Il y a 238 ans naissait Charlotte Murchison (1788-1869). Passionnée de géologie, elle pousse son mari à s'intéresser également à ce sujet d'étude. Elle se forme à la paléontologie auprès de Mary Anning.
#FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=J_o3...
Posts by Sur les épaules de géantes
Voici une nouvelle vidéo plus longue sur l'astronome Edmée Chandon, première française membre du Corps des Astronomes. Cette présentation comme pionnière efface son travail et les autres femmes travaillant dans les observatoires français.
#FemmesEnSciences
www.youtube.com/watch?v=Tiid...
Couverture du livre Guérisseuses, ces femmes de l'ombre qui ont changé l'histoire de la médecine0 de Mademoiselle Caroline et Stéphane Clerget L'image représente une femme d'Egypte antique qui tient une fiole et qui dit "De 3000 avant J-C à nos jours"
Note 5/5 Guérisseuses de Mademoiselle Caroline et Stéphane Clerget Chaque biographie est une BD de quelques pages et complétée par une double page sur le contexte et la portée des travaux de la personne. Les 20 portraits présentent un visage diversifié de l’histoire de la médecine. Ce format permet à la fois de picorer les biographies mais aussi de dépeindre l’histoire des femmes en médecine entre exclusion, combat et présence constante.
Guérisseuses, ces femmes de l'ombre qui ont changé l'histoire de la médecine de Mademoiselle Caroline et Stéphane Clerget Edition Leduc Graphic
Ce livre permet de découvrir des guérisseuses et montre que les femmes ont fait de la médecine de tout temps. A picorer sans modération !
#vendredilecture
Il y a 379 ans naissait Anna Maria Sybille Merian (1647-1717). Peintre et passionnée des insectes et de leur métamorphose, ses planches représentent des insectes en les présentant dans leur environnement, comme lors de son voyage au Suriname.
#FemmesEnSciences
www.youtube.com/watch?v=ji67...
Linocut of Sophie Germain (a young woman in with a collar with bow, under a dark dress, with a ribbon tied around her neck, long hair with centre part, half tied up with a ribbon in her hair). She is printed in dark blue with her own words about Fermat's Last Theorem in her own script carved into her hair and dress). Behind her in lavender is a grid of Chladni figures.
Happy birthday to French mathematician, physicist and philosopher Marie-Sophie Germain (1776 – 1831), known as Sophie. 🧪🧵👩🏼🔬🧮 #histsci She taught herself mathematics using books in her father’s library and by corresponding with leading mathematicians of her day, including Lagrange, Legendre and Gauss,
Pour continuer sur cet aniversaire
lejournal.cnrs.fr/articles/sop...
Découvrez en plus sur elle : www.youtube.com/watch?v=OR6P...
Il y a 250 ans naissait Sophie Germain (1776-1831), mathématicienne autodidacte. Elle doit faire face à plusieurs contraintes pour s’instruire. Elle arrivera néanmoins à se faire une place dans le monde de la recherche par quelques stratagèmes et l'aide de mathématiciens reconnus.
#FemmesEnSciences
Merci beaucoup pour ce retour qui fait chaud au cœur. Et bravo de parler d'elle (et des autres) à vos élèves.
Il y a 70 ans naissait l'informaticienne Rose Dieng-Kuntz (1956-2008). Première africaine polytechnicienne, elle a travaillé sur le web et l'IA. Elle demande à ses programmes d'expliquer leurs raisonnements. #FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=4YzK...
Il y a 70 ans mourait Irène Joliot-Curie (1897-1956). Elle a poursuivit les travaux de sa mère et s'intéresse à la radioactivité artificielle avec son époux. Et comme sa mère, elle recevra le Prix Nobel.
#FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=xYZ_...
Il y a 227 ans naissait Anna Atkins (1799-1871). Elle est la 1ère personne à avoir créé un livre de photographie avec ses cyanotypes d’algues britanniques (Photographs of British Algae). #FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=1C5G...
Il y a 260 ans mourait Jane Colden (1724 - 1766). Elle est la première femme botaniste de ce qui sera les Etats-Unis. Méthodique dans son approche, elle utilise la méthode de Linnée que son père lui a traduite. #FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=dnY8...
