Dans une veine bergmanienne assumée, Une autre femme fonde son récit sur l’écoute de l’autre pour initier une introspection et une prise de conscience. Les gros plans de Marion - Gena Rowlands – nous font ressentir les bouleversements qui ébranlent tout son être.
Posts by L’hirond’aile
Une sibérienne et son fils, que leur maître balade dans le parc de Bercy, à côté de la cinémathèque 😉
La mienne.
Le jardin qui bascule de Guy Gilles mêle sensibilité, fragilité, élan amoureux, bravade, poésie et lassitude dans un style qui n’appartient qu’à lui, flottant entre réalité & rêverie. C’est beau comme l’amour, triste comme la mort à moins que ce ne soit l’inverse.
Si le doc de Raoul Peck évoque au travers ds clichés d'Ernest Cole les horreurs de l'apartheid, il raconte aussi l’histoire d’un déracinement, la difficulté à s’extraire de la case de "photographe politique", la douleur d'être rejeté par son propre pays. Il meurt à NY à 50 ans.
Babygirl : Exploration du désir, ds fantasmes féminins où le climax se joue sur ds tonalités SM inversant ainsi ls codes de pouvoir & de domination. La réussite se situe ds la fusion de la fiction & du réel où Nicole Kidman s'expose assumant son combat contre le vieillissement.
Pas convaincue par Spectateurs ! d'Arnaud Desplechin qui oscille entre essai, témoignages et souvenirs sans jamais trouver le ton juste. Il y a de beaux moments, trop peu et un choix narratif qui crée une distance frustrante qui empêche l’adhésion. La mienne en tout cas.
The apprentice. Ou la fabrique d’un monstre dans le New-York tourmenté, plombé par la criminalité & la pauvreté des années 70. La caméra nerveuse d’Abassi colle parfaitement aux ambitions mégalomanes du jeune Trump et aux leçons machiavéliques de son mentor. Rattrapage conseillé.
Je l’ai vu en avant-première en présence du réalisateur. Très beau, très juste, très délicat.
Do it !
Après la chute du mur #ChantalAkerman entreprend un voyage jusqu'à Moscou. Sa caméra lointaine ou plus proche, pudique, enregistre le mouvement, les gens, le paysage en de longs plans, des travellings qui caressent lentement pour atteindre l’épure. D’Est est d’une beauté vertigineuse.
Hommage à #MarisaParedes : Talons aiguilles de Pedro Almodovar offre un écrin magnifique à ce revival du mélo sirkien mâtiné de polar aux accents Queer. Un savant dosage à l’esthétisme parfaitement stylisé porté par une interprétation qui touche au sublime.
Serge Leroy, grand ami de #YannickBellon s’immerge dans les rushes de Goémons qu’elle tourna en 1946-48 sur l'île Béniguet - Finistère, du geste politique, il préserve le harassement des goémoniers & insuffle une poésie par le montage, & la musique qui l’accompagne en ciné-concert.
#LecauchemardeDracula s’affranchit du classique d’Universal de #TodBrowning en réduisant l’action, en jouant sur une palette tachée de rouge sang & surtout, à l’aube ds années 60, en abordant la frustration sexuelle des victimes qui succombent à la morsure du comte avec extase. Réal : #TerenceFisher
Fraicheur & gravité se tutoient merveilleusement dans Vingt Dieux, 1er film de Louise Courvoisier. Récit d’apprentissage émouvant en milieu rural où doc et fiction se nourrissent avec une belle énergie, tendresse et maladresse. Les acteurs nous touchent d'un direct au cœur !
Bon week-end à toutes et à tous !
On a trouve facilement sur YT.
Merci la revue Positif pour son article sur Le conte des contes de #YouriNorstein. Une merveille absolue de l'animation russe que je vous conseille vivement de découvrir.
Merci. C’est vrai que j’y suis attentive. On ne peut pas tout aimer mais c’est trop facile de tirer à boulets rouges sur une œuvre. Ça n’apporte rien à celui qui le fait et qui suis-je pour prétendre détenir la vérité ?
Rendez-vous ou La plus exquise des marchandises. Lubitsch raconte le monde depuis 1 boutique de Budapest, le saupoudre de vaudeville & de finesse. Le ballet ds personnages reflète les rapports hiérarchiques, les tracas de chacun & les méprises mené par le couple Stewart-Sullavan.
AV P de Tout ira bien. Ray Yeung se saisit d’un problème de la société Hongkongaise : la légitimité du conjoint survivant dans les couples LGBTQ. Il traite avec justesse du deuil, suggère en hors-champ et scrute les réactions de chacun quand se pose la question de la succession.
On ne remerciera jamais assez les cinémas indépendants de se plier en 4 pour rassembler autour de la programmation. Hier, au Bretagne de St-Renan, la fanfare Zébaliz a mis le feu à la salle avant la projection de En fanfare. Grand moment !
Bon dimanche à toutes et à tous !
Grand tour De Miguel Gomes m’a un peu laissée en rade malgré sa qualité formelle & l’originalité du scénario. La course à travers l’Asie d’une fiancée distancée par son lâche amoureux, prétexte à de nombreux tableaux exotiques pourrait captiver si les protagonistes étaient de chair palpitante.
Bellissima de Visconti c'est le cinéma en tant qu'art majeur de l'illusion VS l'espoir bien concret ds mères ds quartiers pauvres qui rêvent leur fille en haut de l'affiche. C'est le portrait magnifique de l'une d'elles - Anna Magnani - abusée par la cruauté du milieu. Déchirant !
Certains d'entre-vous connaissent sans doute le grand nouvelliste Raymond Carver et sa belle sensibilité à révéler le quotidien mais avez-vous lu sa poésie en prose ? Elle est tout ce que porte l'humain, la nature et les choses.
Justesse et délicatesse traversent ce trio d'amies, le cœur préoccupé par la grande affaire de l’amour. Tout en variation & interrogation des sentiments, le dernier opus d'Emmanuel Mouret, d’une grande maturité, nous dit, par fantôme interposé, que l’amour a quelque chose d’irrésistible.
Bon dimanche à toutes et à tous.
Rabia. Descente aux enfers de l’endoctrinement, de l’anéantissement de ces jeunes femmes venues de partout offrir leur ventre aux combattants de Daesh. Violence psychique & physique, enfermement. Si Mareike Engelhardt n’élargit pas assez le propos, on en sort quand même essoré.
Golden eighties : Akerman dans les pas (de danse) de J. Demy. Couleurs, rythmes, intrigues amoureuses. L’énergie circule dans la galerie de la Toison d’Or. La musique pulse comme jamais sur la chorégraphie des shampooineuses mais ici amour ne rime pas avec toujours. Sur @artefr.bsky.social