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Réduction des moyens accordés à la minorité à Angers : « J’applique la loi », se défend le maire Christophe Béchu | Courrier de l'Ouest [Courrier de l'Ouest] Christophe Béchu (Horizons) débutera officiellement son troisième mandat de maire d’Angers ce vendredi 27 mars 2026 lors de l’installation du conseil municipal. L’ambiance avec s...

Réduction des moyens accordés à la #minorité #municipale à Angers : « J’applique la loi », se défend le #maire Christophe #Béchu #Municipales #Angers #politique #Horizons #MaineetLoire @courrierouest www.ouest-france.fr/elections/mu...

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« Je dois arrêter l’opium »: dans les montagnes thaïlandaises, la drogue prospère à l’ombre de la guerre birmane vietnam-aujourdhui.info/2026/03/13/je-dois-arret... #Birmanie #Drogue #Minorité #Thailande

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Vieillir en français en Atlantique: les réalités et défis d’une minorité Vieillissement démographique, isolement social, défis d’accès aux services en français. Ce sont certains des éléments ressortis d’un récent rapport de Statistique Canada, qui dresse le grand portrait ...

Vieillir en français en Atlantique: les réalités et défis d’une minorité ✍️

#Vieillirenfrançais #Atlantique #actualités #lecourrier #avecnoscommunautés #minorité

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Le Premier ministre néerlandais Jetten fait face à un avenir incertain à la tête d’un gouvernement minoritaire Principaux renseignements Les Pays-Bas, généralement connus pour leur paysage politique stable et leur approche pragmatique, sont aujourd’hui confrontés à une incertitude sans précédent. Rob Jetten, le nouveau Premier ministre âgé de 38 ans, dirige un gouvernement minoritaire qui doit relever des défis importants pour obtenir le soutien du Parlement. C’est l’analyse d’EUToday. Un paysage politique […]

Le Premier ministre néerlandais Jetten fait face à un avenir incertain à la tête d’un gouvernement minoritaire #Politique #Gouvernement #RobJetten #PaysBas #Minorité

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L’impact des élections au Bangladesh sur les Rohingyas vietnam-aujourdhui.info/2026/02/16/limpact-des-e... #Birmanie #Minorité #Politique

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Original post on piaille.fr

Je le dis depuis le jour 1: la #gauche doit être du côté des #juifs , comme du côté de chaque #minorité (religieuse, d'origine, ...).

Nous ne choisirons jamais une religion plutôt qu'une autre. Toutes sont honorables, et toutes sont porteuses de potentialités diverses, dont on doit toujours […]

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#Ingérence #LibreArbitre #Majorité #Minorité

Bienvenues en #ABSURDISTAN made in #Instagram qui excelle dans tout ce que l'on voudrais y voir apporter de remède !

🟣⚪️ tr.ee/O8eQCw

@pmediasocial.bsky.social #VeilleVieNumérique

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Birmanie : les Rohingyas en exil observent avec inquiétude les élections organisées par la junte vietnam-aujourdhui.info/2026/01/24/birmanie-les-... #Birmanie #Elections #Minorité

