Au Salon du Livre aujourd’hui pour parler non pas d’IA (surtout pas) mais de ❤️ traduction humaine ❤️
Posts by Rose Labourie
Le Salon du Livre arrive en fin de semaine ! Voici une sélection d’événements mettant la traduction à l’honneur 📚
Un bon rappel du fait que le recours à l’IA n’est pas une fatalité mais un CHOIX fait par des humains qui pourraient aussi bien prendre un autre chemin moins néfaste et destructeur
« Il lui est aussi arrivé de faire n’importe quoi, comme – à la demande d’un festival – d’adapter "En attendant Godot" en klingon, cette langue des cruels extraterrestres dans "Star Trek". »
« L’Anomalie » d’Hervé Le Tellier : l’auteur Victor Miesel gagne sa croûte en traduisant et a connu un coup de foudre aux Assises d’Arles. #latraductionenlittérature
Nous parlerons de tout cela, et de d’autres choses encore, jeudi prochain au Goethe-Institut Paris, en présence de Mirrianne Mahn, de Gladys Marivat et de Natasha A. Kelly. Merci à Léa Marty et à Raphaëlle Liebaert des éditions Stock pour leur confiance 💜
C’était pour moi l’occasion de renouer avec des questionnements qui me sont familiers depuis le « Hêtre pourpre » : celui de la légitimité en traduction, de l’inévitabilité d’un point de vue situé, de la nécessité redoublée de peser ses mots face à certains sujets.
Ce voyage qui a tout de l’initiation traite à la fois du tiraillement entre deux cultures, de l’expérience du racisme ordinaire, du rapport à la maternité, du cheminement vers le féminisme et de la trajectoire individuelle d’une femme qui se retrouve en retrouvant la terre de ses ancêtres.
« Issa » est le premier roman de Mirrianne Mahn, connue en Allemagne pour son engagement politique. Ce récit partiellement autobiographique se déroule au Cameroun, pays natal de l’héroïne qu’elle redécouvre sur le tard, après avoir grandi en Allemagne, alors qu’elle attend son premier enfant.
Kaleb Erdmann à la Maison Heinrich Heine ce soir pour parler de sa formidable « Ausweichschule » – à paraître en français en 2027 👀
C’est un roman inclassable, astucieux et jubilatoire, dont je vous recommande chaudement la lecture. Un grand merci à Juliette Lambron et Annabelle Garnaud pour leur confiance et pour leurs relectures affûtées !
Autant de personnages improbables dont les trajectoires se croisent et se recroisent à l’envi, le tout saupoudré d’une pincée de trompe-l’œil à la Escher et de « Wiener Schmäh » (cette ironie typiquement viennoise et donc parfaitement intraduisible).
On croise un peu de tout au fil de ses pages : un obsédé des puzzles, un mafioso en cavale, un électricien trop consciencieux pour être honnête, une oratrice funéraire vaguement pimbêche sur les bords, une ado prête à tout pour faire enrager ses parents…
Car il y a du polar – voire du thriller – dans « Court-circuit », même si on ne saurait cantonner ce récit à un seul genre littéraire. La plume alerte de Wolf Haas était un délice à traduire, et si ses jeux de mots m’ont donné des sueurs froides, je me suis énormément amusée en traduisant ce texte.
Début mars, « Court-circuit » de Wolf Haas, traduit par votre serviteuse, a paru chez Flammarion ! Double joie : celle de retrouver la maison d’édition qui a accompagné mes premiers pas de traductrice et celle de sortir un peu de mes sentiers battus pour m’aventurer sur les terres du roman policier.
Parler de traduction, c’est toucher au cœur palpitant de la littérature 💓
On le sait depuis longtemps, mais c’est désormais flagrant, et notamment parce que le grand public en redemande : les maisons d’édition, librairies, bibliothèques, festivals, instituts culturels… ont tout à gagner à mettre les traducteurices en avant.
Le 17 avril au Festival du Livre de Paris ! Il ne sera pas question d’IA (non non non) mais de traduction humaine, ce qui est nettement plus intéressant, et notamment de tout ce que les traducteurices peuvent apporter au monde du livre dans son ensemble.
Ce sera le jeudi 2 avril au Goethe-Institut Paris, avec votre serviteuse : www.goethe.de/ins/fr/fr/st...
Le futur, qu'on vous dit! Merci @mediapart.fr Les traducteurs d’Arte dénoncent la destruction de leur métier par l’IA
www.mediapart.fr/journal/econ...
RDV dans 15 jours à la librairie La Zone (dans le 14e) 🤗
Les « langues de feu » de Claire Tabouret au Grand Palais 🔥
Vue du lac Léman depuis Lausanne
« Devant eux se trouvaient Zurich, le lac, les cygnes immaculés et les montagnes enneigées. » (« Lázár » de Nelio Biedermann, à paraître chez Belfond à la rentrée prochaine)
C’est de la bonne came 👌 Et pour les anthologies à partir de 1990, je n’ai malheureusement pas de références à conseiller
En bonne snob je me sers beaucoup de l’Anthologie bilingue de la poésie allemande de la Pléiade, qui va jusqu’aux années 1990
IA et traduction : un danger “pour toute la chaîne du savoir”
Marie Van Effenterre, traductrice en sciences sociales et en littérature, explique en quoi son travail ne saurait s’accommoder du recours à l’IA.
www.telerama.fr/debats-repor... (Abonné.e.s)
Le Sénat refuse la proposition de loi sur la continuité des revenus pour les artistes auteur - le dessin de Bobika