Le spectacle se déploie, précis et relâché, cultivant une forme de jubilation intelligente. Je pensais connaître ce répertoire, ce tour de chant inattendu m’a prouvé que je n’en avais fait qu’un tour distrait. Un pari audacieux, un spectacle savoureux et drôle.
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Amedeo Modigliani. "La femme fatale", dessin, 1917.
Une proposition qui laisse une impression de trouble persistant. Un spectacle qui montre comment une relation peut se refermer sans bruit, jusqu’à ce qu’on parvienne à s’en dégager et à en mesurer pleinement les effets.
Helena Sofia Schjerfbeck, peintre finlandaise. "La Gitane", huile sur toile, 1919
Ce qui m’intéresse ici, c’est la manière dont le spectacle interroge la possibilité même de faire récit d’un passé qui résiste. Un spectacle qui met en jeu la mémoire comme matière vivante, et où l’enquête devient un geste de lucidité.
Fernando Botero. "Le Clown", huile sur toile.
Botero, un peintre circophile... ? Voici un clip de Pierre Castonguay. Un joli clip, éthéré et délicat. www.youtube.com/watch?v=OS9S...
Je garde de cette proposition l’impression d’un compagnonnage discret mais tenace avec l’auteur grâce à une interprétation remarquable. Une heure qui dit combien Baudelaire, même en prose, n’a rien perdu de sa force de parole. Un spectacle accessible et beau, qui fait un bien fou.
Gustave Caillebotte. "Chemin montant", huile sur toile, 1881
Une pièce où tout se brouille sans jamais se perdre, où le trouble se précise peu à peu. Un polar théâtral comme on aime, qui préfère fissurer la vérité plutôt que la résoudre et qui s’impose avec maîtrise.
Feliu Élias i Bracons (1878-1948), caricaturiste, peintre et critique catalan. "La Galerie", huile sur toile, 1928
Un Freud moins sûr de lui, donc encore plus passionnant. Une théorie qui se trouble. Un spectacle qui préfère creuser plutôt que conclure. C’est passionnant, limpide et prégnant.
Francis Picabia. "Jeune fille", huile sur toile, 1912
Un mariage de raison et de passion entre Venise et Paris pour une redécouverte baroque d’une élégance absolue. J’ai vivement apprécié ce spectacle.
Edvard Munch. "Jeune femme sur la véranda", huile sur toile, 1924
Un spectacle qui cultive l’art du décalage avec élégance. Un moment de plaisir musical superbement interprété.
Une attente infinie, sans réponse ni Godot, et un spectacle qui donne furieusement envie d’y rester. Un spectacle puissant, comme une explosion théâtrale mémorable.
Un spectacle qui expose les meurtrissures des drames vécus dans la paysannerie française. Du théâtre social nécessaire. Une mise en vie qui laisse le trouble à la porte plutôt que de l’inviter à s’installer. Une interprétation engagée qui sert avec force la partition de ce mélodrame contemporain.
Une soirée qui rappelle que nos souvenirs ont souvent une bande-son, et que les partager les rend encore plus vivants. Un spectacle qui joue juste et résonne. J’ai été touché. J’ai beaucoup aimé. À voir et à vivre sans aucun doute !
Léonor Fini. "La dormeuse II", peinture sur toile, 1995
Du théâtre de l’absurde qui montre avec esprit qu’il suffit de presque rien pour raconter beaucoup, transformant trois diapositives et un vieux fantasme de roman-photo en une heure inventive et réjouissante.
Marie Laurencin. Autoportrait avec chat, 1912
Ces conférences instruisent sans appuyer, elles divertissent sans simplifier, et surtout elles déplacent le regard. Une évidence reste. La chanson française n’a jamais été et ne sera sans doute jamais un territoire fermé. Et c’est précisément pour cela qu’elle nous ressemble.
Frédéric Cubas-Glaser. Pavane pour une enfance radieuse, peinture sur toile, 2017
www.spectatif.com/2026/03/mono...
Un théâtre qui regarde ses personnages tomber sans détour et ne cherche pas à nous en consoler. Une version de cette superbe pièce de Williams nette et engagée, solide et incarnée, qui ne s’oubliera pas.
Du théâtre de l’intime qui joue avec une forme de catharsis, plaçant souvent le public devant un miroir légèrement décalé. J’ai adoré ce spectacle pour sa justesse et sa manière de nous atteindre sans appuyer.
Gaëtane Dion, artiste en arts visuels canadienne. "Vent de folie", acrylique et collage, 2014