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Birmanie : les Rohingyas en exil observent avec inquiétude les élections organisées par la junte La Birmanie va débuter la troisième et dernière phase des élections générales dimanche 25 janvier. La junte au pouvoir depuis le coup d’État de 2021 organise le scrutin et tente de se légitimer aux yeux de la communauté internationale. Elles sont toutefois qualifiées de « mascarade » par la plupart des ONG et observateurs. De nombreux réfugiés birmans regardent cette élection depuis l’extérieur et notamment les Rohingyas, majoritairement musulmans et victimes de graves persécutions depuis l’indépendance du pays. Alors que la Gambie a saisi la Cour internationale de justice pour accuser la Birmanie du génocide de la communauté, plusieurs d’entre eux, exilés en Malaisie, ont accepté de témoigner. Dans le sud de Kuala Lumpur, un bâtiment discret se fond dans le quartier. À l’intérieur : les locaux d’une association d’aide aux réfugiés birmans, et notamment aux Rohingyas. Rafik Ismaël est originaire de l’État birman d’Arakan. Lui et sa famille ont fui les persécutions il y a presque 30 ans. « Mon père était un leader local, donc il essayait d’aider les communautés qui avaient besoin de nourriture. Mais les militaires n’aimaient pas ça, et ils ont pris mon père pour le mettre dans un camp de détention. Ensuite, ils s’en sont pris à ma mère, et puis à mon grand-père. Notre communauté s’est battue pour ma famille, mais après les avoir libérés, les militaires nous ont dit : « Il vaut mieux que vous partiez, sinon on tuera toute la famille. » » Un problème qui dure depuis 70 ans Malgré l’exil, Rafik Ismaël regarde attentivement le déroulement des élections organisées en Birmanie dans les médias : « Le problème en Birmanie dure déjà depuis 70 ans, donc je ne vois aucun avenir possible. Sauf si on fait partir la junte. L’élection pourrait alors permettre la démocratie, peut-être qu’on aurait une chance, mais cette élection-là ne sert à rien. Pour nous Rohingyas, que ce soit la junte ou Aung San Suu Kyi, c’est pareil. Parce qu’ils ne nous soutiennent pas. La dernière fois, parce qu’elle a obtenu le prix Nobel de la paix, vous savez, on a cru qu’elle pouvait faire quelque chose de meilleur pour le pays, mais malheureusement non, on n’a vu rien bon de sa part. » Dans un coin de la pièce, Katija regarde attentivement deux réfugiés endormis sur des matelas posés au sol. Elle a fui la Birmanie il y a cinq ans. Certains de ses proches rohingyas sont toujours sur place : « Mon beau-frère a été pris par l’armée d’Arakan en 2024, c’était l’an dernier. Il a été battu pendant environ deux mois, donc il ne peut presque plus bouger, il est quasiment paralysé maintenant. Je crois à l’unité, mais je ne pense pas que la situation en Birmanie va s’améliorer. On sait que beaucoup de pays soutiennent la junte avec des armes et aussi de l’argent. Nous connaissons la plus longue guerre de l’histoire, donc je ne pense pas que ça ira mieux. » D’autres difficultés font désormais le quotidien de ces Rohingyas, exilés en Malaisie : le pays n’est pas signataire de la convention de l’ONU pour les réfugiés. L’accès à l’emploi, la santé et l’éducation sont notamment limités. Radio France Internationale – 24 janvier 2026 ### Related posts: 1. Tous contre la LND aux prochaines élections en Birmanie Après les élections de 2015, la Birmanie a souvent été... 2. La région autonome Wa, oubliée des futures élections générales ? Le Parti national Wa (WNP), la plus grande formation politique... 3. De nouveaux nuages ethniques sur les élections législatives birmanes du 8 novembre La question douloureuse des Rohingyas place sans surprise au dessus...
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Rohingyas : la procédure pour génocide devant la CIJ est «biaisée et sans fondement», dénonce la junte birmane vietnam-aujourdhui.info/2026/01/14/rohingyas-la-... #Birmanie #Justice #Minorité

