Advertisement · 728 × 90
#
Hashtag
#hêtres
Advertisement · 728 × 90
Post image

ceci fait beaucoup plus de 280 caractères...
ready.thecroute.com/2026/01/14/p...
#PerceNeige sous les #hêtres
#boisdevincennes #paris12
#art #artcontemporain
#Theboisdanslebois

1 0 0 0
Bouquet d'abstrait

A une époque pas si lointaine, je n'aimais pas ce qu'on appelle communément l'art contemporain. J'imagine que mon esprit était peut-être un peu trop rationnel ; et que pour moi, l'art contemporain, ça se résumait à échapper ses pinceaux sur sa toile en sachant très bien l'expliquer, à oublier de peindre sa toile en sachant très bien l'expliquer, à appuyer sur le déclencheur sans faire exprès en conservant le résultat pour ne pas gâcher la pellicule, à exprimer sa colère en gribouillant ou déformant des trucs en sachant très bien l'expliquer, ou éventuellement à laisser son gamin faire sa sculpture à sa place en ajoutant juste ce qu'il faut pour qu'elle perde la naïveté d'une œuvre enfantine. 

Bref. Au lycée, j'aimais bien les qualificatifs de « content pour rien » ou « con-temporain ». Et le musée d'art moderne de Strasbourg était une curiosité.

Je suppose que maintenant que je m'y suis mise, au flou, à l'abstrait, … c'est que j'ai changé d'avis. Il y a toujours des approches qui me déplaisent, mais certaines qui me parlent, aussi. J'y trouve une forme d'esthétisme, un discours utile ou une expression qui me semble mieux correspondre à certains ressentis plus subtils. 

[...] suite sur la prochaine image...

Bouquet d'abstrait A une époque pas si lointaine, je n'aimais pas ce qu'on appelle communément l'art contemporain. J'imagine que mon esprit était peut-être un peu trop rationnel ; et que pour moi, l'art contemporain, ça se résumait à échapper ses pinceaux sur sa toile en sachant très bien l'expliquer, à oublier de peindre sa toile en sachant très bien l'expliquer, à appuyer sur le déclencheur sans faire exprès en conservant le résultat pour ne pas gâcher la pellicule, à exprimer sa colère en gribouillant ou déformant des trucs en sachant très bien l'expliquer, ou éventuellement à laisser son gamin faire sa sculpture à sa place en ajoutant juste ce qu'il faut pour qu'elle perde la naïveté d'une œuvre enfantine. Bref. Au lycée, j'aimais bien les qualificatifs de « content pour rien » ou « con-temporain ». Et le musée d'art moderne de Strasbourg était une curiosité. Je suppose que maintenant que je m'y suis mise, au flou, à l'abstrait, … c'est que j'ai changé d'avis. Il y a toujours des approches qui me déplaisent, mais certaines qui me parlent, aussi. J'y trouve une forme d'esthétisme, un discours utile ou une expression qui me semble mieux correspondre à certains ressentis plus subtils. [...] suite sur la prochaine image...

[...] Je ne sais pas si la photo est censée représenter la réalité. Pour certains oui ; pour moi non. Dans ma façon d'appréhender les choses, c'est de toute façon impossible : un photo c'est un angle, un cadrage, une luminosité, des couleurs, du matériel, un regard, un choix... le résultat sera de forcément « incomplet », ce sera un fragment de ce qui nous entoure. (Ce qui ne justifie pas de faire des montages ou autres supercheries inventives à base d'IA : là on change de domaine, ce n'est plus pour moi de la photo.)
Pour moi, une photo est censée représenter la réalité d'un moment. Vécu. Sur place. Avec ce qu'il contient de visible, mais aussi d'intangible. Une image se doit d'essayer de contenir un ressenti. Et c'est pour ça que parfois, maintenant, je pars avec une idée (genre faire des photos de forêt tout ce qu'il y a de plus net et conventionnel, parce que cette période et cette forêt sont magnifiques...), et je reviens avec tout autre chose (genre une tripotée de bougés, de flous, de filés colorés).

En fait, dans ces instants là, je ne photographie pas ce que je vois... j'essaye juste de photographier ce que je ressens.

Ce jour là, l'atmosphère était étrangement douce, sereine, presque joyeuse au chant du pic noir.

(à chaque fois une seule photo, une seule expo)

Copyright : Ambre de l'AlPe
@ambredelalpe

[...] Je ne sais pas si la photo est censée représenter la réalité. Pour certains oui ; pour moi non. Dans ma façon d'appréhender les choses, c'est de toute façon impossible : un photo c'est un angle, un cadrage, une luminosité, des couleurs, du matériel, un regard, un choix... le résultat sera de forcément « incomplet », ce sera un fragment de ce qui nous entoure. (Ce qui ne justifie pas de faire des montages ou autres supercheries inventives à base d'IA : là on change de domaine, ce n'est plus pour moi de la photo.) Pour moi, une photo est censée représenter la réalité d'un moment. Vécu. Sur place. Avec ce qu'il contient de visible, mais aussi d'intangible. Une image se doit d'essayer de contenir un ressenti. Et c'est pour ça que parfois, maintenant, je pars avec une idée (genre faire des photos de forêt tout ce qu'il y a de plus net et conventionnel, parce que cette période et cette forêt sont magnifiques...), et je reviens avec tout autre chose (genre une tripotée de bougés, de flous, de filés colorés). En fait, dans ces instants là, je ne photographie pas ce que je vois... j'essaye juste de photographier ce que je ressens. Ce jour là, l'atmosphère était étrangement douce, sereine, presque joyeuse au chant du pic noir. (à chaque fois une seule photo, une seule expo) Copyright : Ambre de l'AlPe @ambredelalpe

Bouquet d'abstrait

A une époque pas si lointaine, je n'aimais pas ce qu'on appelle communément l'art contemporain. J'imagine que mon esprit était peut-être un peu trop rationnel ; et que pour moi, l'art contemporain, ça se résumait à échapper ses pinceaux sur sa toile en sachant très bien l'expliquer, à oublier de peindre sa toile en sachant très bien l'expliquer, à appuyer sur le déclencheur sans faire exprès en conservant le résultat pour ne pas gâcher la pellicule, à exprimer sa colère en gribouillant ou déformant des trucs en sachant très bien l'expliquer, ou éventuellement à laisser son gamin faire sa sculpture à sa place en ajoutant juste ce qu'il faut pour qu'elle perde la naïveté d'une œuvre enfantine. 

