Les deux ne sont pas incompatibles
Posts by Jean Michelin
Ce matin, c’était lumière rasante sur les toits, une grand mère et son petit fils à trottinette, une rue de Boulogne et Eddie Vedder, Big Hard Sun.
Et la foulée, disons que pour une fois j’avais pas le sentiment de me traîner comme une limace.
Bref c’était bien.
Je cours pas pour être meilleur. Je cours pas pour maigrir. Je cours sûrement pas pour un marathon.
Je cours pour regarder la ville se réveiller et dans l’espoir d’un alignement parfait -ma foulée, la lumière, la chanson dans mes écouteurs, le visage que je croise- dont la rareté m’émeut toujours.
Invitez moi un mercredi soir je suis intarissable sur le sujet
Je comprends l’attrait, les batteurs passent tous dans leur jeunesse par un moment où la technique la technique la technique. Y’en a à qui ça ne passe jamais, c’est pas nouveau. Et d’ailleurs Estepario a le mérite de s’assumer comme tel. Au stade où il en est c’est plus le même sport!
J’en pense plein de choses… Estepario (mais y’en a plein d’autres) c’est l’émanation moderne d’un performeur sur batterie. Il est très fort, tellement fort que ce n’est plus vraiment un instrumentiste. D’ailleurs il le dit: il ne se sent pas capable de jouer dans un groupe.
C’est pas trop mon truc.
Aujourd'hui, le sergent-chef Florian Montorio est mort pour la France dans le cadre de l'opération DAMAN, engagement français au sein de la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban.
Jamais pratiqué. Je crois que cette histoire est très imaginée.
Je devrais décoller vers 15h.
Une colonne d’assaut comprenant une dizaine de soldats casqués et armés. Au milieu, dans la colonne, un homme armé également mais vêtu d’un costume de clown multicolore. La légende dit « POV: t’es le seul mec qui écrit des légèretés sur le stand du ministre des armées au festival du livre de Paris ».
À demain pour ceux qui passeraient par là.
Paradoxalement, je mesure bien cette liberté, moi qui ai à la fois porté des armes et des stylos, à défaut d’un gros chéquier, et ce qu’elle peut avoir de grisant. Mais voilà, cette puissance, elle s’empêche, elle se cadre. Et ça s’apprend, figurez-vous, particulièrement dans l’armée.
Évidemment.
Cette histoire avec Grasset, toutes proportions gardées, et ce qui est la mise à mort d’un monument - appelons les choses comme elles sont - ça me fait penser aux talibans qui ont détruit les bouddhas de Bamyan à la dynamite.
C’est l’infernale liberté des brutes et des salauds.
Ça va être sympa l’ambiance au Grand Palais, ce soir, pour l’ouverture du festival du livre.
Sur deux strapontins d’une rame de la ligne 9, un couple d’adolescents dort. Ils sont l’un sur l’autre, emmêlés, ils ont quoi, 18 ans?
Et ils dorment, mais alors, les deux bouches grandes ouvertes, indifférents, éteints.
Et moi qui rentre tard et me demande comment, comment une telle insouciance.
Absolument, sinon vous conviendrez du fait que ma présence serait superflue pour les dédicaces
Vendredi prochain 17 avril de 10h à 13h, je serai au festival du livre de Paris, en tenue, sur le stand du ministère des armées, pour dédicacer un roman foutraque et mélancolique sur des rockers américains, et je me demande si un truc pareil aurait été possible il y a sept ans. Les choses changent.
Ça m’a fait penser à ce dessin trop drôle de @soulcie.fr
J’ai l’air d’un patineur?
J’ai le sentiment d’avoir tous les six mois une conversation avec toi sur les titres d’ouverture des albums de Radiohead qui sont généralement dingues (Airbag, oui évidemment, mais Planet Télex, Burn The Witch, Everything in its right place bon sang) mais c’est peut-être pas avec toi?
Franchement il suffisait d’écrire sur des sujets moins polémiques que le pinard, il y a visiblement un fort consensus sociétal sur la question de zigouiller des mecs.
MONOMARCHOS
Par ailleurs je suis hyper content pour toi, l’accueil a l’air excellent et tu as de la presse, c’est cool!
Maintenant faut que je te lise.
N’empêche qu’on peut avoir toutes les bonnes critiques du monde, en tout cas pour moi, il suffit qu’un quidam dont je me fiche complètement par ailleurs écrive une vague méchanceté ou une réserve pour que je sois tout vexé et chonchon.
« Il faut arrêter d’aller sur Babelio », par ce mec qui va régulièrement chouffer ce qu’on dit de ses bouquins sur Babelio.
(Je comprends tellement, TELLEMENT ce sentiment)
(Moi aussi j’ai pris un fion critique de type “oui il se la joue Despentes avec son incipit” alors que have you met me)
Dites donc.
(Vous pouvez recycler le principe immuable que l’épouse est toujours détentrice du grade immédiatement supérieur à celui de son mari, histoire qu’il sache bien qui c’est le boss)
En histogramme, l’évolution de la charge de travail. En courbe, l’évolution du pouvoir d’achat.
Article qui me donne l'occasion de recycler ma vanne d'un groupe de rock conceptuel et poétique du 21e siècle (et protestant du coup, visiblement), qui s'appellerait Incidence Jean Petit.
(J'avais péniblement obtenu trois likes à l'époque, je ne vise guère mieux)
Guilleret comme un huguenot.
On ne s’interroge pas assez d’ailleurs sur le fait que le protestant est forcément austère. D’autres religions s’en sont ostensiblement moins bien tirées lors de l’attribution de qualificatifs, dans l’histoire.