La question prioritaire de constitutionnalité soulevée par l'Union des droites pour la République (UDR) met en cause la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des dispositions du premier alinéa de l'article 9-1 de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, dans sa rédaction résultant de la loi du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, aux termes duquel : " Lorsque, pour un parti ou un groupement politique, l'écart entre le nombre de candidats de chaque sexe ayant déclaré se rattacher à ce parti ou groupement, lors du dernier renouvellement général de l'Assemblée nationale, conformément au cinquième alinéa de l'article 9, dépasse 2 % du nombre total de ces candidats, le montant de la première fraction qui lui est attribué en application des articles 8 et 9 est diminué d'un pourcentage égal à 150 % de cet écart rapporté au nombre total de ces candidats, sans que cette diminution puisse excéder le montant total de la première fraction de l'aide ". Ces dispositions sont applicables au litige et n'ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision rendue par le Conseil constitutionnel. Le moyen tiré de ce qu'elles porteraient atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution, et notamment à l'article 4 de la Constitution, soulève une question présentant un caractère sérieux. Par suite, il y a lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité soulevée.
Parité : Le Conseil d'Etat transmet au Conseil constitutionnel une QPC sur les pénalités infligées aux partis pour non-respect de la parité femmes/hommes.
QPC posée par l'UDR (parti d'Eric Ciotti).
Lequel n'a présenté, en 2024, que 11 femmes contre 52 hommes (d'où 1,3 millions d'€ de pénalités).