3. Les IAg sont des systèmes socio-techniques à l'empreinte écologique croissante par leur consommation intrinsèque comme par leurs rétroactions.
4. Les IAg ne sont que l'ultime avatar d'un milieu technique numérique qui se déploie à la faveur d'un impensé tenace.
Sources dans le Thread 👇
Posts by Julien Falgas
4.b Prenant conscience de l'emprise américaine sur nos infrastructures numériques, on commence certes à parler de souveraineté. Mais il s'agit de rester dans les course en produisant des substituts souverains, pas de bifurquer en développant des alternatives.
theconversation.com/x-facebook-e...
Le numérique et les IAg, il faudrait "vivre avec", "accompagner les usages éthiques et critiques" sans interroger l'origine et les orientations idéologiques des techniques.
theconversation.com/comment-le-d...
4.a Si nous peinons à remettre en question les IAg, c'est parce que le numérique se déploie depuis des décennies à la faveur d'un impensé tenace. Il ne s'agit pas d'un absence de réflexion, mais d'un trop-plein de discours qui affirment le caractère inéluctable de la digitalisation.
3.b Les données d'entrainement proviennent d'œuvres pillées sans autorisation. A ce vol intellectuel s'ajoute le travail dans les mines et dans les fermes de données des anciens territoires coloniaux.
@casilli.bsky.social : www.youtube.com/watch?v=gO1D...
3.a Pour produire une apparence d'intelligence, les puces et les datacenter consomment une quantité croissante de matières premières, d'eau et d'énergie.
@bonpote.com : bonpote.com/intelligence...
2.b Nos écosystèmes d'information en sont les premières victimes : les IA génératives démultiplient la production et la propagation de désinformation et de mésinformation, au détriment de la démocratie.
observatory.informationdemocracy.org/report/ecosy...
2.a Dans les faits, on observe que les IA génératives sont déployées pour automatiser et accélérer les process : lorsque cela fonctionne, cela peut augmenter la productivité, mais les conséquences de la moindre erreur sont démultipliées.
Suivez @danslesalgorithmes.bsky.social
1.c Tous ces éléments devraient nous enjoindre à refuser l'usage d'IA génératives pour tous nos besoins informationnels. Quand on nous parle "d'accompagner les usages éthiques", on abandonne l'idée-même du "non-usage", alors qu'il devrait être prioritaire.
ultv.univ-lorraine.fr/video/23162-...
1.b Les tentatives de rendre les réponses explicables ont paradoxalement tendance à nous rendre moins vigilant et à renforcer une confiance aveugle dans les réponses générées.
theconversation.com/ia-et-metaco...
1.a Lorsque les IA génératives donnent de bonnes réponses, on ne peut pas savoir si c'est pour de bonne raisons.
Alban Leveau-Vallier : www.
youtube.com/watch?v=a9sQxhOwz0U
3. Les IAg sont des systèmes socio-techniques à l'empreinte écologique croissante par leur consommation intrinsèque comme par leurs rétroactions.
4. Les IAg ne sont que l'ultime avatar d'un milieu technique numérique qui se déploie à la faveur d'un impensé tenace.
Mème : un homme souriant, une tasse à la main, est assis derrière une table avec un panneau « Les IA génératives, c'est 💩 – Faites-moi changer d'avis ».
Ce que je sais des IA génératives
1. Les IAg produisent l'apparence d'une conversation dont le contenu informationnel est structurellement indifférent à la vérité.
2. Les IAg détruisent en premier lieu nos écosystèmes informationnels
Une autre manière de dire que les empires finissent en général par périr de leur propre démesure.
> Selon le chercheur Gary Marcus, « il est possible que le véritable gagnant se révèle être le pays qui ne se surendette pas au point de se ruiner financièrement, dans un effort insensé pour remporter une course qui ne peut être gagnée »
> certains experts interprètent le développement de l'IA « quoi qu'il en coûte » comme une erreur stratégique.
> Loin des fantasmes techno-libertariens, selon lesquels les grandes entreprises technologiques s'autonomiseraient vis-à-vis de l'État, il existe donc un complexe militaro-numérique; une situation qui rappelle celle du début du XXe siècle.
Plus ancienne et plus solide, la notion d'impérialisme « désigne à l'origine le lien étroit entre États et grands monopoles économiques, et leur commun expansionnisme, dans un contexte de rivalités entre puissances ».
