLARA. Notre association plurielle et indépendante, ancrée au cœur de la gauche et du mouvement social, alerte sur la très forte augmentation de la haine, des discriminations et des violences racistes et antisémites dans notre société. Cette augmentation se déploie dans un contexte international d’extrême droitisation des débats publics et de l’arrivée au pouvoir de dirigeants autoritaires, suprématistes ou fascisants qui démantèlent les institutions démocratiques de leurs pays et, pour certains, mènent des guerres d’agression et d’annexion contre d’autres peuples. CLARA se fonde sur la nécessité de construire un combat solidaire avec l’ensemble des forces associatives et syndicales, contre l’antisémitisme et tous les racismes, mais aussi contre toute autre forme de haine, y compris celles concernant les femmes, les personnes discriminées pour des raisons de genre, de sexualité ou de handicap. La lutte contre l’antisémitisme étant trop souvent minorée au sein de notre camp social et politique, nous voulons la faire davantage exister dans le combat antiraciste. Un constat alarmant : la hausse des actes racistes et antisémites se poursuit La France connaît une montée de l'antisémitisme, notamment depuis les crimes contre l’humanité commis le 7 octobre 2023 par le Hamas et ses alliés contre des civils israéliens. En riposte à ces crimes, le gouvernement d’extrême droite d’Israël a déclenché une guerre contre le Hamas, à l’occasion de laquelle il a mené des opérations génocidaires contre les habitant·es de Gaza : destruction systématique de l’habitat et des structures de santé, famine organisée, massacres des populations civiles frappant un nombre considérable de femmes et d’enfants…

Cette poussée d’actes antisémites se manifeste, dans notre pays, sous différentes formes : attaques et violences contre des personnes juives allant jusqu’à l’assassinat, marginalisation et mise à l’écart d’étudiant·es dans certaines universités, profanation de symboles tels que des monuments en mémoire de la Shoah. 

On constate également une montée de l’islamophobie et des racismes qui se traduit par des violences, y compris des assassinats. C’est une réalité documentée et chiffrée par la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) : même si, sur le temps long, l’indice de tolérance envers les minorités a progressé dans la société, le nombre de passages à l’acte, d’atteintes aux personnes ou aux biens, d’agressions, verbales ou physiques, se multiplie, les graffitis antisémites et racistes prolifèrent. Cette réalité est douloureusement vécue par celles et ceux qui en sont les cibles.

Cette évolution a plusieurs causes :

•	Un discours politique aimanté par l’extrême droite
Il alimente les paniques identitaires, entretenues par des acteurs de droite et d’extrême droite, mais aussi parfois de gauche.  Le soupçon est ainsi porté sur des groupes minoritaires, perçus comme des “ennemis de l’intérieur”. Cela crée des affrontements entre “Eux” et “Nous” en esquivant les questions cruciales du moment : persistance et croissance des inégalités sociales et catastrophe écologique.

•	Des médias extrême-droitisés
La place grandissante au sein des médias de milliardaires proches de l’extrême droite (...)

•	Des réseaux sociaux déréglés 
(...)

Nous entendons mener le combat sur ces trois terrains.

Nous refusons la hiérarchisation des oppressions 

Nous entendons tenir compte du racisme structurel qui sévit dans nos sociétés et qui se manifeste, entre autres, par les discriminations scolaires, professionnelles et au logement, les violences policières, par la systématisation des contrôles au faciès, les persécutions des personnes migrantes sans papiers.

Cette poussée d’actes antisémites se manifeste, dans notre pays, sous différentes formes : attaques et violences contre des personnes juives allant jusqu’à l’assassinat, marginalisation et mise à l’écart d’étudiant·es dans certaines universités, profanation de symboles tels que des monuments en mémoire de la Shoah. On constate également une montée de l’islamophobie et des racismes qui se traduit par des violences, y compris des assassinats. C’est une réalité documentée et chiffrée par la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) : même si, sur le temps long, l’indice de tolérance envers les minorités a progressé dans la société, le nombre de passages à l’acte, d’atteintes aux personnes ou aux biens, d’agressions, verbales ou physiques, se multiplie, les graffitis antisémites et racistes prolifèrent. Cette réalité est douloureusement vécue par celles et ceux qui en sont les cibles. Cette évolution a plusieurs causes : • Un discours politique aimanté par l’extrême droite Il alimente les paniques identitaires, entretenues par des acteurs de droite et d’extrême droite, mais aussi parfois de gauche. Le soupçon est ainsi porté sur des groupes minoritaires, perçus comme des “ennemis de l’intérieur”. Cela crée des affrontements entre “Eux” et “Nous” en esquivant les questions cruciales du moment : persistance et croissance des inégalités sociales et catastrophe écologique. • Des médias extrême-droitisés La place grandissante au sein des médias de milliardaires proches de l’extrême droite (...) • Des réseaux sociaux déréglés (...) Nous entendons mener le combat sur ces trois terrains. Nous refusons la hiérarchisation des oppressions Nous entendons tenir compte du racisme structurel qui sévit dans nos sociétés et qui se manifeste, entre autres, par les discriminations scolaires, professionnelles et au logement, les violences policières, par la systématisation des contrôles au faciès, les persécutions des personnes migrantes sans papiers.

La droite et l’extrême droite, et les médias qui les soutiennent, tirent prétexte de la condamnation de l'antisémitisme pour justifier des discours et des politiques racistes, notamment pour stigmatiser les musulman·es de France et pour minimiser les politiques d’apartheid et de colonialisme. 

Nous dénonçons la confusion entre antisémitisme et condamnation de la violation répétée des droits humains par les gouvernements israéliens. Nous nous tenons en solidarité avec le peuple palestinien, opprimé et martyrisé, comme avec les Israélien·nes menacé·es quand ils/elles exigent la démocratie pour toutes et tous, le cessez-le-feu inconditionnel et la fin de la violence impunie des colons en Cisjordanie. Nous appelons fermement à la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid dans les territoires occupés.

