Un dialecte du Limbourg, je dirais.
Posts by Matthias Bertrand
Conséquence inattendue de toutes ces heures à faire le coup de feu contre des gopniks et des mutants : je suis devenu RE-DOU-TABLE au laser game.
Entre l'état dans lequel Orban laisse la Hongrie, les échecs burlesques de Trump (surtout vu ses promesses), et la si enviable Russie de Poutine, je ne comprends pas (ou je comprends trop) pourquoi les médias qui se prétendent démocrates n'insistent pas sur ce constat : les fachos sont des branques.
Au passage, avec ses présentations teintées d'ironie, le @bifff-festival.bsky.social sous-entend parfois un humour ou un second degré totalement absents de certains films. D'où des mauvaises surprises, quand l'horreur ne peut être relativisée, même s'il y a un effort sur les TW en début de séance.
SICKO (2026, Aitore Zholdaskali). Un raté d'Astana convainc son épouse de jouer les cancéreuses pour profiter de la générosité kazakhe. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Je savais le cinéma kazakh violent (Steppenwolf), mais là c'était vraiment dur. Superbe performance du casting, toutefois.
Jusqu'ici, pas de coup de cœur, même encore palpitant, au BIFFF.
Je ne comprends pas l'engouement pour Nirvanna the Band the Show the Movie (2025, Matt Johnson/Jay McCarrol). Juste un buddy movie issu d'une webserie, sympa mais inoffensif hommage aux ados musiciens et à Back to the Future.
Space stuff is cool.
We should do somewhat less war stuff and somewhat more space stuff.
Artemis II is $4bn per launch, roughly the cost of 2-4 days of War in Iran.
What if we did not do War in Iran, but instead did cool space stuff?
Ce jeu est aussi un témoignage précieux de l'évolution de la psyché et de l'identité ukrainienne. Sorti en 2007, il montre des rapports à la démocratie, aux pouvoirs publics en général et à l'armée en particulier, ainsi qu'au voisin russe et au monde extérieur, inscrits dans une autre époque.
S.T.A.L.K.E.R.: Shadow of Chernobyl terminé, en 70h - j'ai pris mon temps.
Quel jeu bizarre. Lugubre mais mélancolique, désolé mais vivant, et puis terrifiant dès qu'il s'agit de partir en urbex, où la moins pire des mauvaises rencontres consiste à se faire hurler dessus en ukrainien.
Je creuse, mais impossible de trouver un précédent historique.
C'est comme si - ATTENTION C'EST VASEUX - en juin 1940 la France avait exigé la vallée de la Ruhr et un droit de regard sur l'entrée dans la Baltique, et qu'en face on aurait répondu "Bouarf, allez, c'est fatigant c'te blitzkrieg".
Oh ça ne durera pas 43 ans de paix relative, cette fois.
Déjà deux semaines, ça n'a pas l'air gagné.
JD Vance à Budapest, à cinq jours des élections hongroises, pour soutenir ouvertement Orbán, le partenaire le plus proche de Poutine au sein de l’UE.
Vance accuse Bruxelles d’ingérence électorale.
Les échafaudages autour du Palais de Justice forment en fait une cage de Faraday qui maintient à l'intérieur ce-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom.
Je ne vais pas me plaindre, j'ai juste interrompu mon film post-shift pour vite mettre en ligne la première dépêche AFP.
Et c'était Predator: Badlands, donc ce n'était pas très grave.
La fusée qui a décollé, c'était un peu le lot de consolation.
Avec mon opinion sur le dernier album de Triumpher, parce que le dragon, comme le heavy metal, ça se cuisine aussi à la grecque.
L'IA c'est le futur (de mettre les gens en prison pour des crimes qu'ils n'ont pas commis).
Affiche promotionnelle de "La noche del terror ciego": Deux cadavres momifiés, sans yeux, l'un la main sur la garde d'une épée, semblent nous toiser. À l'avant-plan, deux autres agressent une femme brune qui hurle de terreur. L'un des morts lui mord l'épaule à travers son chemisier déchiré. Tous ces morts-vivants portent des sortes de robes de bure supposément d'inspiration médiévale. Beaucoup de TW sur ce film, c'est vraiment du cinéma d'exploitation dans ce qu'il a de peu reluisant, même si le potentiel nanardesque est aussi bien réel.
