Les opposants de gauche à l'«aide à mourir» - hostiles à un texte qu'ils jugent « ultralibéral» et contraire à la solidarité - sont-ils plus nombreux qu'on ne le croit ?
C'est une des leçons de notre enquête.
Les personnes qui se disent proches de l'extrême gauche, de LFI ou du PC constituent l'un des blocs les plus franchement hostiles à la proposition de loi et à ses principales dispositions. Ils voient sans doute l'euthanasie et le suicide assisté comme une modalité antisociale par excellence. La légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté rompt complètement avec les logiques de soli-darité. L'instauration de la mort administrée pour des patients malades, fra-giles, âgés, handicapés ou dépressifs est la négation absolue de l'État-providen-ce. En Ontario, 30% des euthanasies ont été effectuées dans la partie la plus pauvre de la population, pour les patients qui n'étaient pas en phase termi-nale. En Oregon, 8% des suicides assistés ont été décidés à cause du coût des traitements médicaux.
« Les personnes qui se disent proches de l’extrême gauche, de LFI ou du PC […] voient sans doute l’euthanasie et le suicide assisté comme une modalité antisociale par excellence. […] L’opposition très nette de jeunes générations […] sera une découverte pour beaucoup. »
(Le Figaro du 15/12/25)