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Rohingyas : la procédure pour génocide devant la CIJ est «biaisée et sans fondement», dénonce la junte birmane Dans un communiqué publié par un média d’État, la junte birmane appelle la Cour internationale de justice (CIJ) à «rendre sa décision en se basant sur les faits et le droit établi, dans le strict respect du cadre de la Convention sur le génocide». La procédure engagée devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre la Birmanie pour génocide contre la minorité musulmane rohingya est «biaisée et sans fondement», a déclaré mercredi le ministère des Affaires étrangères de la junte birmane. Dans un communiqué publié par un média d’Etat, il a appelé la CIJ, où les audiences ont débuté lundi, à «rendre sa décision en se basant sur les faits et le droit établi, dans le strict respect du cadre de la Convention sur le génocide». La Gambie, pays d’Afrique de l’Ouest à majorité musulmane, accuse notamment le pouvoir birman devant la plus haute instance judiciaire de l’ONU de violations de la Convention des Nations unies sur le génocide. Répression sanglante Des centaines de milliers de musulmans rohingyas ont fui en 2017 une répression sanglante de l’armée birmane et de milices bouddhistes, trouvant refuge au Bangladesh voisin. Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols collectifs et d’incendies criminels. Au premier jour des trois semaines d’audiences lundi, le ministre gambien de la Justice Dawda Jallow a affirmé que les Rohingyas avaient été «pris pour cible et exterminés». Les avocats de la Birmanie commenceront à présenter leur réponse vendredi. Les accusations de la Gambie sont «biaisées et sans fondement, dans les faits et juridiquement», a déclaré le ministère des Affaires étrangères de la junte birmane. «Des rapports biaisés, fondés sur des preuves non fiables, ne sauraient se substituer à la vérité». Dirigée par une junte militaire depuis un coup d’État en 2021, la Birmanie coopère «de bonne foi» avec la CIJ, signe de son respect pour le droit international, a-t-il ajouté. Dans son communiqué, le ministère n’utilise pas le mot «Rohingya», évoquant plutôt des «personnes originaires de l’État Rakhine». Massacres et viols en réunion La CIJ a entendu mardi des témoignages de violences perpétrées contre les Rohingyas dans un village du nord de l’État Rakhine. Des soldats birmans y ont décapité des vieillards, violé en réunion des femmes et des filles et jeté des nourrissons dans les rivières, a accusé Tafadzwa Pasipanodya, avocate de la Gambie. Après avoir massacré tous les villageois, les soldats birmans incendiaient «systématiquement» les bâtiments à la suite de ces prétendues «opérations de nettoyage», a encore affirmé Tafadzwa Pasipanodya. «L’ensemble de ces preuves (…) démontre de manière convaincante que la Birmanie, par l’intermédiaire de ses organes étatiques, a agi dans l’intention d’exterminer les Rohingyas», a-t-elle poursuivi. Le pays d’Asie du Sud-Est a toujours soutenu que la répression menée par les forces armées était justifiée pour réprimer l’insurrection des Rohingyas après une série d’attaques qui avaient coûté la vie à une douzaine de membres des forces de sécurité. Aujourd’hui, 1,17 million de Rohingyas vivent entassés dans des camps délabrés qui s’étendent sur plus de 3200 hectares à Cox’s Bazar, au Bangladesh. Une décision de la CIJ pourrait cependant encore prendre des mois, voire des années. Le tribunal n’a aucun moyen de faire appliquer ses décisions, mais un arrêt favorable à la Gambie exercerait une pression politique sur la Birmanie. Le dossier est suivi de près car il est susceptible de créer des précédents pour une affaire portée devant la CIJ par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël d’avoir commis un génocide à l’encontre de la population palestinienne de Gaza. Le Figaro avec Agence France Presse – 14 janvier 2026 ### Related posts: 1. Trois officiers « condamnés » pour des « atrocités » dans l’Arakan Si on en croit la publication du 1er février 2018... 2. Une nouvelle équipe pour défendre la Birmanie à la Haye Le régime militaire actuel vient de se doter d’une nouvelle... 3. La résistance birmane exécute un homme condamné pour viol dans l’État Chin En Birmanie, le conflit entre l’armée birmane et la résistance...
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Rohingyas : la Birmanie jugée à La Haye pour génocide vietnam-aujourdhui.info/2026/01/13/rohingyas-la-... #Birmanie #Histoire #Justice #Minorité

