Plat creux qui présente un décor en trompe-l'œil en relief, ce qui le rend inutilisable : feuilles, racines, fleurs, coquillages, poisson, serpent, écrevisse, lézard, grenouill, dans des tons automnaux.
Charles-Jean AVISSEAU (1795-1861),
"Bassin rustique" (plat en trompe-l'œil,
vers 1853-1854, faïence émaillée, Tours, musée des Beaux-Arts).
Surnommé le "Bernard Palissy de la Touraine", Charles-Jean Avisseau redécouvre les secrets de fabrication des
terres cuites vernissées autour de 1843. Plus qu'un simple imitateur des "rustiques figurines" du maître du XVIe siècle,
Avisseau crée des effets de trompe-l'œil aux airs de microcosme foisonnant, et élargit la palette des émaux. Chez lui,
l'effet esthétique prime sur le vérisme scientifique, situant ses œuvres entre le caprice néo-renaissance et le fantasme
des théories de l'Evolution qui agitent le siècle.
Exposition "Le trompe-l’œil, de 1520 à nos jours" (2024-2025), Musée Marmottan Monet, Paris.
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4 décembre : plat