Nous condamnons les stéréotypes antisémites présents dans une partie des discours actuels se réclamant de l’antisionisme. (...)
Nous rejetons le déni et la minoration de l’antisémitisme, ainsi que son instrumentalisation par les forces réactionnaires.

Nous alertons sur le risque, toujours présent, d’alimenter la concurrence des mémoires et la mise en opposition des différents racismes, en particulier l’antisémitisme et l’islamophobie. Dès lors, il est crucial que la lutte contre l’antisémitisme ne soit pas séparée du combat antiraciste. Il s'agit, pour nous, d’affronter les racismes (antisémitisme, islamophobie, antitsiganisme, négrophobie, racisme antiasiatique) sans les hiérarchiser, en reconnaissant les spécificités de chacun.

Le colonialisme et ses effets constituent une source déterminante des racismes d’aujourd’hui. Pour autant, la prise en compte de cette réalité ne doit pas occulter la variété des mécanismes de la haine raciste, eux-mêmes non réductibles aux logiques coloniales et post-coloniales.
(...)

La droite et l’extrême droite, et les médias qui les soutiennent, tirent prétexte de la condamnation de l'antisémitisme pour justifier des discours et des politiques racistes, notamment pour stigmatiser les musulman·es de France et pour minimiser les politiques d’apartheid et de colonialisme. Nous dénonçons la confusion entre antisémitisme et condamnation de la violation répétée des droits humains par les gouvernements israéliens. Nous nous tenons en solidarité avec le peuple palestinien, opprimé et martyrisé, comme avec les Israélien·nes menacé·es quand ils/elles exigent la démocratie pour toutes et tous, le cessez-le-feu inconditionnel et la fin de la violence impunie des colons en Cisjordanie. Nous appelons fermement à la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid dans les territoires occupés. Nous condamnons les stéréotypes antisémites présents dans une partie des discours actuels se réclamant de l’antisionisme. (...) Nous rejetons le déni et la minoration de l’antisémitisme, ainsi que son instrumentalisation par les forces réactionnaires. Nous alertons sur le risque, toujours présent, d’alimenter la concurrence des mémoires et la mise en opposition des différents racismes, en particulier l’antisémitisme et l’islamophobie. Dès lors, il est crucial que la lutte contre l’antisémitisme ne soit pas séparée du combat antiraciste. Il s'agit, pour nous, d’affronter les racismes (antisémitisme, islamophobie, antitsiganisme, négrophobie, racisme antiasiatique) sans les hiérarchiser, en reconnaissant les spécificités de chacun. Le colonialisme et ses effets constituent une source déterminante des racismes d’aujourd’hui. Pour autant, la prise en compte de cette réalité ne doit pas occulter la variété des mécanismes de la haine raciste, eux-mêmes non réductibles aux logiques coloniales et post-coloniales. (...)

CLARA s’inscrit dans la convergence et la complémentarité des luttes 

Nous faisons le constat du caractère intersectionnel des oppressions. Nous entendons expliquer comment s’entrecroisent les différentes logiques de domination, celles de genre, de race et de classe, pour mieux les combattre.
Notre liberté est à ce prix : nul ne sera libre tant que l'une ou l’un d'entre nous sera victime de violence ou de discrimination.


CLARA est une association qui entend agir
- en écoutant et soutenant les personnes victimes d’antisémitisme, d'islamophobie ou de racisme, quelle qu’en soit l’origine.
- en alimentant une veille critique sur les discours politiques et médiatiques
- en construisant des solidarités actives avec les associations qui luttent sur le terrain 
- en sensibilisant à l’histoire et aux mutations contemporaines de l’antisémitisme et des racismes
- en intervenant auprès des associations, syndicats et partis politiques de gauche afin de les alerter sur les dérives antisémites, islamophobes, racistes
- en affirmant notre indépendance vis-à-vis des partis 
- en interpelant systématiquement les responsables politiques ou syndicaux qui tiennent, sciemment ou non, des propos à caractère raciste, islamophobe, antisémite ou discriminatoire.

Notre horizon est celui d’une société débarrassée des oppressions liées à la race, à l’origine géographique, au genre (notamment la transphobie), à l’orientation sexuelle, à la classe, à la religion ou au handicap.
Vous partagez notre combat et nos valeurs, vous refusez la haine et l'oppression, vous croyez à la force de la solidarité ici et partout dans le monde, rejoignez CLARA.

Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme (CLARA)

Texte approuvé lors de l’AG constitutive de CLARA, le 9 mars 2026

CLARA s’inscrit dans la convergence et la complémentarité des luttes Nous faisons le constat du caractère intersectionnel des oppressions. Nous entendons expliquer comment s’entrecroisent les différentes logiques de domination, celles de genre, de race et de classe, pour mieux les combattre. Notre liberté est à ce prix : nul ne sera libre tant que l'une ou l’un d'entre nous sera victime de violence ou de discrimination. CLARA est une association qui entend agir - en écoutant et soutenant les personnes victimes d’antisémitisme, d'islamophobie ou de racisme, quelle qu’en soit l’origine. - en alimentant une veille critique sur les discours politiques et médiatiques - en construisant des solidarités actives avec les associations qui luttent sur le terrain - en sensibilisant à l’histoire et aux mutations contemporaines de l’antisémitisme et des racismes - en intervenant auprès des associations, syndicats et partis politiques de gauche afin de les alerter sur les dérives antisémites, islamophobes, racistes - en affirmant notre indépendance vis-à-vis des partis - en interpelant systématiquement les responsables politiques ou syndicaux qui tiennent, sciemment ou non, des propos à caractère raciste, islamophobe, antisémite ou discriminatoire. Notre horizon est celui d’une société débarrassée des oppressions liées à la race, à l’origine géographique, au genre (notamment la transphobie), à l’orientation sexuelle, à la classe, à la religion ou au handicap. Vous partagez notre combat et nos valeurs, vous refusez la haine et l'oppression, vous croyez à la force de la solidarité ici et partout dans le monde, rejoignez CLARA. Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme (CLARA) Texte approuvé lors de l’AG constitutive de CLARA, le 9 mars 2026

Nous sommes CLARA, le Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l'Antisémitisme.
Découvrez notre manifeste ici.

