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10/10 "La dérive autoritaire" n'est pas une dérive. C'est le libéralisme autoritaire qui se révèle tel qu'il a toujours été. L'article complet de Rob Grams est à lire ici : frustrationmagazine.fr/liberalisme-...
9/10 Le néolibéralisme n'est pas un barrage au fascisme. Le néolibéralisme est condamné à s'effondrer politiquement, incapable de fabriquer un consentement autour d'un programme qui appauvrit la majorité.
8/10 Hayek, un autre père intellectuel du néolibéralisme, le dit clairement : "Je préfère un dictateur libéral à un gouvernement démocratique sans libéralisme." Il soutient d'ailleurs Pinochet. Pour lui, trop de démocratie tue la liberté, la vraie liberté étant celle du marché.
7/10 Cette politique est mise en place en Allemagne avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir : le chancelier Brüning applique l'austérité en pleine dépression, gouverne par décrets, dissout le Parlement... Résultat : le chômage explose et il hérite du surnom de "chancelier de la faim"
6/10 Le philosophe Grégoire Chamayou résume la logique en une formule : "un État fort avec les faibles, faible avec les forts."
Exemple : 270 milliards d'aides aux entreprises en France en 2025, pendant qu'on coupe les services publics et les aides sociales...
5/10 En 1932, Schmitt s'adresse aux patrons allemands : "Seul un État fort est en mesure de se désengager des choses non étatiques."
Pour avoir moins d'État dans l'économie, moins de droits sociaux, moins de syndicats il faut un État très puissant pour l'imposer par la force.
4/10 La solution de Schmitt : non pas moins d'État, mais un État différent - fort, concentré et autoritaire - qui gouverne par plébiscite plutôt que par le parlement. Une "démocratie césariste" (un autre mot pour la dictature) qui est le modèle du RN ou de Georgia Meloni.
3/10 Pour Schmitt, la démocratie affaiblit l'État. Les partis politiques, les droits de l'homme, l'État de droit : autant de "méthodes destinées à affaiblir l'État". Quand Retailleau attaque l'État de droit ou quand la droite dénonce le "droit-de-l'hommisme", elle parle sa langue
2/10 Du libéralisme autoritaire (@edladecouverte.bsky.social) met face à face deux juristes de la République de Weimar : Carl Schmitt, qui rallie le nazisme en 1933, et Hermann Heller, antifasciste. Leur débat des années 1930 éclaire ce que nous vivons aujourd'hui
1/10 Macron gouverne par 49.3. Retailleau dit que "l'État de droit n'est pas sacré". Trump, Meloni, Orbán... Ce qu'on appelle parfois "dérive autoritaire" n'en est pas vraiment une 🧵
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9/10 Comme à Gaza : les incursions précèdent l'occupation, qui précède le déplacement forcé permanent.
8/10 Le 4 mars 2026, Israël ordonne le déplacement de toute la population au sud du Litani. La zone à évacuer a depuis été élargie jusqu'au fleuve Zahrani, soit 10% du territoire libanais.
7/10 2006 : guerre des 33 jours. Israël bombarde l'ensemble du Liban (centrales, ponts, aéroport...). 1 200 morts. Mais Tsahal ne réussit pas à détruire le Hezbollah ni à reprendre le contrôle du sud. Le Hezbollah sort de la guerre avec une légitimité militaire renforcée.
6/10 Le paradoxe de 1982 est qu'Israël obtient ce qu'il voulait militairement en chassant l'OLP. Mais en occupant le sud du Liban pendant 18 ans, il engendre son ennemi le plus durable : le Hezbollah, fondé en 1982, structuré et légitimé précisément par l'occupation israélienne.
5/10 1982 : nouvelle invasion, jusqu'à Beyrouth cette fois. L'opération s'appelle "Paix en Galilée". 20 000 morts, en majorité des civils. Le massacre de Sabra et Chatila est commis pendant l'occupation israélienne de la ville.
4/10 1978 : Israël lance l'opération Litani. Objectif déclaré : repousser l'OLP au nord du fleuve. Le Conseil de sécurité de l'ONU exige un retrait immédiat. Israël se retire... et installe une milice supplétive locale financée par Tel Aviv pour occuper la zone à sa place.
3/10 Le Litani, c'est la principale ressource hydraulique du sud du Liban. Dans une région où l'eau est aussi stratégique contrôler le Litani c'est tenir le sud du Liban par la gorge. L'intérêt israélien pour ce fleuve remonte aux années 1970.
2/10 Le Grand Israël (Eretz Israël) c'est un projet qui s'étend selon la formule biblique "du fleuve d'Égypte à l'Euphrate". Il inclut une partie du Liban. En mars 2026, depuis la Knesset, le ministre Smotrich a déclaré : "La nouvelle frontière israélienne doit être le Litani."
POURQUOI ISRAËL VEUT OCCUPER LE LIBAN 🧵
(par @aminesnoussi.bsky.social & Léa Joe Barakat)
1/10 Plus de 1 000 morts au Liban, plus d'un million de déplacés. Israël occupe le sud du pays jusqu'au fleuve Litani.
10/10 Utiliser le nationalisme comme écran de fumée est un classique des pouvoirs autoritaires. L'article d'Amr Gamal est à lire en intégralité sur notre site : frustrationmagazine.fr/musee-egypte
9/10 Le musée en lui-même n'est pas un mal. Mais dans un pays en contre-révolution, avec 30 millions de pauvres et un génocide en cours à sa frontière, cette célébration a, selon l'auteur, le goût de la cendre. "Quand l'histoire est confisquée, elle aveugle."
8/10 C'est l'opium des intellectuels version égyptienne. Ce n'est pas le marxisme stalinien comme chez Raymond Aron mais le nationalisme égyptien : un analgésique puissant qui paralyse la pensée critique.
7/10 Une partie de la classe moyenne applaudit par nationalisme : un nationalisme qui n'est pas un signe de force mais de défaite. Quand le présent est insupportable, on se réfugie dans la grandeur du passé.
6/10 "Le régime égyptien est un fascisme sans masses : il glorifie le peuple comme idée métaphysique mais le déteste en tant que pratique politique."
5/10 Parmi les invités d'honneur : des hommes d'affaires corrompus et condamnés, proches de l'ère Moubarak, càd des figures que les classes populaires avaient chassées en 2011. L'indécence est totale.
4/10 Le musée, lui, a coûté plus d'un milliard de dollars, financé par un prêt japonais. La cérémonie d'ouverture a coûté plusieurs millions et le peuple égyptien n'était pas invité.