Mes sources :
Posts by Lebrun_compte_fan
C'est une très bonne performance (+2 points) pour ce double, mais c'est finalement assez snobé par le journal de la FFTT qui préfère se concentrer sur le Japon, qui a gagné le simple homme (Ichiro Ogimura) et le par équipe hommes et femmes, et sur leur prise porte-plume.
Ils échouent en finale 0-3 (15-21 ; 11-21 ; 10-21) contre Dolinar/Harangozo (YUG).
Dolinar, 13e mondial, a remporté deux médailles en simple aux mondiaux dans sa carrière, et 4 en tout.
Harangazo, 12e mondial, a remporté trois autres médailles dans sa carrière aux mondiaux.
En seizième, ils gagnent contre Carrington/Hunt (Grande-Bretagne). Carrington avait gagné deux médailles avec Leach (🥈en 1947 et🥉en 1952).
En huitième, ils battent 3-2 (21-19 ; 13-21 ; 21-19 ; 11-21 ; 21-17) contre Bergmann (2ᵉ mondial)/Leach (Angleterre), que j'ai déjà présenté auparavant.
Michel Haguenauer (1916-2000), 38 ans, obtient la 🥈 avec Barna, 43 ans, mais gagne aussi la coupe du Jubilé (img 2).
En soixante-quatrième, ils battent Jennings/Hodge (Australie), pour la première de l'Australie aux mondiaux de ping.
En trente-deuxième, ils battent Frew/Dunn (Nouvelle-Zélande).
Il joue alors avec une plaque de platine sur son avant-bras.
Alors que Barna (1911-1972), d'origine juive, est né et a vécu en Hongrie, il s'engage avec l'armée britannique pendant la 2de Guerre mondiale. En 1952, après s'être installé à Londres, il obtient la nationalité anglaise.
Ma Long, considéré unanimement comme le GOAT du ping, a gagné 3 mondiaux en simple, Viktor Barna en a gagné 5 (à l'époque, c'était tous les ans, mais quand même).
Après son titre en 1930 et ses 4 titres d'affilée entre 1932 et 1935, il subit un grave accident de voiture.
Aucune médaille en 1953, c'est en 1954, aux championnats du monde de Londres, par l'intermédiaire de Michel Haguenauer, que la France retrouve le goût du métal.
"Le vieux lion", octuple champion de France, décide de se mettre en double avec la légende hongroise Viktor Barna (Hongrie).
Je considère donc les parcours des deux Français comme des très bons résultats, mais pas comme des exploits (+2 pts pour Amouretti et Roothooft)
On peut voir quelques images des championnats du monde 1952 dans cette vidéo racontant l'histoire de Satoh :
www.youtube.com/watch?si=Pwy...
Malgré tout, cet exploit est à relativiser pour deux raisons :
- l'absence des Tchèques et des Yougoslaves
- un tirage au sort de fait déséquilibré qui a fait que les quarts des Français étaient plutôt faciles alors qu'ils avaient eu des adversaires compliqués en huitième
Revenons-en à nos deux Français.
Ces deux médailles sont historiques, c'est la dernière fois au XXe siècle que deux médailles sont remportées lors d’une même édition et c'est la seule fois de l'histoire que la France remporte deux médailles en simple homme dans une même édition.
Cette raquette lui permettait de mettre beaucoup plus de puissance et d'effets dans la balle que les raquettes à picots classiques.
En 1959, ces raquettes sont interdites après des plaintes de joueurs européens.
Les revêtements doivent dorénavant avoir une épaisseur de 2 mm maxi.
En quart, il gagne facilement 3-0 (21-16 ; 21-12 ; 21-9) contre Paul Rosa Duque (Portugal).
En demi, il perd 0-3 (19-21 ; 15-21 ; 19-21) contre Hirôji Satoh (Japon) qui devient ensuite champion du monde.
Satoh gagne notamment grâce à sa raquette mousse très épaisse, inédite à l'époque.
En huitième, il bat 3-1 (18-21 ; 21-17 ; 22-20 ; 21-17) Norikazu Fuji (Japon), champion du monde en doubles hommes lors de cette édition et 5 fois champion du Japon en simple.
Pourtant, au tour précédent, le "Cannonball" avait éliminé Bergmann (Angleterre), 4 fois champion du monde en simple.
En soixante-quatrième de finale, Roothooft, 23 ans, bat 3-0 Poh Ying (Singapour).
En trente-deuxième de finale, il bat 3-0 Antas (Portugal).