Couverture de la BD Lady Nazca Sur le sol du désert, on voit une spirale sur lequel une echelle en A en bois est placé. En haut de celle-ci se trouve une femme en grande robe noire qui regarde vers le ciel.
Note 4 étoiles/5 texte : Lady Nazca de Nicolas Delestret Basée sur le script du film du même nom sorti à peu près en même temps, la BD présente Maria Reiche lorsqu’elle découvre les lignes de Nazca. Ces lignes et dessins immenses exercent sur elle une fascination. Cette fascination est au cœur du travail de recherche scientifique car elle pousse les chercheureuses à poursuivre leurs travaux de longue haleine. Mais elle prend ici beaucoup de trop de place tant dans la vie Reiche que dans le récit.
Les lignes de Nazca sont dessinées dans le désert de Nazca au Pérou et représentent de grandes figures de plusieurs mètres ou des lignes de plusieurs kilomètres. Maria Reiche a consacré sa vie à leur étude. Cette BD (et le film du même noms) revient sur sa vie.
#VendrediLecture #FemmesEnSciences
Il y a 356 ans naissait Maria Winkelmann (1670-1720). Elle travaillait avec son époux Gottfried Kirch pour l’Académie royale des Sciences de Prusse. En mars 1702, elle découvre une comète. A la mort de son époux, elle demande à reprendre le post de son époux.
#FemmesEnSciences youtu.be/8YgwhdUQEUQ
Il y a 6 ans mourait la mathématicienne Katherine Johnson (1918-2020). Calculatrice à la NASA, elle a joué un rôle importante dans la conquête spatiale. Elle a été mise en avant par le livre et le film Les Figures de l'Ombre.
#FemmesEnSciences youtu.be/QplpSdxws9M
Il y a 81 ans mourait Sara Josephine Baker (1873-1945). Elle est une pionnière de la santé publique dans le quartier très pauvre. Elle cherche constamment à améliorer les conditions de vie et l'accès aux soins en tenant compte des modes de vie. #FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=e6ql...
Il y a 33 ans mourait la sismologue Inge Lehmann (1888-1993). Si le fait de travailler dans un pays peu soumis aux tremblements de Terre aurait pu être un frein à sa carrière, c’est ce qui lui a permis de comprendre la structure interne de la Terre. #FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=0Cwa...
Couverture du livre Matheuses. C'est un dessin. On voit 4 jeunes filles de dos assez diverses en taille et en couleur de peau. Elles regardes un tableau vert comme dans les salles de classe, dessus des équations, des graphiques et des schémas géométriques.
Note 4,5/5 Texte : Matheuses de Clémence Perronnet Claire Marc et Olga Paris-Romaskevich Basé sur une étude sociologique autour d’un atelier en non mixité de mathématique auprès de lycéennes, c’est un livre hybride : livre de maths, sur les maths, de sociologie, le tout avec de larges passage sous forme de bande dessinée. Le livre répond à diverses questions sur la place des filles et des femmes face aux mathématiques. Le livre fait la part belle aux propos des filles de l’atelier, il est très sourcé avec une bibliographie à la fin de chaque chapitre.
Citation : "Car en mathématiques comme ailleurs - et parfois même plus qu'ailleurs - s'exerce toujours une domination patriarcale, élitiste et raciste qui tient la majorité de la population à distance de ce qui est pourtant présenté comme la plus universelle des sciences."
Critique du livre Matheuses de Clémence Perronnet, Claire Marc et Olga Paris-Romaskevich chez CNRS Editions
Un livre clair pour réfléchir sur la place des femmes en mathématiques avec un regard sociologique.
#VendrediLecture #FemmesEnSciences
Il y a 54 ans mourait Maria Goeppert-Mayer (1906-1972), la 2e femme a recevoir le Prix Nobel de physique, 50 ans après Marie Curie. Il récompense sa découverte de la structure en couches du noyau atomique. #FemmesEnSciences www.youtube.com/watch?v=qc3S...