1 day ago 12 8 0 2
Rassemblement organisé par le groupe Les Patriotes pour l’Europe. Des marcheurs tiennent une banderole de plus de 6m où est imprimé : "Stop immigrazione clandestina". et le nom du mouvement : "Sanza Paura". Derrière, des gens tiennent des drapeaux de plusieurs régions.
Photo Piero Crucciati/AFP

Rassemblement organisé par le groupe Les Patriotes pour l’Europe. Des marcheurs tiennent une banderole de plus de 6m où est imprimé : "Stop immigrazione clandestina". et le nom du mouvement : "Sanza Paura". Derrière, des gens tiennent des drapeaux de plusieurs régions. Photo Piero Crucciati/AFP

Rassemblement organisé par le groupe Les Patriotes pour l’Europe. Des marcheurs tiennent une grande banderole où est imprimé : "NO ISALAMIZZAZIONE". et le nom du mouvement : "Sanza Paura. Patriot.eu". Derrière, des gens tiennent des drapeaux de plusieurs régions. Il fait très beau mais ce n'est pas vraiment une ambiance merguez.
Photo AFP

Rassemblement organisé par le groupe Les Patriotes pour l’Europe. Des marcheurs tiennent une grande banderole où est imprimé : "NO ISALAMIZZAZIONE". et le nom du mouvement : "Sanza Paura. Patriot.eu". Derrière, des gens tiennent des drapeaux de plusieurs régions. Il fait très beau mais ce n'est pas vraiment une ambiance merguez. Photo AFP

Jordan Bardella, debout au centre d'une foule de journalistes bardés de caméras et de micros, s'exprime. Cela se passe dans une petite rue à Milan.
Photo Piero Crucciati/AFP

Jordan Bardella, debout au centre d'une foule de journalistes bardés de caméras et de micros, s'exprime. Cela se passe dans une petite rue à Milan. Photo Piero Crucciati/AFP

Voici la fanbase d'extrême-droite européenne réunie à Milan ce samedi.

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Les iranien.ne.s se lèveront à nouveau comme il le font depuis 40 ans, mais ils ont besoin de l'aide de tous. Cette aide n'implique ni des bombes, ni des missiles ! Il faut œuvrer dans les instances internat., rétablir les flux d'info, cesser de recevoir les dictateurs, exiger les droits humains.

2 days ago 2 1 0 0
Video

Dimanche, notre collectif CLARA a soutenu le rassemblement des organisations iraniennes contre la répression de la dictature et la guerre de Trump & Netanyahou.

Solidarité avec la population d’Iran ! arrêt immédiat des exécutions, libération des prisonnier.e.s politiques, liberté d'Internet.

2 days ago 3 3 1 1
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Pochoir anti-nazi, à Tarifa en Espagne. Une silhouette jette une croix gammée dans un poubelle

Pochoir anti-nazi, à Tarifa en Espagne. Une silhouette jette une croix gammée dans un poubelle

STOP à l'internationale raciste
Samedi les partis d'extrême-droite européens, dont RN, se sont réunis à Milan pour propager leur haine et appeler à la "remigration".
Bardella s’est vanté de gagner la présidentielle 2027. Mais la mobilisation antifasciste doit le renvoyer à la poubelle de l'histoire.

2 days ago 9 6 1 0

83e anniversaire de l’ #insurrection du #ghetto de #Varsovie :

Le 19 avril 1943 des centaines de combattant-es résistent à l’attaque nazie et combattent pendant plusieurs semaines malgré l’énorme déséquilibre des forces.

Hommage à la résistance anti-nazie soulevée au cœur des ténèbres !

#antifa

2 days ago 1 0 0 0
Communiqué de CLARA.

CLARA proteste contre la décision de majorité la commission des lois de l'Assemblée nationale refusant de discuter de la pétition contre la loi Yadan qui a recueilli à ce jour plus de 700 000 signatures vérifiées. 

C'est un acte anti-démocratique et un passage en force. 

Nous nous félicitons du succès de cette pétition proposée sur le site de l'Assemblée nationale et intitulée "Non à la loi Yadan", mais nous avons une réserve quant à son contenu. Il y est ainsi écrit : "Oui, la résistance palestinienne contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit garanti par la résolution des Nations Unies 2621 XXV du 12 décembre 1970."  Dans la résolution de l'ONU de décembre 1970 sur le droit des peuples coloniaux à lutter contre les puissances coloniales, il pouvait être implicite que la formule "par tous les moyens nécessaires" exclue les moyens mettant en cause les droits humains reconnus par l'ONU. 

Or cet implicite ne vaut plus quand on parle spécifiquement de "la résistance palestinienne" après le 7 octobre 2023, car des composantes significatives de la résistance palestinienne, le Hamas et ses alliés, ont utilisé des moyens générant des crimes de guerre et contre l'humanité inacceptables, pour lesquels la Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêts contre les dirigeants du Hamas à l'origine du 7 octobre.

CLARA condamne aussi toute manifestation publique contre la loi Yadan qui s'en prendrait à une personne-cible notoirement juive avec un slogan tel que "Dégageons les sionistes", qui renvoie à tous les slogans trop souvent entendus tels que sionistes = fascistes.

