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ABANDON (Federico Garcia Lorca)
Mon Dieu, je suis venu avec la semence des questions !
Je les ai semées et elles n'ont pas fleuri.
(Un grillon chante sous la lune.)
Mon Dieu, je suis venu avec les corolles des réponses, mais le vent ne les emporte pas !
(Tourne l'orange irisée de la terre.)
Mon Dieu, je suis Lazare !
Remplis mon tombeau d'aube, donne à mon char des poulains noirs.
(Sur la montagne lyrique se couche la lune.)
Mon Dieu, je m'assiérai sans question et avec réponse ! pour voir bouger les branches.
(Tourne l'orange irisée de la terre.)

ABANDON (Federico Garcia Lorca) Mon Dieu, je suis venu avec la semence des questions ! Je les ai semées et elles n'ont pas fleuri. (Un grillon chante sous la lune.) Mon Dieu, je suis venu avec les corolles des réponses, mais le vent ne les emporte pas ! (Tourne l'orange irisée de la terre.) Mon Dieu, je suis Lazare ! Remplis mon tombeau d'aube, donne à mon char des poulains noirs. (Sur la montagne lyrique se couche la lune.) Mon Dieu, je m'assiérai sans question et avec réponse ! pour voir bouger les branches. (Tourne l'orange irisée de la terre.)

Mercredi des Cendres
(Gretchen Olheiser, Women's Uncommon Prayers)
Sortant de la lumière de l'Épiphanie, j'entre dans un lieu inconnu appelé « Carême ». Mes yeux mettent du temps à s'habituer au changement.
Je retiens mes larmes et reste immobile, me demandant si mes yeux sont ouverts ou fermés, car rien de visible ne se trouve devant moi.
Mes sens me disent qu'il y a des objets devant moi : des lieux précieux, des espaces sacrés.
Il n'y a aucun sentiment d'urgence ; le temps s'est écoulé, me laissant quarante jours et quarante nuits pour explorer ce lieu inconnu et pourtant familier : toucher, ressentir, connaitre des moments sacrés.

Mercredi des Cendres (Gretchen Olheiser, Women's Uncommon Prayers) Sortant de la lumière de l'Épiphanie, j'entre dans un lieu inconnu appelé « Carême ». Mes yeux mettent du temps à s'habituer au changement. Je retiens mes larmes et reste immobile, me demandant si mes yeux sont ouverts ou fermés, car rien de visible ne se trouve devant moi. Mes sens me disent qu'il y a des objets devant moi : des lieux précieux, des espaces sacrés. Il n'y a aucun sentiment d'urgence ; le temps s'est écoulé, me laissant quarante jours et quarante nuits pour explorer ce lieu inconnu et pourtant familier : toucher, ressentir, connaitre des moments sacrés.

Chant nocturne (Ada Negri)
Une chanson résonne dans le lointain :
La voix est celle d'une femme, chaude, passionnée :
À mon sens un peu faible, un peu voilée
- Au milieu des grenadiers en fleurs - de la distance.
Comme des volutes d'encens
Embaumant les vergers ou va ton chant,
Ô inconnue sous le ciel immense, Ô cœur qui parle dans l'obscurité !
Qui es-tu donc ? As-tu erré ? ... As-tu souffert ?
As-tu jamais pleuré près d'un mourant ?
Sur les décombres des joies éteintes
La soif du désert ne t'a-t-elle pas enflammé ?
Et quel sens mystique me lie à toi De douceur fraternelle et de piété, ô inconnue sous le ciel immense, Ô cœur qui parle dans l'obscurité ?...

Chant nocturne (Ada Negri) Une chanson résonne dans le lointain : La voix est celle d'une femme, chaude, passionnée : À mon sens un peu faible, un peu voilée - Au milieu des grenadiers en fleurs - de la distance. Comme des volutes d'encens Embaumant les vergers ou va ton chant, Ô inconnue sous le ciel immense, Ô cœur qui parle dans l'obscurité ! Qui es-tu donc ? As-tu erré ? ... As-tu souffert ? As-tu jamais pleuré près d'un mourant ? Sur les décombres des joies éteintes La soif du désert ne t'a-t-elle pas enflammé ? Et quel sens mystique me lie à toi De douceur fraternelle et de piété, ô inconnue sous le ciel immense, Ô cœur qui parle dans l'obscurité ?...

Et nos poèmes de ce soir #federicogarcialorca #adanegri #gretchenolheiser

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