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Rohingyas : la Birmanie jugée à La Haye pour génocide Ce lundi 12 janvier 2026, à La Haye, s’est ouvert un procès devant la plus haute juridiction de l’ONU, qui doit dire si la Birmanie a violé la Convention sur le génocide de 1948 à l’encontre des Rohingyas. Que peut la justice internationale face à un crime de masse présumé ? Avec Saisie en 2019 par la Gambie, la Cour examine ce dossier aux lourdes conséquences juridiques et politiques, alors qu’environ un million de Rohingyas survivent aujourd’hui dans des camps de réfugiés au Bangladesh et que la Birmanie est à nouveau sous le joug d’une junte militaire. Les Rohingya, une minorité exclue de la nation birmane Sophie Boisseau du Rocher rappelle que la marginalisation des Rohingyas s’inscrit dans une histoire longue, antérieure aux violences récentes. Elle explique que les Rohingyas sont « une population installée dans l’espace bengalo-arakanais depuis le 5e siècle » et que leur islamisation partielle au 16e siècle a progressivement posé problème dans un État birman qui « se définit aussi par le bouddhisme, puisque être birman, c’est être bouddhiste ». Dès l’annexion du royaume d’Arakan par la Birmanie en 1785, « commence à se poser la question de l’intégration de ces populations musulmanes dans l’ensemble birman ». Cette exclusion est renforcée par la colonisation britannique, qui « importe des populations du Bengale pour exploiter les richesses de la Birmanie », accentuant la défiance après l’indépendance. Pour la politiste, « les Birmans n’ont jamais considéré ces populations musulmanes arakanaises comme membres à part entière de la nation birmane », faisant de la question rohingya un problème structurel de définition nationale. Crime de masse, justice internationale et responsabilités politiques La dernière crise majeure de 2017 marque un tournant par son ampleur : « près de 10 000 morts et surtout un exil massif vers le Bangladesh ». Sophie Boisseau du Rocher insiste sur la situation actuelle des Rohingyas, « apatrides ils ne vivent pas, ils survivent » dans des camps de réfugiés, sans perspective d’intégration durable. Elle revient également sur les accusations portées contre Aung San Suu Kyi, qu’elle juge excessives : « sa marge de manœuvre constitutionnelle est très fine et en fait l’armée est derrière », contrôlant directement les ministères clés liés au sort des Rohingyas. Selon elle, « Aung San Suu Kyi est la seule qui a véritablement essayé de débloquer la situation », notamment par la création de la commission Annan. Sur la qualification juridique des faits, elle est sans ambiguïté : « entre les viols, les meurtres, les restrictions imposées sur les naissances, on peut penser que ces actions délibérées s’apparentent à la définition d’un génocide ». Enfin, elle souligne les blocages internationaux : « la Chine et la Russie n’ont rien fait, ils ont bloqué toute décision au sein du Conseil de sécurité », montrant ainsi les limites de la justice internationale face aux crimes de masse lorsque les rapports de force géopolitiques l’emportent. Par Guillaume Erner – Radio France Culture – 13 janvier 2026 ### Related posts: 1. Dans l’Arakan, trois soldats condamnés à 20 ans de prison pour viol Le 11 décembre, un tribunal militaire à Sittwé a condamné... 2. Une nouvelle équipe pour défendre la Birmanie à la Haye Le régime militaire actuel vient de se doter d’une nouvelle... 3. Rohingyas : la CIJ se déclare compétente pour juger une accusation de génocide contre la Birmanie La Cour internationale de justice a estimé vendredi 22 juillet être...
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Génocide des Rohingyas en Birmanie: plaidoyers sur le fond du dossier à la Cour internationale de justice vietnam-aujourdhui.info/2026/01/12/genocide-des-... #Birmanie #Justice #Minorité

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Massacre des Rohingyas : la Birmanie devant la Cour internationale de justice pour génocide vietnam-aujourdhui.info/2026/01/12/massacre-des-... #Birmanie #Justice #Minorité

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France : vers une mise à l'abri systématique des mineurs isolés étrangers en recours ? Une proposition de loi adoptée à l'Assemblée nationale, en France, prévoit l'hébergement des mineurs isolés étrangers (MNA) pendant toute la durée de leur procédure de reconnaissance de minorité, même...

Une proposition de loi adoptée à l'Assemblée nationale, en France, prévoit l'hébergement des mineurs isolés étrangers (#MNA) pendant toute la durée de leur procédure de reconnaissance de #minorité, même ceux qui font appel après un premier rejet.