Communiqué de CLARA. CLARA proteste contre la décision de majorité la commission des lois de l'Assemblée nationale refusant de discuter de la pétition contre la loi Yadan qui a recueilli à ce jour plus de 700 000 signatures vérifiées. C'est un acte anti-démocratique et un passage en force. Nous nous félicitons du succès de cette pétition proposée sur le site de l'Assemblée nationale et intitulée "Non à la loi Yadan", mais nous avons une réserve quant à son contenu. Il y est ainsi écrit : "Oui, la résistance palestinienne contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit garanti par la résolution des Nations Unies 2621 XXV du 12 décembre 1970." Dans la résolution de l'ONU de décembre 1970 sur le droit des peuples coloniaux à lutter contre les puissances coloniales, il pouvait être implicite que la formule "par tous les moyens nécessaires" exclue les moyens mettant en cause les droits humains reconnus par l'ONU. Or cet implicite ne vaut plus quand on parle spécifiquement de "la résistance palestinienne" après le 7 octobre 2023, car des composantes significatives de la résistance palestinienne, le Hamas et ses alliés, ont utilisé des moyens générant des crimes de guerre et contre l'humanité inacceptables, pour lesquels la Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêts contre les dirigeants du Hamas à l'origine du 7 octobre. CLARA condamne aussi toute manifestation publique contre la loi Yadan qui s'en prendrait à une personne-cible notoirement juive avec un slogan tel que "Dégageons les sionistes", qui renvoie à tous les slogans trop souvent entendus tels que sionistes = fascistes.

CLARA proteste contre le refus, par la majorité de la commission des lois de l'AN, de discuter de la pétition contre la loi Yadan, alors qu'elle a recueilli plus de 700.000 signatures vérifiées.

C'est un acte anti-démocratique et un passage en force.

4 days ago 3 2 0 1
CLARA

Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme

COMMUNIQUÉ
LA PROPOSITION DE LOI YADAN, UN RECUL LIBERTICIDE ET CONTREPRODUCTIF POUR LA LUTTE CONTRE L'ANTISÉMITISME

La lutte contre l’antisémitisme est nécessaire et légitime, d’autant plus qu’on observe une hausse très importante des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023. Mais contrairement à ses intentions affichées, la proposition de loi “visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme”, portée par la députée Caroline Yadan et soutenue par la droite, l’extrême droite et une minime partie de la gauche, vise un autre objectif.

La lutte contre l’antisémitisme ne saurait être fondée sur la base de ce que cette loi présente comme des “formes renouvelées de l’antisémitisme”. Cette notion floue est trop souvent utilisée pour faire une confusion entre l’hostilité à l’égard de l’Etat d’Israël et celle à l’égard des Juif·ves. Or, c'est précisément ce que fait la proposition de loi Yadan qui prétend dans l'exposé des motifs que “la haine antijuive se nourrit de la haine obsessionnelle à l’égard d’Israël, régulièrement délégitimé dans son existence et criminalisé”.

La notion vague des "formes renouvelées de l’antisémitisme" diffuse des amalgames entre les Juifs·ves de France et l'État d'Israël, renforçant les préjugés antisémites de "double allégeance" et renvoyant les personnes juives à un statut d'étranger·es. Cette proposition de loi confond la critique de la politique menée par les dirigeants israéliens, voire l'hostilité à l’égard de l'État d’Israël, avec la haine antijuive. Affichant un objectif de lutte contre l'antisémitisme, ce texte favorise une essentialisation raciste des Juifs·ves.

Si la critique de l'Etat d'Israël, voire l'antisionisme, peuvent en effet s’exprimer de façon antisémite, ce n’est pas systématiquement le cas - contrairement à ce que suggère l'exposé des motifs. En effet, sous le terme antisionisme, on peut comprendre aussi bien la demande de

CLARA Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme COMMUNIQUÉ LA PROPOSITION DE LOI YADAN, UN RECUL LIBERTICIDE ET CONTREPRODUCTIF POUR LA LUTTE CONTRE L'ANTISÉMITISME La lutte contre l’antisémitisme est nécessaire et légitime, d’autant plus qu’on observe une hausse très importante des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023. Mais contrairement à ses intentions affichées, la proposition de loi “visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme”, portée par la députée Caroline Yadan et soutenue par la droite, l’extrême droite et une minime partie de la gauche, vise un autre objectif. La lutte contre l’antisémitisme ne saurait être fondée sur la base de ce que cette loi présente comme des “formes renouvelées de l’antisémitisme”. Cette notion floue est trop souvent utilisée pour faire une confusion entre l’hostilité à l’égard de l’Etat d’Israël et celle à l’égard des Juif·ves. Or, c'est précisément ce que fait la proposition de loi Yadan qui prétend dans l'exposé des motifs que “la haine antijuive se nourrit de la haine obsessionnelle à l’égard d’Israël, régulièrement délégitimé dans son existence et criminalisé”. La notion vague des "formes renouvelées de l’antisémitisme" diffuse des amalgames entre les Juifs·ves de France et l'État d'Israël, renforçant les préjugés antisémites de "double allégeance" et renvoyant les personnes juives à un statut d'étranger·es. Cette proposition de loi confond la critique de la politique menée par les dirigeants israéliens, voire l'hostilité à l’égard de l'État d’Israël, avec la haine antijuive. Affichant un objectif de lutte contre l'antisémitisme, ce texte favorise une essentialisation raciste des Juifs·ves. Si la critique de l'Etat d'Israël, voire l'antisionisme, peuvent en effet s’exprimer de façon antisémite, ce n’est pas systématiquement le cas - contrairement à ce que suggère l'exposé des motifs. En effet, sous le terme antisionisme, on peut comprendre aussi bien la demande de

Par ailleurs, en limitant le droit à la condamnation de la politique d’un État, elle réduit considérablement la liberté de manifester la solidarité avec le peuple palestinien. Cette loi vise en fait la gauche et tout le mouvement social antiraciste et anticolonialiste.

Nous constatons également que cette proposition de loi ne mentionne pas la lutte contre d’autres racismes, notamment l’islamophobie, alors que les actes anti-musulmans ont cru de 88 % en 2025 d'après le ministère de l'Intérieur.

