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Posts by Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie

Résumé préparé par Erik Adans-Dester (stagiaire, UCLouvain).

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Cette dalle apparaît ainsi comme un véritable outil de construction mémorielle et identitaire. Elle met en scène à la fois les origines grecques de la famille et son intégration réussie dans la société française. Les Bissipat y affirment donc une double appartenance, entre héritage et assimilation.

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La volonté ayant présidé à la construction de cette dalle semble de nature identitaire. Il s’agissait de montrer, de manière ostentatoire, une intégration sociale réussie.

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Les armoiries familiales figurées sur la dalle présentent néanmoins des croix d’inspiration orthodoxe.

Les origines grecques de la famille ne sont donc pas cachées. Le surnom de Jean, « le Grec », est d’ailleurs mentionné sur la dalle.

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L’épitaphe est en français, comme la majorité des épitaphes au XVe siècle. Cependant, cela peut aussi refléter une volonté de montrer que la famille est assimilée aux mœurs françaises. La figuration d’éléments architecturaux gothiques sur la dalle va également dans ce sens.

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À travers la représentation de ces six saints s’exprime le cheminement spirituel (de la religion orthodoxe au christianisme latin) et géographique (de l’Orient à l’Occident) de Georges.

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Ainsi, André est une référence au monde grec d’où vient Georges. Paul symbolise la conversion, Jean-Baptiste le baptême. Jacques, saint des pèlerins, symbolise le voyage vers l’Occident. Jean symbolise la fidélité à Dieu et Pierre, premier évêque de Rome, symbolise l’Église chrétienne romaine.

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On retrouve également sur cette dalle la représentation de six saints : saint André, saint Paul, saint Jean-Baptiste, saint Jacques, saint Jean et saint Pierre. L’ordre des saints figurés semble exprimer un récit biographique : celui de Georges.

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Sur cette dalle, les deux frères sont représentés : Jean en chevalier et Charles en écolier. Cette dalle exprime iconographiquement une hiérarchie mémorielle en faveur de Jean, qui se trouve à dextre de la dalle.

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À travers l’étude de cette œuvre, l’A. cherche à montrer comment l’art funéraire peut servir à construire la mémoire d’une famille et comment une famille étrangère peut utiliser l’art pour s’intégrer au corps social français de l’époque.

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Cet article analyse une dalle funéraire de la fin du XVe siècle représentant les deux fils de Georges Bissipat, un Grec installé en France après la chute de Constantinople. Il fut proche des rois Louis XI et Charles VIII et fut capitaine de galère. Georges possédait des terres dans le Beauvaisis.

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Au sommaire du Moyen Âge, t. 131 (2025/2), un article de Mathieu Couderc intitulé « Art funéraire, mémoire grecque et intégration sociale. Le cas de la dalle funéraire des fils de Georges Bissipat dit le Grec (vers 1488–1496) ».

Accès en ligne via Cairn.info : shs.cairn.info/revue-le-moy...

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Résumé préparé par Erik Adans-Dester (stagiaire, UCLouvain).

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L’article montre donc comment l’image de Philippe de Mézières a été déformée pour servir les intérêts politiques bourguignons. À travers la ‘Justification de Jean Petit’, il devient un bouc émissaire associé à des complots fictifs. Cette construction révèle la force de la propagande au Moyen Âge.

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Dans la ‘Geste des ducs de Bourgogne’, on retrouve le topos du mauvais conseiller. Philippe de Mézières n’est plus présenté comme un complice de Louis d’Orléans, mais comme un traître ayant manipulé le duc d’Orléans.

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Malgré la condamnation officielle des thèses de Jean Petit, celles-ci continuent à circuler et à influencer certaines chroniques et certains récits, où Philippe de Mézières est présenté comme un bouc émissaire.

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Jean Petit utilise ainsi des éléments biographiques de Mézières, sortis de leur contexte, pour renforcer son argumentaire en faveur du tyrannicide. B. Ribémont analyse également la diffusion de cette image négative dans la littérature bourguignonne postérieure.

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L’auteur démontre que ces accusations sont largement infondées et reposent sur une instrumentalisation de faits réels (voyages en Italie, relations diplomatiques), déformés pour servir une propagande politique.

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Dans ce discours, Philippe de Mézières est présenté de manière totalement inverse à son image traditionnelle : il devient un traître, complice de complots visant à assassiner le roi, en lien avec les Visconti de Milan.

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B. Ribémont montre que cette déformation trouve son origine dans la justification du meurtre de Louis d’Orléans par le théologien Jean Petit.

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L’A. commence par souligner un positionnement commun entre Philippe de Mézières et la cour bourguignonne en faveur de la croisade. L’image sombre de Philippe s’est forgée dans le contexte de la guerre entre Bourguignons et Armagnacs, après l’assassinat de Louis d’Orléans par Jean sans Peur en 1407.

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Les productions littéraires en question sont la 'Justification de Jean Petit', la 'Chronique latine' de Jean Brandon, la 'Geste des ducs de Bourgogne' et enfin le 'Livre des trahisons de France envers la maison de Bourgogne'.

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L’article de Bernard Ribémont analyse la manière dont la figure de Philippe de Mézières, habituellement perçue de manière positive dans l’historiographie, a été profondément altérée dans certaines productions littéraires pro-bourguignonnes du XVe siècle.

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Au sommaire du Moyen Âge, t. 131 (2025/2), figure un article de Bernard Ribémont intitulé « 'Un cuviert soudoiant' : Philippe de Mézières chez les Bourguignons. De Jean Petit au 'Livre des trahisons' ».

Accès en ligne via @cairninfo.bsky.social : shs.cairn.info/revue-le-moy...

2 weeks ago 7 3 1 0

Résumé préparé par Erik Adans-Dester (stagiaire, UCLouvain).

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L’étude des chartes anciennes de l’abbaye de Corbie a depuis fait l’objet de recherches renouvelées, notamment dans la thèse de Laurent Morelle consacrée au chartrier de l’abbaye et à l’analyse diplomatique de ses actes. Voir, par exemple : shs.cairn.info/revue-du-nor...

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À travers l’examen des actes liés notamment à l’abbaye de Corbie, l’article constitue ainsi autant une réponse aux critiques de Krusch qu’une réflexion méthodologique sur les limites et les méthodes de la critique des chartes mérovingiennes.

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Le débat entre Levillain et Krusch met en lumière deux conceptions différentes de la critique diplomatique. Là où Krusch privilégie une analyse essentiellement formelle des textes, Levillain insiste sur la nécessité d’une approche large, tenant compte des conditions de transmission des documents.

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Or, deux d’entre eux, les lettres pontificales, sont considérés comme des faux. Pour Levillain, il est probable que la charte ait été remaniée pour renforcer l’indépendance de l’abbaye.

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Levillain ajoute que cette charte n’est jamais mentionnée dans les textes relatifs à la fondation de l’abbaye de Rebais. De plus, elle s’inscrit dans un corpus de quatre documents destinés à garantir l’indépendance du monastère vis-à-vis du roi et de l’autorité épiscopale.

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