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Affaires sensibles : 2001, l’odyssée des raves parties
Teknival des Insoumis, ancienne base de l’Otan à Clastres-Saint-Simon (02) © Maxppp / AURELIEN LAUDY/PHOTOPQR/L’UNION DE REIMS
Le 29 juin 2017, Guillaume Kosmicki a été l’invité de Fabrice Drouelle pour le 400ème numéro de l’émission « Affaires sensibles » sur France Inter, sur le thème des free parties et des teknivals, au côté de Vincent Tanguy, représentant des sound-systems bretons.
https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-29-juin-2017
http://guillaume-kosmicki.org/radio/AffairesSensibles29juin2017.mp3
« A la fin des années 80, la vague des fêtes de musique électronique frappe l’Europe de ses premières notes. En Angleterre d’abord, puis ensuite en France, le phénomène des « Raves Party » débarque sans crier gare et il renverse tout ce qui se trouve sur son passage !
Dans leurs valises : les « Raves » réintroduisent avec elles **un mode de vie et un état d’esprit** qu’on avait oublié depuis les années « Woodstock ». Celui d’une fête qui rime avec liberté et qui se déroule hors de toute contrainte d’espace ou de temps ! Sur leurs platines : les **DJ des « Sound systèmes »** , véritables maîtres de cérémonies, distillent un son d’un genre nouveau : brutal, rythmé et aliénant… de la musique **House** et par la suite de la **techno** à l’état pur ! Dans leurs poches : les fêtards, qu’on surnomme aussi les « ravers », sont prêt à braver les éléments pendant des jours pour communier avec la musique !
Véritable Ovni dans le paysage musical, les « **Raves Party** » tracent leur route de rassemblements en rassemblements, de festivals en festivals ! À chacun de leur passage, à proximité des villes ou dans les campagnes, elles suscitent autant d’engouement qu’elles engendrent d’inquiétudes voir d’incompréhensions… Car bien malgré elles, ils planent au-dessus du mouvement le spectre de la violence, de l’incivisme et de la consommation de drogue ! De fausses idées reçues qui, largement relayées dans la presse, vont être à l’origine d’une sévère campagne de répression par les responsables politique. Au point que progressivement muselées, les Raves Party vont être concurrencées par un autre type de fête, encore plus libertaires celles-là, les « Free Party » !
Alors quelle est donc l’origine de ces fêtes sur fond de musique électronique qu’on appelle plus communément « les Raves » ? Comment sont-elles arrivées en France ? Quelles sont les véritables motivations de leurs organisateurs ? Pourquoi le mouvement s’est-t-il divisé entre légalité et illégalité ? Et enfin comment les pouvoirs publics ont-ils réagi face à ce mouvement ?
**Invité Guillaume Kosmicki**
**Guillaume Kosmicki** , musicologue, enseignant-conférencier, spécialiste du phénomène techno à travers les raves et les free party, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de références sur le sujet dont _**Free Party, une histoire, des histoires**_ paru avec un CD en 2010, aux éditions **Le mot et le reste.** Avec nous également par téléphone depuis Brest, **Vincent Tanguy** , Porte-parole des Sounds Systèmes breton. Il organise des Free Party et il est d’ailleurs membre du collectif **« 7-1-6 »** (« c’est ainsi »). »
Courtesy of #Dowser
En 1997 déjà, les gendarmes étaient capables de matraquer des néo-hippies qui dansaient sous la pluie. On a des témoins... Et c’est documenté par un chercheur
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