'La Noche del Terror Ciego' (Amando de Ossorio, 1972) passe la limite de l'exploitation et son intrigue de templiers vampires aveugles sert surtout à exposer son casting féminin. L'influence de Romero rejoint quelques plans dignes d'un western, mais on est sur le niveau de malaise d'un Deathstalker.
Affiche promotionnelle de La Furie des vampires / La noche de Walpurgis / The Werewolf versus the Vampire Woman. Le titre espagnol en lettres de sang dégoulinantes, au centre une bête poilue et griffue qui semble bien être le loup-garou en question dans le titre anglophone, et toute une série d'images extraites du film, toutes avec un filtre de couleur différente, et qui représentent toutes des dames en détresse/ peu vêtues / qui sortent les crocs. Parfois les trois à la fois.
Bon, de ce que j'ai vu, ça n'est pas du très grand cinéma... 'La Noche de Walpurgis', alias 'The Werewolf versus the Vampire Woman' (León Klimovsky, 1971) lorgne vers l'horreur gothique de la Hammer avec une touche d'érotisme, mais à part 2-3 moments de mise en scène, la salsa ne prend pas.
J'ai rattrapé une paire de films de la rétro' "Exorcising Franco", consacrée au "fantaterror". École espagnole du film de genre habituée à louvoyer entre censure et budget anémique sous la dictature franquiste, avant de ressurgir plus fou et plus tendancieux après la Transición vers la démocratie.
On peut même la signaler, tant qu'à faire. C'est un contenu indésirable, après tout.
Je ne suis pas fort mystique, mais arpenter les ruines de Mycènes, ça fait son petit effet.
Plus j'apprends sur l'âge du bronze en général et la civilisation mycénienne en particulier, avec tout l'imaginaire mythique qui l'accompagne, et plus j'en veux à Heinrich "Mad Dynamite" Schliemann.
C'est l'un des piliers de l'idéologie victimaire et revancharde allemande au sortir de la Première Guerre mondiale, donc entre autres du nazisme, oui.
Oh punaise le bug. Il y a aussi un groupe belge appelé Dolchstoss, et je doute très fort qu'on puisse le qualifier de RABM.
Je comprends l'idée, mais je trouve que c'est vraiment un très mauvais nom à choisir pour un groupe qui se réclame antifasciste.
Je n'ai pas vu beaucoup de films avec Jean-Claude Van Damme, mais c'est le deuxième où on en fait un Cajun pour justifier son accent. Et ce n'est jamais crédible, non pas tant parce qu'il sonne bruxellois que parce que sa famille du bayou de Louisiane n'est, elle, jamais jouée par des francophones.
Pas eu beaucoup de temps pour Offscreen cette année, mais j'aurai au moins attrapé Hard Target de la rétrospective John Woo.
Premier film américain pour le réalisateur hongkongais à la très belle esthétique, pour un JCVD... Pareil à lui-même, mais avec une coupe mullet de haut niveau.
Triste nouvelle.
Du post-apo/néo-western Jeremiah au Moyen Âge (qui se voulait) réaliste des Tours de Bois-Maury, en passant par Comanche et son mythe de l'Ouest américain, les dessins d'Hermann ont fort compté dans ma culture BD.
On sait jamais, il y a peut-être un dinosaure en-dessous qui ne demande qu'à être découvert.
Potitrède :
Je ne sais plus comment ça s'appelle mais il y a un terme pour les fanzouzes des gros n'armements ultramodayrnes des nazis mais qui juré juré sont pas nazis.
Par les temps qui courent ces gens sont dangereux. Le plus exaspérant : ils recyclent des clichés que nous avons hérités du Reich
Je dirais même plus : un Benoît Pappaert qui se prendrait au premier degré pour le personnage principal de 'Pas de C4 pour Daniel Daniel'.
Le court-métrage réalisé également par le trio Belvaux/Poelvoorde/Bonzel en 87, et qui annonçait un peu ce qui allait suivre.
Ah, ça vaut le coup d'œil.