Séparer la lutte contre l'antisémitisme de la lutte contre les autres formes de racisme est un recul dangereux à un moment historique où, face à la résurgence de l'antisémitisme dans la société française, il est plus que jamais nécessaire de construire un front antiraciste commun aussi large et solidaire que possible. Or la proposition de loi Yadan sépare de facto la lutte contre l'antisémitisme du combat contre tous les racismes ; elle introduit ainsi une inégalité de traitement, et enferme les Juif·ves de France dans un isolement dangereux.

Nous nous associons également aux critiques indiquées par le bureau de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) dans sa déclaration du 21 janvier 2026 et par la Ligue des Droits de l'Homme sur l'extension de l'apologie du terrorisme à des formulations "implicites". Car quand on ajoute, pour l’apologie du terrorisme, le fait de provoquer "implicitement" des actes de terrorisme, on introduit une notion vague et laissée à l’interprétation des juges, donc dangereuse car ouvrant la porte à l'arbitraire, alors que l’apologie signifie un éloge explicite d'une personnalité ou d'une cause.

Fondée sur une analyse erronée de l’antisémitisme, acharnée à limiter la liberté d’expression et indifférente à la lutte contre tous les racismes, la proposition de loi Yadan doit être fermement condamnée. Nous appelons les député·es à la rejeter définitivement.

Par ailleurs, en limitant le droit à la condamnation de la politique d’un État, elle réduit considérablement la liberté de manifester la solidarité avec le peuple palestinien. Cette loi vise en fait la gauche et tout le mouvement social antiraciste et anticolonialiste. Nous constatons également que cette proposition de loi ne mentionne pas la lutte contre d’autres racismes, notamment l’islamophobie, alors que les actes anti-musulmans ont cru de 88 % en 2025 d'après le ministère de l'Intérieur. Séparer la lutte contre l'antisémitisme de la lutte contre les autres formes de racisme est un recul dangereux à un moment historique où, face à la résurgence de l'antisémitisme dans la société française, il est plus que jamais nécessaire de construire un front antiraciste commun aussi large et solidaire que possible. Or la proposition de loi Yadan sépare de facto la lutte contre l'antisémitisme du combat contre tous les racismes ; elle introduit ainsi une inégalité de traitement, et enferme les Juif·ves de France dans un isolement dangereux. Nous nous associons également aux critiques indiquées par le bureau de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) dans sa déclaration du 21 janvier 2026 et par la Ligue des Droits de l'Homme sur l'extension de l'apologie du terrorisme à des formulations "implicites". Car quand on ajoute, pour l’apologie du terrorisme, le fait de provoquer "implicitement" des actes de terrorisme, on introduit une notion vague et laissée à l’interprétation des juges, donc dangereuse car ouvrant la porte à l'arbitraire, alors que l’apologie signifie un éloge explicite d'une personnalité ou d'une cause. Fondée sur une analyse erronée de l’antisémitisme, acharnée à limiter la liberté d’expression et indifférente à la lutte contre tous les racismes, la proposition de loi Yadan doit être fermement condamnée. Nous appelons les député·es à la rejeter définitivement.

En tant que collectif de lutte contre l'antisémitisme et le racisme, nous nous opposons à la proposition de loi Yadan que nous jugeons contreproductive, dangereuse et liberticide. Stop aux amalgames entre antisionisme et antisémitisme. Les député·es doivent la rejeter.
#loiyadan #antisémitisme

6 days ago 7 3 0 1
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En Israël comme ailleurs : Le fascisme sème la mort, nous devons choisir la vie ! Texte co-signé par le CLARA (Collectif de Lutte Antifasciste Contre le Racisme et l'Antisémitisme) "Viva la muerte" disaient les franquistes en Espagne. Depuis ses origines, le fascisme porte en lui un projet de domination totale, un projet qui préfère la mort à l'égalité. Comme ses alter-ego en France, aux États-Unis, en Iran, en Turquie, en Russie, l'extrême droite israélienne n'y fait pas exception.

En Israël comme ailleurs : Le fascisme sème la mort, nous devons choisir la vie !

Texte co-signé par le CLARA (Collectif de Lutte Antifasciste Contre le Racisme et l'Antisémitisme) "Viva la muerte" disaient les franquistes en Espagne. Depuis ses origines, le fascisme porte en lui un projet de…

6 days ago 8 9 0 0
Affiche de mobilisation au fond sombre et texturé, avec un message en arabe et en hébreu en lettres blanches, rouges et jaunes. Le texte principal, très visible, appelle à mettre fin à la « terreur des colons ». En dessous, une phrase évoque l’arrêt du nettoyage ethnique en Cisjordanie. La date et l’heure d’un rassemblement (jeudi 16.4 à 19h30) sont indiquées, ainsi que le lieu à Tel Aviv. En bas, de nombreux logos d’organisations partenaires apparaissent, suggérant une mobilisation collective et engagée.

Affiche de mobilisation au fond sombre et texturé, avec un message en arabe et en hébreu en lettres blanches, rouges et jaunes. Le texte principal, très visible, appelle à mettre fin à la « terreur des colons ». En dessous, une phrase évoque l’arrêt du nettoyage ethnique en Cisjordanie. La date et l’heure d’un rassemblement (jeudi 16.4 à 19h30) sont indiquées, ainsi que le lieu à Tel Aviv. En bas, de nombreux logos d’organisations partenaires apparaissent, suggérant une mobilisation collective et engagée.

Israël : soutien à la manifestation du jeudi 16 avril contre le terrorisme des colons envers les Palestiniens et contre «  nettoyage ethnique » en Cisjordanie. La mobilisation est organisée par un très large collectif d’ONG, dont Standing Together, Combatants for Peace et Breaking the Silence.

