Un jeudi photo qui dérape dans mon joli Vexin
C’est arrivé dans mon #Vexin et il fallait digérer ce #JeudiPhoto. La #photo est sympa non ? Mais le contexte ne l’était pas.
Cœur brisé, la tournure des événements s’est transformée en cauchemar… je vous raconte ici ce jeudi matin peu ordinaire.
▶ N’oublions pas que je ne suis pas chasseur (sauf avec mon appareil photo), que je mange de la viande, et que j’ai un profond respect de la faune et de la flore. Voilà, c’est dit.
▶ Alors que j’accompagnais mini Véliocasse à l’école, j’observe dans un champ deux belles oreilles. Un peu espionné par ce périscope animalier du champ, je me dis que s’il est toujours là en revenant, j’irai m’approcher.
▶ Quelque chose ne va pas, déjà, j’effraie forcément l’animal en m’approchant. Et il n’arrive pas à s’enfuir. Patte arrière droite complètement inefficace, arrière gauche, la cuisse fonctionne péniblement. N’étant ni vétérinaire et clairement incompétent pour sauver l’animal je fais un direct sur Instagram pour demander conseil sur ma conduite à tenir : Chercher une association de protection, ou gendarmerie… Fallait agir vite ! Alors, dans le champ, je cherche les mains gelées
▶ Le Voisin : Nous nous regardons, on se rapproche, on parle. Il me dit tout haut ce que je pensais, sans pour autant vouloir prendre cette solution. C’est un animal sauvage et il est trop gravement handicapé.
▶ La décision : Le chevreuil a tenté de partir, il fait 10 m qu’avec ses membres avant en criant (peur,douleur?). Avec le voisin on se regarde, les associations (certes trop loin) n’auraient pas pu soigner ce chevreuil à priori percuté par un véhicule. Il connaît un chasseur...
▶ Le chasseur : Un homme que j’ai rencontré ce matin là, il ne regarde pas ce chevreuil comme un steak dans son assiette. Et merci à vous de respecter ce don que j’ai pour identifier les personnes bienveillantes. (pas d’amalgame avec d’autres histoires SVP)
▶ On abrège : Après une longue discussion et observation du chevreuil. C’est lui, mais 10 sec de plus et c’était moi qui aurait demandé, "s’il fallait abréger ses souffrances?". Un animal sauvage, lourdement handicapé, mon dieu ! Noooon mais c’était là seule fin possible. Un peu comme lorsque l’on fait piquer son animal de compagnie (je vous jure que c’est une décision très lourde). Oui il faut abréger ses souffrances, mais je lui réponds que je reste jusqu’à la fin, qu’il accueille très bien. Il va le piquer
▶ La piqûre : Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, la piqûre n’est pas effectuée avec une seringue mais plutôt un couteau long, non dentelé et très tranchant. Avec un calme absolu, des conversations sur un ton calme entre voisin, chasseur et moi. On s’approche du chevreuil. Une précision chirurgicale, sans hésitation…
▶ 15 secondes : L’animal était calme, nous étions tous les deux à côté. La piqûre à touché le cœur par un seul et unique geste très précis. 15 secondes plus tard, et après trois fortes respirations, l’animal s’endormait dans le champ.
Personnellement, je remercie ce chasseur.
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