Par ailleurs, après 40 ans de lutte contre les protocoles basés sur la suspicion, sur les stéréotypes, sur l’arbitraire et la psychiatrisation, la HAS est forcée de reconnaître l’expérience des associations. Le modèle du consentement éclairé, qui a fait ses preuves au sein de la médecine libérale depuis une décennie, est reconnu comme le seul efficace. Ces pratiques maltraitantes, qui ont encore lieu aujourd’hui, doivent cesser. De même, les recommandations ne résolvent pas le grave problème du sous-dosage hormonal causé par nombre de prescriptions mal avisées.
Dans ces recommandations subsistent des traces des pratiques médicales et psychiatriques maltraitantes historiques. La HAS recommande ainsi un “délai de réflexion raisonnable” pour les traitements hormonaux et les opérations. Ce flou intolérable laisse toute latitude aux cliniciens pour infliger encore des mois d’attente aux personnes trans alors qu’elles ne toquent à la porte du cabinet qu’après un long parcours d’obstacles, ralenti par la transphobie de leur entourage social, professionnel et familial, et par la casse libérale du système de santé.
Quoiqu’il se décide dans les sphères bourgeoises, nous, organisations trans de terrain, serons en première ligne pour permettre aux personnes trans d’accéder à l’aide dont elles ont besoin et imposer les pratiques de soins éprouvées.
Nous partageons leur analyse et leurs positions, et joignons notre voix à leurs dénonciations.
Union Communiste Libertaire, le 18 juillet 2025
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