6 days ago 3 1 0 2

Le nouveau premier ministre Peter Magyar doit désormais répondre à cet élan démocratique et restaurer les droits et les libertés.
#Orban #Hongrie #antifascisme #démocratie

1 week ago 3 1 0 0

 La défaite électorale cinglante de Orban est une claque infligée par les électeurs·trices hongrois·es à ses soutiens Poutine, Trump, Netanyahou et Marine Le Pen et nous encourage à lutter sans résignation contre tous les fascismes.
#Orban #Hongrie #internationaleréactionnaire #antifascisme

1 week ago 3 2 1 0

Nous appelons à lutter contre le négationnisme et la haine anti-Tutsi.
#lutte #negationnisme #haine #tutsi

2 weeks ago 3 0 0 0
Marcel Kabanda (Ibuka France) et Albert Herskowicz (CLARA) côte à côte à la commémoration

Marcel Kabanda (Ibuka France) et Albert Herskowicz (CLARA) côte à côte à la commémoration

Une foule regroupée en hommage aux victimes du génocide des Tutsi, des élu·es sont présents.

Une foule regroupée en hommage aux victimes du génocide des Tutsi, des élu·es sont présents.

Les fleurs en hommage aux victimes du génocide des Tutsi

Les fleurs en hommage aux victimes du génocide des Tutsi

Aujourd'hui nous commémorons le génocide des Tutsi au Rwanda.
Nous étions présent·es à la commémoration organisée par IbukaFrance et la ville de Paris pour rendre hommage au million de victimes de ce génocide et aux survivant·es.
#rwanda #ibukafrance #genocide #tutsi

2 weeks ago 5 6 1 0
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CLARA est une association qui entend agir
En écoutant et soutenant les personnes victimes d’antisémitisme,
d'islamophobie ou de racisme, quelle qu’en soit l’origine.
En alimentant une veille critique sur les discours politiques et médiatiques
En construisant des solidarités actives avec les associations qui luttent sur le terrain
En sensibilisant à l’histoire et aux mutations contemporaines de
l’antisémitisme et des racismes
En intervenant auprès des associations, syndicats et partis politiques de
gauche afin de les alerter sur les dérives antisémites, islamophobes, racistes
En affirmant notre indépendance vis-à-vis des partis
En interpelant systématiquement les responsables politiques ou syndicaux qui tiennent, sciemment ou non, des propos à caractère raciste, islamophobe, antisémite ou discriminatoire.
Notre horizon est celui d’une société débarrassée des oppressions liées à la race, à l’origine géographique, au genre (notamment la transphobie), à l’orientation sexuelle, à la classe, à la religion ou au handicap.
Vous partagez notre combat et nos valeurs, vous refusez la haine et
l'oppression, vous croyez à la force de la solidarité nationale ici et partout
dans le monde, rejoignez CLARA (Collectif de Lutte Antifasciste contre le
Racisme et l’Antisémitisme).
Texte approuvé lors de l’Assemblée générale constitutive de CLARA, le 9 mars 2026
Contact : Email clara-asso@proton.me

CLARA est une association qui entend agir En écoutant et soutenant les personnes victimes d’antisémitisme, d'islamophobie ou de racisme, quelle qu’en soit l’origine. En alimentant une veille critique sur les discours politiques et médiatiques En construisant des solidarités actives avec les associations qui luttent sur le terrain En sensibilisant à l’histoire et aux mutations contemporaines de l’antisémitisme et des racismes En intervenant auprès des associations, syndicats et partis politiques de gauche afin de les alerter sur les dérives antisémites, islamophobes, racistes En affirmant notre indépendance vis-à-vis des partis En interpelant systématiquement les responsables politiques ou syndicaux qui tiennent, sciemment ou non, des propos à caractère raciste, islamophobe, antisémite ou discriminatoire. Notre horizon est celui d’une société débarrassée des oppressions liées à la race, à l’origine géographique, au genre (notamment la transphobie), à l’orientation sexuelle, à la classe, à la religion ou au handicap. Vous partagez notre combat et nos valeurs, vous refusez la haine et l'oppression, vous croyez à la force de la solidarité nationale ici et partout dans le monde, rejoignez CLARA (Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme). Texte approuvé lors de l’Assemblée générale constitutive de CLARA, le 9 mars 2026 Contact : Email clara-asso@proton.me

2 weeks ago 7 2 0 0
Nous, militant·es antiracistes et antifascistes de gauche, nous rassemblons au sein du Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme (CLARA).
Notre association plurielle et indépendante, ancrée au cœur de la gauche et du mouvement social, alerte sur la très forte augmentation de la haine, des discriminations et des violences racistes et antisémites dans notre société.
Cette augmentation se déploie dans un contexte international d’extrême
droitisation des débats publics et de l’arrivée au pouvoir de dirigeants
autoritaires, suprématistes ou fascisants qui démantèlent les institutions
démocratiques de leurs pays et, pour certains, mènent des guerres d’agression et d’annexion contre d’autres peuples.
CLARA se fonde sur la nécessité de construire un combat solidaire avec
l’ensemble des forces associatives et syndicales, contre l’antisémitisme et tous les racismes, mais aussi contre toute autre forme de haine, y compris celles concernant les femmes, les personnes discriminées pour des raisons de genre, de sexualité ou de handicap. La lutte contre l’antisémitisme étant trop souvent minorée au sein de notre camp social et politique, nous voulons la faire davantage exister dans le combat antiraciste.

