Ceci étant dit, je trouve qu'on a tendance à surestimer la simplicité des logiciels propriétaires. Je dirais même que dans pas mal de cas, les logiciels libres sont beaucoup plus simples et beaucoup mieux foutus. Un exemple : personnellement, je suis passé à Gnunux en 2007, en remplaçant mon Windows XP par un Ubuntu 7.04. Eh bien une des choses qui m'ont frappés à l'époque, c'était la façon dont était géré le menu pour lancer des logiciels, l'équivalent du menu « Démarrer » des Windows de l'époque. Vous voyez, sur Windows XP, quand vous installiez un logiciel et que vous vouliez ensuite le lancer : il fallait cliquer sur Démarrer, puis Applications, puis trouver le dossier avec le nom de l'éditeur du logiciel – par exemple Adobe pour Photoshop – puis enfin le nom du logiciel. Alors que sur Ubuntu, bah quand j'installais Gimp, l'équivalent libre de Adobe Photoshop, pour le trouver dans le menu, je devais cliquer sur Logiciel, Graphismes. Et Gimp. C'est dingue. Et attendez, hein, quand j'installe un logiciel de bureautique, pareil : je le trouve dans Logiciel, Bureautique. Ceci est une révolution. Eh oui, mais c'est un exemple typique de comment une différence de philosophie fondamentale peut changer quelque chose qui a l'air trivial et qui pourtant rend un système plus ou moins complexe : sur Windows, l'important, c'est que l'éditeur du logiciel puisse afficher sa marque ; sur Gnunux, l'important, c'est que vous retrouviez facilement votre logiciel. La réalité, c'est que les Windows et compagnie ont des parts immenses de complexité que les gens ont tout simplement intégré et que les GAFAM font passer pour normale et acceptable.
🗃️ ARCHIVE : « GNU/Linux, c'est trop compliqué ? » (2023)
Les logiciels propriétaires ne sont pas plus simples que les libres : on a juste souvent intégré leurs complexités comme naturelles…
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