Sébastien Broca dans le @monde-diplomatique.fr
> Les notions de « technoféodalisme », de « Lumières sombres », de « technofascisme » se disputent le podium de la percée conceptuelle à la mode.
www.monde-diplomatique.fr/2026/04/BROC...
Les IAG articulent des LLM, des IHM et toute une infrastructure numérique et humaine. Ce sont elles qui incarne actuellement le projet de « l'IA » qui consiste à simuler le fruit de l'intelligence humaine en vertu de la croyance qu'on pourrait ainsi la comprendre et la reproduire avec des machines.
De chartes en rapports, de livres blancs en séminaires, on parle de « l'IA » sans jamais distinguer :
- le projet idéologique : « l'IA »
- la technique informatique : le LLM
- l'interface homme-machine (IHM) : le chatbot
- les systèmes socio-techniques : les IA génératives (IAG)
Orientés par des appels à projets qui font la place belle à « l'IA », nos recherches comme nos enseignements consacrent une place grandissante à ces sujets au détriment de la production d'autres connaissances plus urgentes, voire vitales.
Au-delà du coût écologique et humain, les conséquences de « l'IA » touchent à notre capacité à communiquer pour imaginer et produire des réponses originales et concertées aux défis existentiels nos sociétés.
Le coût écologique des infrastructures de « l'IA » est préoccupante, tout comme l'accaparement d'une intelligence humaine bien réelle : celle des auteur‧ice‧s spoliés, comme des travailleur‧euse‧s du clic exploité‧e‧s pour entrainer les modèles.
la més/dés-information contribue directement à nous empêcher d'agir efficacement pour l'environnement.
Pourtant, on lève des milliards pour installer des infrastructures destinées aux systèmes d'IA générative dont on sait qu'elles démultiplient la production et la diffusion de més/dés-information.
A. Nos écosystèmes d'information se portent si mal que la més/dés-information est en tête des risques globaux à court terme.
B. Les atteintes aux écosystèmes dont dépend notre survie sont le principal danger pour l'humanité à moyen terme (climat, biodiversité, système-Terre).
Couvertures des 18th, 19th et 20th rapports "The Global Risks Report" du World Economic Forum. Graphique :Risques globaux classés par sévérité dans les 2 ans En 2024 1. Mésinformation et désinformation 2. Évènements climatiques extrêmes 3. Polarisation de la société 4. Conflits armés entre États 5. Risques de cybersécurité En 2025 : 1. Mésinformation et désinformation 2. Évènements climatiques extrêmes 3. Risques de cybersécurité 4. Polarisation de la société 5. Conflits armés entre États En 2026 : 1. Confrontation géo-économique 2. Mésinformation et désinformation 3. Polarisation de la société 4. Évènements climatiques extrêmes 5. Risques de cybersécurité Risques globaux classés par sévérité dans les 10 ans (chaque année depuis 2022) 1. Évènements climatiques extrêmes 2. Perte de biodiversité, effondrement des écosystèmes 3. Changements critiques pour le système-Terre D’après ~1300 expert·e·s (monde universitaire, entreprises, pouvoirs publics, organisations internationales et société civile)
🔥🌍🔥Ce n'est pas avec « l'IA » qu'on prendra soin des écosystèmes dont dépend notre action collective, et donc notre survie.
#ESR #IA #IAG #écologie #climat #biodiversité #fakenews #LMI
Chaque année depuis 3 ans, plus d'un millier d'experts aboutissent au même diagnostic :
Les IAG articulent des LLM, des IHM et toute une infrastructure numérique et humaine. Ce sont elles qui incarne actuellement le projet de « l'IA » qui consiste à simuler le fruit de l'intelligence humaine en vertu de la croyance qu'on pourrait ainsi la comprendre et la reproduire avec des machines.
De chartes en rapports, de livres blancs en séminaires, on parle de « l'IA » sans jamais distinguer :
- le projet idéologique : « l'IA »
- la technique informatique : le LLM
- l'interface homme-machine (IHM) : le chatbot
- les systèmes socio-techniques : les IA génératives (IAG)
Orientés par des appels à projets qui font la place belle à « l'IA », nos recherches comme nos enseignements consacrent une place grandissante à ces sujets au détriment de la production d'autres connaissances plus urgentes, voire vitales.