Bref. Au lycée, j'aimais bien les qualificatifs de « content pour rien » ou « con-temporain ». Et le musée d'art moderne de Strasbourg était une curiosité.

Je suppose que maintenant que je m'y suis mise, au flou, à l'abstrait, … c'est que j'ai changé d'avis. Il y a toujours des approches qui me déplaisent, mais certaines qui me parlent, aussi. J'y trouve une forme d'esthétisme, un discours utile ou une expression qui me semble mieux correspondre à certains ressentis plus subtils. 

[...] suite sur la prochaine image...

Bouquet d'abstrait A une époque pas si lointaine, je n'aimais pas ce qu'on appelle communément l'art contemporain. J'imagine que mon esprit était peut-être un peu trop rationnel ; et que pour moi, l'art contemporain, ça se résumait à échapper ses pinceaux sur sa toile en sachant très bien l'expliquer, à oublier de peindre sa toile en sachant très bien l'expliquer, à appuyer sur le déclencheur sans faire exprès en conservant le résultat pour ne pas gâcher la pellicule, à exprimer sa colère en gribouillant ou déformant des trucs en sachant très bien l'expliquer, ou éventuellement à laisser son gamin faire sa sculpture à sa place en ajoutant juste ce qu'il faut pour qu'elle perde la naïveté d'une œuvre enfantine. Bref. Au lycée, j'aimais bien les qualificatifs de « content pour rien » ou « con-temporain ». Et le musée d'art moderne de Strasbourg était une curiosité. Je suppose que maintenant que je m'y suis mise, au flou, à l'abstrait, … c'est que j'ai changé d'avis. Il y a toujours des approches qui me déplaisent, mais certaines qui me parlent, aussi. J'y trouve une forme d'esthétisme, un discours utile ou une expression qui me semble mieux correspondre à certains ressentis plus subtils. [...] suite sur la prochaine image...

[...] Je ne sais pas si la photo est censée représenter la réalité. Pour certains oui ; pour moi non. Dans ma façon d'appréhender les choses, c'est de toute façon impossible : un photo c'est un angle, un cadrage, une luminosité, des couleurs, du matériel, un regard, un choix... le résultat sera de forcément « incomplet », ce sera un fragment de ce qui nous entoure. (Ce qui ne justifie pas de faire des montages ou autres supercheries inventives à base d'IA : là on change de domaine, ce n'est plus pour moi de la photo.)
Pour moi, une photo est censée représenter la réalité d'un moment. Vécu. Sur place. Avec ce qu'il contient de visible, mais aussi d'intangible. Une image se doit d'essayer de contenir un ressenti. Et c'est pour ça que parfois, maintenant, je pars avec une idée (genre faire des photos de forêt tout ce qu'il y a de plus net et conventionnel, parce que cette période et cette forêt sont magnifiques...), et je reviens avec tout autre chose (genre une tripotée de bougés, de flous, de filés colorés).

En fait, dans ces instants là, je ne photographie pas ce que je vois... j'essaye juste de photographier ce que je ressens.

Ce jour là, l'atmosphère était étrangement douce, sereine, presque joyeuse au chant du pic noir.

(à chaque fois une seule photo, une seule expo)

Copyright : Ambre de l'AlPe
@ambredelalpe

[...] Je ne sais pas si la photo est censée représenter la réalité. Pour certains oui ; pour moi non. Dans ma façon d'appréhender les choses, c'est de toute façon impossible : un photo c'est un angle, un cadrage, une luminosité, des couleurs, du matériel, un regard, un choix... le résultat sera de forcément « incomplet », ce sera un fragment de ce qui nous entoure. (Ce qui ne justifie pas de faire des montages ou autres supercheries inventives à base d'IA : là on change de domaine, ce n'est plus pour moi de la photo.) Pour moi, une photo est censée représenter la réalité d'un moment. Vécu. Sur place. Avec ce qu'il contient de visible, mais aussi d'intangible. Une image se doit d'essayer de contenir un ressenti. Et c'est pour ça que parfois, maintenant, je pars avec une idée (genre faire des photos de forêt tout ce qu'il y a de plus net et conventionnel, parce que cette période et cette forêt sont magnifiques...), et je reviens avec tout autre chose (genre une tripotée de bougés, de flous, de filés colorés). En fait, dans ces instants là, je ne photographie pas ce que je vois... j'essaye juste de photographier ce que je ressens. Ce jour là, l'atmosphère était étrangement douce, sereine, presque joyeuse au chant du pic noir. (à chaque fois une seule photo, une seule expo) Copyright : Ambre de l'AlPe @ambredelalpe

Bouquet d'abstrait ⎪ Abstract bouquet

Texte en français en "ALT" en cliquant sur les images ou en commentaire 😉

#ambredelalpe #forestday #ambert #hêtres #fagussylvatica #colorfull #fall #autum #automne #photo #abstrait #abstract #abstractnaturephotography #forestphotography #landscapephotography

8 1 0 0