Un constat alarmant : la hausse des actes racistes
et antisémites se poursuit
La France connaît une montée de l'antisémitisme, notamment depuis les crimes contre l’humanité commis le 7 octobre 2023 par le Hamas et ses alliés contre des civils israéliens. En riposte à ces crimes, le gouvernement d’extrême droite d’Israël a déclenché une guerre contre le Hamas, à l’occasion de laquelle il a mené des opérations génocidaires contre les habitant·es de Gaza : destruction systématique de l’habitat et des structures de santé, famine organisée,

Nous, militant·es antiracistes et antifascistes de gauche, nous rassemblons au sein du Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l’Antisémitisme (CLARA). Notre association plurielle et indépendante, ancrée au cœur de la gauche et du mouvement social, alerte sur la très forte augmentation de la haine, des discriminations et des violences racistes et antisémites dans notre société. Cette augmentation se déploie dans un contexte international d’extrême droitisation des débats publics et de l’arrivée au pouvoir de dirigeants autoritaires, suprématistes ou fascisants qui démantèlent les institutions démocratiques de leurs pays et, pour certains, mènent des guerres d’agression et d’annexion contre d’autres peuples. CLARA se fonde sur la nécessité de construire un combat solidaire avec l’ensemble des forces associatives et syndicales, contre l’antisémitisme et tous les racismes, mais aussi contre toute autre forme de haine, y compris celles concernant les femmes, les personnes discriminées pour des raisons de genre, de sexualité ou de handicap. La lutte contre l’antisémitisme étant trop souvent minorée au sein de notre camp social et politique, nous voulons la faire davantage exister dans le combat antiraciste. Un constat alarmant : la hausse des actes racistes et antisémites se poursuit La France connaît une montée de l'antisémitisme, notamment depuis les crimes contre l’humanité commis le 7 octobre 2023 par le Hamas et ses alliés contre des civils israéliens. En riposte à ces crimes, le gouvernement d’extrême droite d’Israël a déclenché une guerre contre le Hamas, à l’occasion de laquelle il a mené des opérations génocidaires contre les habitant·es de Gaza : destruction systématique de l’habitat et des structures de santé, famine organisée,

massacres des populations civiles frappant un nombre considérable de femmes et d’enfants…
Cette poussée d’actes antisémites se manifeste, dans notre pays, sous
différentes formes : attaques et violences contre des personnes juives allant jusqu’à l’assassinat, marginalisation et mise à l’écart d’étudiant·es dans certaines universités, profanation de symboles tels que des monuments en mémoire de la Shoah.
On constate également une montée de l’islamophobie et des racismes qui se traduit par des violences, y compris des assassinats. C’est une réalité documentée et chiffrée par la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) : même si, sur le temps long, l’indice de tolérance envers les minorités a progressé dans la société, le nombre de passages à l’acte, d’atteintes aux personnes ou aux biens, d’agressions, verbales ou physiques, se multiplie, les graffitis antisémites et racistes prolifèrent. Cette réalité est douloureusement vécue par celles et ceux qui en sont les cibles.

Cette évolution a plusieurs causes :
Un discours politique aimanté par l’extrême droite
Il alimente les paniques identitaires, entretenues par des acteurs de droite et d’extrême droite, mais aussi parfois de gauche. Le soupçon est ainsi porté sur des groupes minoritaires, perçus comme des “ennemis de l’intérieur”. Cela crée des affrontements entre “Eux” et “Nous” en esquivant les questions cruciales du moment : persistance et croissance des inégalités sociales et catastrophe écologique.

Des médias extrême droitisés
La place grandissante au sein des médias de milliardaires proches de l’extrême droite favorise leur propagande, amplifie les préjugés, essentialise les minorités, et normalise les discours de haine et de rejet de l’Autre.
Des réseaux sociaux déréglés
Les principaux d’entre eux, aux mains d’oligarques ou de régimes autoritaires, favorisent la mise en avant de propos racistes, pour capturer l’attention à des fins commerciales.
Nous entendons mener le combat sur ces tro…

massacres des populations civiles frappant un nombre considérable de femmes et d’enfants… Cette poussée d’actes antisémites se manifeste, dans notre pays, sous différentes formes : attaques et violences contre des personnes juives allant jusqu’à l’assassinat, marginalisation et mise à l’écart d’étudiant·es dans certaines universités, profanation de symboles tels que des monuments en mémoire de la Shoah. On constate également une montée de l’islamophobie et des racismes qui se traduit par des violences, y compris des assassinats. C’est une réalité documentée et chiffrée par la CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme) : même si, sur le temps long, l’indice de tolérance envers les minorités a progressé dans la société, le nombre de passages à l’acte, d’atteintes aux personnes ou aux biens, d’agressions, verbales ou physiques, se multiplie, les graffitis antisémites et racistes prolifèrent. Cette réalité est douloureusement vécue par celles et ceux qui en sont les cibles. Cette évolution a plusieurs causes : Un discours politique aimanté par l’extrême droite Il alimente les paniques identitaires, entretenues par des acteurs de droite et d’extrême droite, mais aussi parfois de gauche. Le soupçon est ainsi porté sur des groupes minoritaires, perçus comme des “ennemis de l’intérieur”. Cela crée des affrontements entre “Eux” et “Nous” en esquivant les questions cruciales du moment : persistance et croissance des inégalités sociales et catastrophe écologique. Des médias extrême droitisés La place grandissante au sein des médias de milliardaires proches de l’extrême droite favorise leur propagande, amplifie les préjugés, essentialise les minorités, et normalise les discours de haine et de rejet de l’Autre. Des réseaux sociaux déréglés Les principaux d’entre eux, aux mains d’oligarques ou de régimes autoritaires, favorisent la mise en avant de propos racistes, pour capturer l’attention à des fins commerciales. Nous entendons mener le combat sur ces tro…

