Nous tentons aussi de montrer comment aborder la relation de confiance de manière plus précise permettrait d'aborder l'impression d'une "crise de confiance" avec davantage de pistes pour y remédier.
Pour l'intégralité des ressources d'InfosFiables, c'est ici : infosfiables.uqam.ca/ressources-e...
Posts by Alexandre Coutant
Nous essayons d'identifier les principales dimensions jouant un rôle dans la relation établie avec les sources d'information, puis d'illustrer comment elles s'influencent mutuellement.
La notion de confiance est évidemment essentielle pour saisir les rapports entre les médias et leurs publics, mais elle est aussi si riche qu'elle peut provoquer beaucoup de malentendus, les personnes interrogées n'entendant pas nécessairement la même chose à travers ce terme.
[ConfianceMédias-InfosFiables] Vous trouverez dans le dernier numéro du 30 une synthèse de nos premiers résultats d'enquête à propos de la confiance qu'ont les publics envers les différents producteurs d'information.
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La conférence-débat « 𝐋𝐚 𝐓𝐞𝐜𝐡 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬𝐭𝐫𝐢𝐞, 𝐚𝐮-𝐝𝐞𝐥à 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐫é𝐜𝐢𝐭𝐬 » approche à grands pas !
🗣️ Intervenant : Olivier Alexandre
📅 Vendredi 27 mars
🕑 10 h à 12 h
📍 À l’UQAM (J-1090) et en ligne (Zoom)
👉 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐫𝐞 :
labcmo.ca/2026/03/13/c...
Merci pour les excellents épisodes surtout :)
Chroniques, débats partisans, temporalités très courtes imposées pour traiter des sujets, attributions discutables d'expertises, etc.
Mon 2cents: s'assurer de rendre accessibles des espaces constructifs de participation civique au sens le plus large reste la solution la plus efficace.
Mais à nouveau, il serait réducteur de ne pas penser le problème au niveau de l'ensemble de l'écosystème médiatique, tant les analyses de contenus des médias traditionnels démontrent que certains formats incitent aussi à la polarisation et à la fermeture:
Les plateformes hégémoniques du numériques (mais pas tous les espaces en ligne, c'est important de le rappeler) ont un ensemble de caractéristiques qui favorisent ces stratégies, même si la recherche ne peut pas vraiment indiquer si celles-ci fonctionnent, notamment à long terme.
Pour paraphraser les conclusions d'Arendt sur les système totalitaires, si l'on veut dominer une société, il n'est pas tant nécessaire que beaucoup de personnes croient nos narratifs, il suffit que ces personnes n'arrivent pas à se croire entre elles.
La fin du balado soulève que ce qui est difficile à mesurer et mérite notre attention est la stratégie pernicieuse d'incitation à la caricature-disqualification des autres points de vue, de brutalisation des échanges, de perte de confiance dans notre capacité à converser ou agir constructivement.
Abandonner cette panique cognitive permettrait de se concentrer sur les problèmes centraux d'un écosystème informationnel favorisant la polarisation et attaquant nos facultés d'écoute des autres.
(mes excuses pour un peu d'autopromo, nous avons récemment présenté des résultats préliminaires au Québec sur ce sujet, pour les personnes intéressées: labcmo.ca/2026/01/28/c...)
dès lors que les questions sont un peu précises, on voit à quel point ces derniers demeurent centraux dans les pratiques informationnelles des publics, même les plus défiants.
Le point sur la reconnaissance de la fiabilité des médias traditionnels est d'ailleurs important à souligner car il confirme quantitativement ce que de multiples enquêtes qualitatives soulèvent:
Les enquêtes détaillées dans l'épisode complètent un volume très convaincant de recherches menées dans différents contextes nationaux et qui concluent que ce n'est pas tant sur ce niveau cognitif qu'il faut s'inquiéter de la multiplication des contenus manipulatoires.
On voit alors que les publics ne sont pas si crédules face aux tentatives d'imposition de narratifs que différentes organisations tentent de faire circuler.
[À écouter] Cet épisode de Propagations illustre l'utilité, lorsque l'on s'intéresse aux différentes techniques d'influence manipulatoires, de se fonder sur des recherches empiriques et pas seulement sur notre expérience personnelle ou notre dernier souvenir de commentaire nous ayant choqué.
Absolument effarée par la faillite absolue de cette interview sur la manifestation d’extrême-droite hier à Lyon. Se rend on compte de la teneur de ces questions sur le service public ? Et c’est à l’image du niveau déplorable du commentariat médiatique ces derniers jours
Des constats parfois difficiles à entendre, mais associés à des idées pour travailler à les amoindrir, c'est finalement un bel exemple de ce pouvoir d'agir que l'on peut offrir en informant sur une réalité imparfaite :)
La seule évocation de ces enjeux fournira certainement beaucoup d'occasions de réflexion aux journalistes, mais en bonus Nina Fasciaux imagine tout un ensemble de méthodes de travail et de compétences à développer pour développer ses facultés d'écoute et son rôle de liant social.
- la génération de polarisation-binarisation, découlant d'un ensemble de routines de travail, contraintes temporelles, formats médiatiques, et amène à ensuite considérer que le dialogue social n'est plus possible là où de nombreux espaces préservés de ces logiques médiatiques le permettent pourtant
(Il en va de même de la fatigue informationnelle et des enjeux de santé mentale associés à la consommation de contenus journalistiques, interprétées comme un besoin (un peu candide) de légèreté alors que ce qui est attendu est plutôt du pouvoir d'agir)
- conséquence de ce manque d'écoute, les avis et usages des publics sont souvent mal compris: il en va ainsi de la "crise de confiance", souvent prise comme radicale et déraisonnable alors qu'elle est souvent nuancée et argumentée;
- l'idée de "mal entendu" soulignant que les journalistes, souvent inconsciemment, ont une manière de travailler qui consiste plus à dire le monde qu'à l'écouter (fun fact, le terme "malentendu" est omniprésent dans les études sur les médias et leurs publics)
Ses constats de faible faculté d'écoute et de tendance à la polarisation ou à la binarisation résonnent beaucoup avec nos enquêtes actuelles (cf infosfiables.uqam.ca), je retiens notamment :
Un balado clair et percutant pour comprendre le malentendu médias / publics. Nina Fasciaux a un talent pour aborder de nombreux éléments documentés en recherche à propos des publics de l'info et des représentations qu'en ont les journalistes, tout en aidant ces derniers à mieux pratiquer!
Note réalisée avec l’appui du @sshrc-crsh.canada.ca dans le cadre du projet « InfosFiables – Les pratiques informationnelles des Québécois•es et leur confiance dans les autorités informationnelles » (programme de subventions de développement de partenariat du CRSH 2022-2025)
Après avoir abordé leurs logiques techniques et économiques elle conclue sur les enjeux en termes de circulation de l’info en privilégiant une analyse à long-terme pour saisir les rapports de force actuels au prisme de mécanismes économiques, techniques et sociaux constitutifs des mondes médiatiques
Elle propose une synthèse de la littérature la plus récente à propos du fonctionnement des plateformes, permettant notamment de situer les très discutés algorithmes au sein d’un fonctionnement sociotechnique plus large.