J'ai toujours cherché la vie
Cette exposition retrace l'ensemble du parcours créatif. Ces archives témoignent de la variété de ses moyens d'expression et de la continuité de son engagement politique.
Letizia Battaglia fait ses débuts à Palerme et Milan à la fin des années 1960, en réalisant pour plusieurs magazines des repor- tages à travers l'Italie sur l'évolution des mcurs, surtout sexuelles. Elle signe non seulement les articles, mais prend aussi les pho- tographies qui les illustrent. La période la mieux connue de son travail débute quelques années plus tard, au milieu des années 1970, dans sa Palerme natale où elle est retournée vivre. Là, elle documente chaque jour, pour le quotidien L'Ora, les tragigues événements mafieux qui ensanglantent la capitale de la Sicile pendant plus d'une décennie. Elle produit alors quelques-unes de ses images les plus célèbres. L'exposition entend également mettre en lumière la volonté de l"artiste de représenter, à la même époque, sa ville et sa région dans leur globalité, et le talent qu'elle déploie pour en montrer les misères et la noblesse, avec l'amour et la joie, la beauté des visages des filles et des garçons, les tra- ditions et fêtes religieuses, allant jusqu'à livrer un témoignage important sur la vie au sein d'un hôpital psychiatrique.
Lauréate en 1985 du prestigieux prix de la photographie humaniste Eugene Smith, Letizia Battaglia s'ouvre à d'autres régions du monde-de l'Union soviétique aux États-Unis, de la Turquie au Groenland - tout en restant fidèle à sa poétique, qu'elle décrit elle-même en ces termes: < La photographie devient, ou plutôt elle est la vie racontée :je me glisse dans une photographie qui est le monde. c'est-à-dire que je deviens le monde et que le monde devient moi. Dès le milieu des années 1980, Letizia Battaglia complète son activité de photographe par un engagement poli- tique et civil direct, crée plusieurs revues et fonde une maison d'édition. L'exposition se conclut sur ces activités, qui …
#Arles2025
#Arles3 : Letizia Battaglia : J'ai toujours cherché la vie
« La photographie devient, ou plutôt elle est la vie racontée : je me glisse dans une photographie qui est le monde, c'est-à-dire que je deviens le monde et que le monde devient moi. »