Hier soir, le monde de la culture français reprenait espoir.
Posts by QuotaClimat ⏱
La liberté éditoriale est encore défendue avec force, et cette vigueur laisse présager qu’un tel rapport de force puisse aussi exister dans le monde des médias.
Or, la rentabilité est l’un des piliers de l’empire Bolloré.
Car, qu’est-ce qu’une maison d’édition sans ses auteurs ?
Son licenciement par Bolloré n’est pas traité comme l’énième coup porté au pluralisme, en encaissant. Mais comme la goutte d’eau qui transforme une décision à portée idéologique en problème de rentabilité.
Du dire de nombreux auteurs, ce pluralisme était largement attribuable à la patte de Olivier Nora.
Malgré son actionnariat, Grasset était parvenu à rassembler large, des auteurs s’étalant sur un large spectre idéologique.
Sur les 24 prix littéraires majeurs récoltés par l'éditeur depuis 2015 (c’est à dire, les meilleures ventes), les deux tiers ont été écrits par des auteurs ayant annoncé leur départ.
Il faut mesurer ce qu’il se passe chez Grasset : 150 auteurs ont annoncé leur départ depuis hier soir.
Une onde de choc secoue le monde de la culture : un rapport de force inédit s’exerce enfin contre la prise de contrôle éditoriale de Bolloré.
Article : lnkd.in/eTSeFGgN
Notamment lorsque les mobilités moins polluantes gagnent en accessibilité sociale à l’aune de la crise énergétique actuelle.
Ce cadrage distance la mesure d’un enjeu partisan, pour replacer sa raison d’être dans le champ de la rationalité économique. Parfois, il faut ça, pour dépolariser.
Cette décision "expose la France à de nouvelles condamnations juridiques et à des amendes records" selon l’ONG Respire.
L’inaction nous coûte, car le manque de protection de la santé des populations est sanctionné à l’échelle européenne.
D’où l’enjeu juridique : la France a déjà été condamnée à une astreinte de 10 millions d’euros par semestre pour insuffisance d’actions contre la pollution de l’air.
La pollution de l’air est responsable de 239 000 morts prématurés par an dans l’Union européenne.
Mais les dépassements des seuils de pollution, et problèmes sanitaires associés, persistent en France.
Selon Atmo France, à Lyon, les émissions d’oxydes d’azote liées au trafic routier ont baissé de 17% entre 2018 et 2021 dans le périmètre concerné. À Londres, de 44% depuis la mise en place du dispositif en 2019.
En termes de pollution de l’air, elles fonctionnent.
RTL l’explique : ce n’est pas un particularisme français. Ces zones s’inscrivent dans une dynamique européenne plus large : “le continent compte aujourd’hui plus de 300 zones de ce type, de Milan à Londres, en passant par Cologne ou Varsovie”.
Nous revenions ici sur la définition du dispositif et son fonctionnement, suite à l’intervention limpide de Léo Cohen sur “C ce soir” : lnkd.in/evfSxFPM
Mises en place en France à partir de 2019, les ZFE visaient à limiter la circulation des véhicules les plus polluants, notamment dans les grandes villes.
Il entérine notamment la suppression des Zones à Faibles Émissions - mesure contestée depuis de nombreuses années, mais surtout ces derniers mois.
Le projet de loi de "simplification de la vie économique" a été adopté définitivement par le Sénat, à 224 voix contre 100 ce mercredi, au lendemain de son adoption à l’Assemblée nationale.
Hier, le Sénat a confirmé la suppression des ZFE. Beaucoup de médias l’ont annoncé. Mais (très) peu expliquent comme RTL, que cette suppression est un risque non seulement sanitaire mais aussi économique ET juridique pour la France.
Reportage de France Télévisions signé Siegrid Piérard de Misouard, Maxence Petitjean, Alexandra Da Silva, diffusé au JT de 13H, 12 avril 2026.
Comparer un billet de train à l’essence et péage d’un trajet voiture revient à opposer un prix d’usage visible à un système de coûts largement invisibles - mais bien réels.
- Les externalités négatives de la voiture sont également passées sous silence : pollution de l’air, impacts sanitaires associés, émissions de gaz à effet de serre…
- Les coûts globaux de la voiture sont invisibilisés : assurance, stationnement, entretien… des coûts souvent sous-estimés par les automobilistes au moment de faire leurs choix.