Photo de la première de couverture du livre Porkopolis. La vie standardisée à l’ère des fermes-usines, d’Alex Blanchette. L’ouvrage a été traduit de l’anglais par Valentine Leÿs et préfacé par François Thoreau.
Extrait du chapitre 4, page 184 : « Blanchette a travaillé à Dixon pendant plusieurs années. Concrètement. Il a travaillé avec les porcs, avec les truies, en première ligne, et partagé le quotidien des ouvrières et ouvriers – la majorité étant des personnes immigrées, mais également des cadres – la majorité étant des blancs. […] Bref, Blanchette a vécu dans l’épaisseur informelle de ce qui rythme le quotidien d’un·e travailleur·se de l’industrie porcine, à Dover Foods ou à Berkamp Meat. »
Sommaire : préface de François Thoreau, page 9. Remerciements, page 29. Avant-propos, Regarder les porcs regarder les travailleurs, page 35. Introduction, La « ferme-usine », page 39. Partie 1, Verrat : chapitre 1, Les mouches Dover, page 87. Chapitre 2, Le troupeau, biosécurité intime et travail post-humain, page 104. Partie 2, Truie : chapitre 3, Somos puercos, page 147. Chapitre 4, Stimulation, des instincts en production, page 168. Partie 3, Cochon de boucherie : chapitre 5, Lutalyse, page 213. Chapitre 6, Soigneur, amour, muscle et chétivité industrielle, page 236. Partie 4, Carcasse : chapitre 7, Miss Wicked, page 277. Chapitre 8, Système biologique, le rodage dans l’ère industrielle tardive, page 292. Partie 5, Viscères : chapitre 9, Peut-être un peu de sang, mais surtout de la graisse, page 329. Chapitre 10, Cycle de vie, utiliser l’espèce porcine dans sa totalité, page 341. Épilogue, (Dés)industrialiser le monde, page 379. Bibliographie, page 389.
Photo de la quatrième de couverture : L’essor de l’élevage industriel a radicalement transformé la relation des humains avec ce qu’ils mangent ; et la volonté d’optimiser la production de viande a engendré un monde nouveau : celui de la ferme-usine. Ici, on rêve d’une production affranchie des contraintes du milieu dans lequel elle est réalisée, capable de déposséder les différentes entités qu’elle enrôle de tout ce qui peut faire obstacle à la concentration du capital.
Brossant le portrait d’une ville anonyme totalement vouée à la production de porcs dont le moindre gramme doit être utilisé, Alex Blanchette met en évidence la violence à l’œuvre dans la réalisation d’un tel projet, les errements d’une standardisation toujours plus poussée des corps, les limites de la reconfiguration des milieux, des écologies et des relations. Si son ethnographie de la Porkopolis est vertigineuse, il ne cède en rien à la résignation. En décrivant la dégradation des vies humaines et animales, les communautés de destin des humains et des non-humains qui s’affairent dans les fermes-usines, il nous donne autant de prises pour penser (et lutter contre) les reconfigurations du travail et des rapports entre êtres vivants au sein du capitalisme industriel.
À retrouver dans toutes les librairies depuis le 6 mars 🤩
🐖🏘️ Porkopolis. La vie standardisée à l’ère des fermes-usines, d’Alex Blanchette
❤️🔥 Traduit par Valentine Leÿs
💌 Préfacé par François Thoreau
🔬 Collection Savoirs Situés (@charlottebrives.bsky.social)
💸🔗 placedeslibraires.fr/livre/978235...