Nous refusons la hiérarchisation des oppressions
Nous entendons tenir compte du racisme structurel qui sévit dans nos sociétés et qui se manifeste, entre autres, par les discriminations scolaires, professionnelles et au logement, les violences policières, par la systématisation des contrôles au faciès, les persécutions des personnes migrantes sans papiers.
La droite et l’extrême droite, et les médias qui les soutiennent, tirent prétexte de la condamnation de l'antisémitisme pour justifier des discours et des politiques racistes, notamment pour stigmatiser les musulman·es de France et pour minimiser les politiques d’apartheid et de colonialisme.
Nous dénonçons la confusion entre antisémitisme et condamnation de la
violation répétée des droits humains par les gouvernements israéliens. Nous nous tenons en solidarité avec le peuple palestinien, opprimé et martyrisé, comme avec les Israélien·nes menacé·es quand ils/elles exigent la démocratie pour toutes et tous, le cessez-le-feu inconditionnel et la fin de la violence impunie des colons en Cisjordanie. Nous appelons fermement à la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid dans les territoires occupés.
Nous condamnons les stéréotypes antisémites présents dans une partie des discours actuels se réclamant de l’antisionisme. Cependant une position antisioniste ne renvoie pas en elle-même à des préjugés antisémites et ne doit pas être criminalisée en tant que telle. Nous veillons à clarifier la signification de l’utilisation de ce terme, souvent confondu avec toute critique de la politique des gouvernements israéliens.
Nous rejetons le déni et la minoration de l’antisémitisme, ainsi que son
instrumentalisation par les forces réactionnaires.
Nous alertons sur le risque, toujours présent, d’alimenter la concurrence des mémoires et la mise en opposition des différents racismes, en particulier l’antisémitisme et l’islamophobie. Dès lors, il est crucial que la lutte contre l’antisémitisme ne soit pas séparée du co…

Nous refusons la hiérarchisation des oppressions Nous entendons tenir compte du racisme structurel qui sévit dans nos sociétés et qui se manifeste, entre autres, par les discriminations scolaires, professionnelles et au logement, les violences policières, par la systématisation des contrôles au faciès, les persécutions des personnes migrantes sans papiers. La droite et l’extrême droite, et les médias qui les soutiennent, tirent prétexte de la condamnation de l'antisémitisme pour justifier des discours et des politiques racistes, notamment pour stigmatiser les musulman·es de France et pour minimiser les politiques d’apartheid et de colonialisme. Nous dénonçons la confusion entre antisémitisme et condamnation de la violation répétée des droits humains par les gouvernements israéliens. Nous nous tenons en solidarité avec le peuple palestinien, opprimé et martyrisé, comme avec les Israélien·nes menacé·es quand ils/elles exigent la démocratie pour toutes et tous, le cessez-le-feu inconditionnel et la fin de la violence impunie des colons en Cisjordanie. Nous appelons fermement à la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid dans les territoires occupés. Nous condamnons les stéréotypes antisémites présents dans une partie des discours actuels se réclamant de l’antisionisme. Cependant une position antisioniste ne renvoie pas en elle-même à des préjugés antisémites et ne doit pas être criminalisée en tant que telle. Nous veillons à clarifier la signification de l’utilisation de ce terme, souvent confondu avec toute critique de la politique des gouvernements israéliens. Nous rejetons le déni et la minoration de l’antisémitisme, ainsi que son instrumentalisation par les forces réactionnaires. Nous alertons sur le risque, toujours présent, d’alimenter la concurrence des mémoires et la mise en opposition des différents racismes, en particulier l’antisémitisme et l’islamophobie. Dès lors, il est crucial que la lutte contre l’antisémitisme ne soit pas séparée du co…

que joue la figure conspirationniste du Juif tout-puissant tirant dans l’ombre les ficelles du pouvoir, propice à cristalliser les hantises et le dérèglement des repères dans de larges secteurs des sociétés contemporaines.
Le colonialisme et ses effets constituent une source déterminante des racismes d’aujourd’hui. Pour autant, la prise en compte de cette réalité ne doit pas occulter la variété des mécanismes de la haine raciste, eux-mêmes non réductibles aux logiques coloniales et post-coloniales.
Nous combattons les tentatives de brouillage consistant à faire de l’extrême droite la protectrice des Juif·ves, de la laïcité une valeur civilisationnelle servant à exclure la minorité musulmane, de notre passé un récit qui nie les tragédies de notre histoire : colonisation, esclavage, régime de Vichy, guerre d’Algérie...
CLARA conçoit l’antifascisme non seulement comme une défense de l’État de droit contre l'extrême droite, mais aussi comme une condition de
l’émancipation de tous et toutes : de nouveaux droits, de nouvelles libertés sont à conquérir.
CLARA s’inscrit dans la convergence et la complémentarité des luttes
Nous faisons le constat du caractère intersectionnel des oppressions. Nous entendons expliquer comment s’entrecroisent les différentes logiques de domination, celles de genre, de race et de classe, pour mieux les combattre.
Notre liberté est à ce prix : nul ne sera libre tant que l'une ou l’un d'entre nous sera victime de violence ou de discrimination.

que joue la figure conspirationniste du Juif tout-puissant tirant dans l’ombre les ficelles du pouvoir, propice à cristalliser les hantises et le dérèglement des repères dans de larges secteurs des sociétés contemporaines. Le colonialisme et ses effets constituent une source déterminante des racismes d’aujourd’hui. Pour autant, la prise en compte de cette réalité ne doit pas occulter la variété des mécanismes de la haine raciste, eux-mêmes non réductibles aux logiques coloniales et post-coloniales. Nous combattons les tentatives de brouillage consistant à faire de l’extrême droite la protectrice des Juif·ves, de la laïcité une valeur civilisationnelle servant à exclure la minorité musulmane, de notre passé un récit qui nie les tragédies de notre histoire : colonisation, esclavage, régime de Vichy, guerre d’Algérie... CLARA conçoit l’antifascisme non seulement comme une défense de l’État de droit contre l'extrême droite, mais aussi comme une condition de l’émancipation de tous et toutes : de nouveaux droits, de nouvelles libertés sont à conquérir. CLARA s’inscrit dans la convergence et la complémentarité des luttes Nous faisons le constat du caractère intersectionnel des oppressions. Nous entendons expliquer comment s’entrecroisent les différentes logiques de domination, celles de genre, de race et de classe, pour mieux les combattre. Notre liberté est à ce prix : nul ne sera libre tant que l'une ou l’un d'entre nous sera victime de violence ou de discrimination.

Nous sommes CLARA, le Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l'Antisémitisme, découvrez notre manifeste complet ci-dessous :
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