6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la note blanche de la direction générale de la sécurité intérieure du 22 octobre 2022 qui reprend les conclusions de l'enquête de sécurité menée sur la demande d'habilitation de Mme L pour les fonctions de conseiller politique à l'ambassade de France en République démocratique du Congo, que le refus d'habilitation opposé à Mme L est motivé par les circonstances que l'intéressée, de nationalité franco-russe, a fait l'objet, dès son entrée au ministère des affaires étrangères, d'une approche par un diplomate russe en poste à Paris, ce qui a conduit Mme L, qui a elle-même estimé avoir fait l'objet d'une approche par un service de renseignements étranger, à alerter oralement sa hiérarchie, sans rédiger de compte-rendu, mais qu'en dépit du risque détecté, elle a revu ce ressortissant russe, en dehors des locaux du ministère. (...) a expliqué par courriel avoir également reçu, avec son mari, ce troisième ressortissant russe chez elle, à deux reprises, et l'avoir invité à son mariage en 2018. Il est précisé que ni cette relation personnelle, ni la seconde approche n'ont été déclarées par Mme L dans sa notice individuelle de sécurité alors pourtant que ce document oblige les candidats à l'habilitation à déclarer leurs relations suivies avec des ressortissants étrangers et les approches de la part de services de renseignement étrangers dont ils font l'objet. Eu égard à ces éléments, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères fait valoir que l'enquête de sécurité a conclu que Mme L était connue des services de renseignement russes et qu'il n'était pas exclu qu'elle puisse continuer à faire l'objet d'un ciblage aux fins d'approche et de recrutement, la plaçant de fait dans une situation objective de vulnérabilité accentuée par sa double nationalité française et russe. En outre, l'avis défavorable a également été motivé par des éléments non communicables classifiés qui n'ont pas pu être évoqués dans la note. (...)
Risque d'espionnage : Changer l'affectation d'une diplomate (initialement à Kinshasa) n'est pas illégal.
Car son habilitation « très secret » a été retirée pour risque de ciblage & de recrutement par les services de renseignement russes.
Sa « vulnérabilité » justifie la mesure.
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