Joyeux anniversaire à Jennifer Doudna qui fête aujourd'hui ses 62 ans. Elle a reçu le Prix Nobel de chimie de 2020 avec Emmanuelle Charpentier pour leur découverte du mécanisme Crispr-CAS9 qui a révolutionné la recherche en génétique et en médecine #FemmesEnSciences youtu.be/3zKCMOJGOJo
Il y a 29 ans mourait la physicienne Chien-Shiung Wu (1912-1997). Elle s'intéresse à la désintégration béta. Ses expériences ont permis de confirmer la théorie de Yang et Lee (Prix Nobel en 1957). Cette exclusion de Wu a été décrié déjà à l'époque. www.youtube.com/watch?v=d281... #FemmesEnSciences
Maddi, A., Monneau, E., Guaspare-Cartron, C., Gargiulo, F., & Dubois, M. (2025). The retraction gender gap: Are mixed teams more vulnerable? Quantitative Science Studies, 6, 351–374. doi.org/10.1162/qss_...
Lerchenmueller, M. J., Sorenson, O., & Jena, A. B. (2019). Gender differences in how scientists present the importance of their research: observational study. BMJ, 367. doi.org/10.1136/bmj....
Decullier, E., & Maisonneuve, H. (2021). Retraction according to gender: A descriptive study. Accountability in Research, 30(6), 356–361. doi.org/10.1080/0898...
Bibliographie :
Alvarez-Ponce D, Batz G, Ramirez Torres L (2026) Biomedical and life science articles by female researchers spend longer under review. PLoS Biol 24(1): e3003574. doi.org/10.1371/jour...
Après publication, les articles peuvent être retirer pour diverses raisons, on parle alors de rétractions. Parmi les raisons, il y a le plagiat, des erreurs, la fraude, un résultat n’étant plus à jour dans un domaine évoluant très vite… Si les taux de rétraction semblent similaire entre homme et femme, les raisons divergent selon le genre lea premier·e auteurice. Pour les hommes, c’est principalement pour fraude ou plagiat et pour les femmes des erreurs. Tableau : Raison de la rétraction Fraude, femmes 19%, hommes 33,8% Erreurs/données inconsistantes, femmes 40,5%, hommes 18,3% Plagiat, femmes 9,5%, hommes 25,4% Autres, femmes 31%, hommes 22,5% Source : Decullier, E., & Maisonneuve, H. (2021). Retraction according to gender: A descriptive study. Accountability in Research, 30(6), 356–361. [https://doi.org/10.1080/08989621.2021.1988576](https://doi.org/10.1080/08989621.2021.1988576)
Ces différences pourraient s’expliquer par des différences genrées dans l’ambition et les objectifs de carrières ou l’éducation genré à la moralité. Il est aussi possible que les fraudes des femmes seraient moins visible à cause de stéréotypes de genres sur l’évaluation de leur travail ou par leurs tendances à plus s’excuser. Dans le cas d’articles écrit par une équipe, plus une équipe est grande moins les articles risquent d’être rétracté. Probablement parce le nombre de personnes impliquées permet une meilleure auto-régulation des auteurices. Mais au contraire, les plus petites équipes (de 3 à 10 auteurices) mixtes sont les plus à risque de voir leurs articles rétractés. Cela s’expliquerait par une plus grande complexité pour garantir l’intégrité des données, le maintien de normes (en particulier éthique) cohérentes dans l’équipe.
Ces résultats ne sont qu’une partie des travaux sur le genre et les publications scientifiques.
Or il a été observé en économie puis en recherche médicale et en sciences de la vie que le temps de révision était plus long pour les articles dont le premier auteur (aka la principale personne qui a effectué le travail) est une femme. Ainsi en recherche médicale et en sciences de la vie, le temps de révision augmente de : - 7,4% pour les articles ayant une femme comme 1ère autrice - 12,7% si lea correspondant (la personne a contacté pour avoir des informations complémentaire sur la recherche) est une femme - 14,6% quand la 1ère autrice et la correspondante sont des femmes - 10% pour une équipe entièrement féminine Si cette différence peut sembler peut importante, sur une carrière, ça commence à faire du temps. Après 50 articles, ça fait une différence en moyenne de 350 à 750 jours d’attente de révisions avant la publication. Source : Alvarez-Ponce D, Batz G, Ramirez Torres L (2026) Biomedical and life science articles by female researchers spend longer under review. PLoS Biol 24(1): e3003574. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.3003574
Si cette différence n’explique pas à elle toute seule la différence du nombre de publications des chercheuses par rapport à leurs collègues masculins. De même cette différence n’est pas observée dans tous les domaines de recherche mais dans la grande majorité voir même parfois une tendance inverse. Cela montre que cette différence de temps n’est pas inévitable. Enfin la différence dans le temps de révision la plus importante trouvée par les chercheurs n’est pas lié au genre mais à l’origine géographique des auteurices. En effet, si ces derniers proviennent de pays avec un faible PIB alors les temps de révisions explosent indépendamment de leur genre. Là encore plusieurs explications peuvent être avancé, à commencer par une mauvaise maitrise de l’anglais, langue de la majorité des publications scientifiques. Si les éditeurs et les reviewers peuvent avoir des biais sexistes, les autrices semblent aussi prendre plus de temps pour réécrire leurs articles. Ces réécritures demandent de nouvelles révisions ce qui rallongent le temps de review et permet également une évaluation plus rigoureuse.
