Un immense monstre marin jaillit du mur, couvert d’écailles, doté de grandes nageoires et d’une queue noueuse, la gueule grande ouverte, parsemée de molaires carrées et de canines acérées comme celles d’un hippopotame. Ses yeux écarquillés fixent le ciel et son palais rouge est visible dans la cavité de sa mâchoire ouverte. Autour de sa bouche sont assis, miraculeusement suspendus dans les airs, les quatre évangélistes vêtus de robes d’or. Des crânes humains gisent sur son museau, à côté d’une figure extraordinaire, squelette d’un côté et chair de l’autre, s’élevant vers le haut. Des figures et des nuages tourbillonnent plus haut vers un soleil au sommet où le Christ ressuscité se tient triomphant.
Il y a en Pologne et plus largement en Europe centrale une tradition, relevée par l'historienne de l'art Magdalena Łanuszka, de chaire baroques en forme de baleine dans certaines églises.
C'est assez incroyable.
Exemple dans l'église Saints-Pierre-et-Paul de Duszniki-Zdrój en Basse-Silésie
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