En seizième, il bat 3-1 Szepezi (Hongrie), champion du monde par équipe dans cette édition.
Amouretti n'est pas le seul sur le podium cette année-là, Roothooft l'accompagne.
René Roothooft (1929-2024) a été trois fois champion de France individuel. À la suite de ces mondiaux, il se classe 4ᵉ mondial, devenant ainsi le premier Français à rentrer dans le top 5 mondial.
L'équipe qui fera le plus sensation sur ces mondiaux est le Japon.
En effet, le Japon fait une véritable razzia (équipe, simple et double hommes et doubles femmes) pour leur première participation aux mondiaux alors que seulement trois joueurs et deux joueuses y participaient.
En demi, il est battu 0-3 (19-21 ; 14-21 ; 10-21) par Joseph Koczian (🇭🇺), 5ᵉ mondial et double champion du monde par équipe (1949 et 1952), qui avait déjà battu le Français Michel Lanskoy, triple médaillé de bronze par équipe, en quart de finale.
En huitième, il bat 3-1 (21-13 ; 10-21 ; 21-9 ; 21-15) Johnny Leach (Angleterre), alors 1ᵉʳ mondial et champion du monde 1949 et 1951.
En quart, il bat 3-0 (21-19 ; 21-9 ; 21-13) Douglas Cartland (États-Unis), alors 14e mondial et médaillé de bronze en double hommes sur cette édition.
En soixante-quatrième de finale, Amouretti, 27 ans, bat 3-0 Sahey (Inde).
En trente-deuxième, il bat 3-0 Gonsalvés (Macao, alors colonie portugaise).
En seizième, il bat 3-1 Uttam Chandarana (Inde), 4 fois champion de l'Inde et considéré comme un des meilleurs pongistes indiens de tous les temps.
L'édition de 1952 est marquée par l'absence de dernière minute des joueurs yougoslaves et tchèques pour des raisons logistiques.
Sur les 14 meilleurs joueurs en 1951, la moitié sont Tchèques ou Yougoslaves, dont 4 dans le top 10, leurs absences sont donc à prendre en compte.
Guy Amouretti (1925-2011), 7 fois champion de France individuel entre 1944 et 1959 et triple médaillé aux championnats du monde par équipe (🥈 en 1948 et 🥉 en 1947 et 1953), était réputé être un joueur très sympathique, qui n'a jamais vraiment arrêté de jouer au ping.
J'avais fini mon thread la dernière fois sur la demi-finale du défenseur Guy Amouretti en 1948.
On le retrouve en 1952 à Bombay, en Inde, où il parvient une nouvelle fois, après trois années de disette, à remporter une médaille de bronze.
J'ai déjà sorti la partie 1 sur la période allant de 1926 à 1948 : bsky.app/profile/lebr...
Dans les médias et sur les réseaux sociaux, certains parlent de championnats du monde décevants pour l'équipe de France, d'autres de mondiaux historiques.
Si on suit l'histoire des championnats du monde, où peut-on les placer ?
Partie 2 du thread (1948-1954) ⬇️
Mes sources :
Il a réussi à éliminer celui qui est ensuite champion du monde en 1949 Johnny Leach.
Frantisek Tokar est aussi un excellent joueur, qui gagne aux mondiaux 1949 le double hommes avec Andreadis.
C'est pour cela que je considère son parcours comme un exploit (+3 pts).
En quart, il gagne 3-0 (22-20 ; 21-14 ; 21-14) contre Tokar (Tchéquie).
En demi, il perd 1-3 (21-16 ; 12-21 ; 12-21 ; 15-21) contre Vana (Tchéquie), champion du monde 1947.
En trente-deuxième de finale, Amouretti gagne 3-1 (21-18 ; 21-16 ; 18-21 ; 23-21) contre Du Buy (Pays-Bas).
En seizième, Amouretti gagne 3-0 (21-14 ; 21-14 ; 21-16) contre Bednar (Autriche).
En huitième, Amouretti gagne 3-2 (21-13/14 ; 20-22 ; 21-15 ; 13-21 ; 21-12) contre Leach (Angleterre).
Cette médaille de bronze dans les derniers championnats du monde avant la guerre est la dernière médaille dans des mondiaux pour Raoul Bédoc.
Pour la deuxième édition après la guerre, en 1948, à Wembley, en Angleterre, c'est cette fois-ci Guy Amouretti qui fait le bonheur de l'équipe de France.