Ces réécritures semblent également permettre aux chercheuses d’apprendre à écrire des articles plus lisibles. En effet, les femmes scientifiques ayant plus d’expérience (autrice de correspondance) publient des résumés statistiquement plus lisible. Alors que la lisibilité est similaire pour les jeunes auteurices quelque soit leur genre. Cette différence d’écriture se retrouve aussi dans la façon de mettre en avant (ou non) les résultats de l’articles dans le résumé. Si pour les articles dans des revues peu prestigieuse, il n’y a pas de différence. Les femmes ont tendance à ne pas utiliser de vocabulaire valorisant pour parler de leur résultat dans les articles publiés dans les revues les plus prestigieuses. Or ces articles sont ceux qui impactent le plus la carrière des chercheureuses. Le fait de ne pas mettre ainsi en avant leurs résultats a pour conséquence moins de citations de leur travail, un critère important d’évaluation de l’importance d’une découverte et donc du travail des scientifiques.
Les temps de révisions sont souvent plus long quand ce sont des autrices qui les écrivent.
Image de titre : Genre et articles scientifiques un dessin représente une femme avec des cheveux longs et des lunette tranquillement en train d'écrire à côté d'un microscope.
Le 11 février est la Journée Internationale des Femmes et des Filles de science, portée par l’UNESCO. Le but est de favoriser et accroître la participation des femmes et des filles dans les domaines scientifiques. Il est assez connu que plus on monte dans les échelons de la recherche scientifique et moins il y a de femmes. Il y a plusieurs raisons qui peuvent expliquer ce phénomène. Et les étudier est important pour pouvoir les combattre ou les compenser. Cette année, je m’intéresse juste à un point particulier mais central dans la carrière des chercheur·euses : l’article scientifique.
La première différence entre chercheurs et chercheuses observé est que les chercheuses publient en moyenne 20% d’articles en moins que leurs collègues. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette différence comme souvent plus de charges administrative et d’enseignement ou un financement plus faible de leurs recherches… Mais d’autres effets plus insidieux sont observé tout le long de la vie d’un article scientifique. Ce post va surtout s’intéresser aux différences dans leurs évaluation à différentes étapes : - dans le temps de révision (moment entre un article est proposé à une revue et sa publication), - dans le nombre de citation, - dans les rétractations des articles (quand un article est retiré d’une revue car ne correspondant pas/plus aux standards des sciences).
L’article est le principal moyen de communiquer les avancées scientifique à la communité. Il permet d’intégrer la nouvelle connaissance dans la somme des connaissances déjà existantes, d’expliquer la méthode utilisé et donner les résultats bruts. Bref tout le cheminement scientifique. Avant sa publication, la revue doit s’assurer que l’article est de bonne qualité. Cette étape est effectué par des chercheur·euses spécialistes du domaine de la recherche (bénévolement). C’est l’évaluation par les paires ou peer-review et c’est essentielle à la robustesse des connaissances scientifiques. Pendant cette étape, il est possible que les reviewers demandent des réécritures, des travaux et/ou des informations complémentaires… Ces demandes vont jouer sur le temps de révision.
Le 11 février est la Journée Internationale des Femmes et des Filles de science, portée par l’UNESCO. Cette année, je vous propose d'explorer quelques différences observés autour de la publication d'articles scientifiques selon le genre des auteurices.
#FemmesEnSciences
Découvrez en plus sur elle : www.youtube.com/watch?v=rBPW...