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Des combats en Birmanie débordent en Thaïlande : frontière sous tension Des combats en Birmanie ont atteint la Thaïlande, endommageant des maisons et entraînant la fermeture d’une école à Mae Sot. Les autorités thaïlandaises ont renforcé la sécurité à la frontière. Quelques jours avant ces combats, l’armée birmane s’était regroupée dans la région pour s’attaquer aux centres d’appel frauduleux tenus par des mafias chinoises qui étaient auparavant sous la protection de ses alliés, la brigade des gardes-frontières karen (BGF). Ils s’attaquent désormais aux résistants karens qui combattent le régime. Affrontement entre l’armée birmane et l’Union nationale Karen Les affrontements entre la brigade 6 de l’Union nationale Karen (KNU) et la brigade 22 de l’armée birmane dans la commune de Myawaddy, dans l’État de Karen, ont continué à s’intensifier dimanche 30 novembre et tout au long de la nuit. Des tirs nourris, des flammes, une épaisse fumée rouge et des explosions retentissantes étaient visibles et audibles jusque dans la ville de Mae Sot, témoignant de la violence exceptionnelle des combats qui se déroulent juste de l’autre côté de la frontière. Les deux camps ont échangé des salves soutenues de tirs de mortier de 60 mm et 120 mm, ainsi que des attaques répétées à l’aide de véhicules aériens sans pilote (drones) pour larguer des explosifs sur des positions stratégiques. Les troupes birmanes ont ensuite tenté d’avancer sur les positions de la KNU, ce qui a déclenché de nouveaux combats intenses. Avancée des troupes birmanes vers Pasak Entre dimanche soir et lundi matin, les agences de sécurité thaïlandaises ont reçu des informations indiquant qu’un grand nombre de soldats de la junte birmane, équipés d’armes lourdes, avaient progressé vers les positions anti-régime près de la base de Pasak, dans la ville de Myawaddy. Cette zone se trouve directement en face du village thaïlandais de Mae Kon Ken, dans le district de Mae Sot. L’intensification de ces mouvements militaires a accru les risques de tirs perdus sur le territoire thaïlandais. Des frappes de drones et des tirs d’armes lourdes ont continué d’être signalés de manière intermittente, mais aucune victime supplémentaire n’a été confirmée côté thaïlandais depuis dimanche. Fermeture d’une école et dégâts matériels à Mae Kon Ken Le 30 novembre, cinq obus de mortier provenant des combats en Birmanie ont atterri en Thaïlande, blessant deux ressortissants birmans vivant avec des résidents thaïlandais. Plusieurs munitions non explosées et des éclats d’obus ont également touché le village de Mae Kon Ken, où au moins six maisons ont été endommagées. Face à la découverte de balles perdues tombées dans la cour, l’école Ban Mae Kon Ken, située à seulement quelques centaines de mètres de la frontière, a suspendu ses cours pour une durée indéterminée. Le directeur, le lieutenant Thawatchai Saengplaeng, a ordonné la fermeture immédiate de l’établissement par mesure de sécurité. Tirs d’obus éclairants thaïlandais en réponse aux munitions perdues Pour signaler la gravité de la situation et avertir les forces birmanes que des munitions lourdes avaient touché le sol thaïlandais, la force opérationnelle Naresuan a tiré quatre obus éclairants de 120 mm en direction de la zone frontalière. L’objectif était de rappeler aux troupes birmanes que toute nouvelle violation du territoire thaïlandais entraînerait une réaction immédiate. Passages frontaliers informels suspendus et mesures renforcées En réponse à l’escalade, la force opérationnelle Naresuan a ordonné la fermeture de tous les passages frontaliers informels dans la province de Tak, ainsi que la suspension de l’usage des jetées locales. Seul le pont de l’amitié thaïlando-birman n° 1 à Mae Sot reste ouvert à la circulation normale. Le général de division Maitree Chupreecha, commandant de cette force opérationnelle, et Sanya Phetset, chef du district de Mae Sot, ont été déployés dans la région avec des responsables locaux pour superviser la situation. Renforcement massif du dispositif de sécurité le long de la frontière Des troupes de l’unité spéciale Ratchamanu, de la force opérationnelle Naresuan, de la 35ᵉ force opérationnelle des Rangers, de la compagnie 346 de la police des frontières et de la police de Mae Sot ont été déployées pour sécuriser la frontière. Toutes ces unités maintiennent désormais des patrouilles 24 heures sur 24 afin de réagir immédiatement en cas de tirs transfrontaliers. Les autorités thaïlandaises ont averti que tout nouveau tir égaré ou impact sur le territoire national serait immédiatement suivi de mesures de représailles pour protéger la souveraineté du pays. Toutelathailande.fr avec The Nation Thailand & Khaosod English – 2 décembre 2025 ### Related posts: 1. 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Un militant montagnard remis à Hanoï, Amnesty dénonce Amnesty International a dénoncé l’extradition vers le Vietnam de Y Quynh Bdap, militant montagnard et réfugié reconnu par l’ONU, décidée par la Cour d’appel thaïlandaise le 26 novembre 2025. L’organisation estime que cette décision expose directement l’intéressé à un risque élevé de torture, en contradiction avec les obligations internationales de la Thaïlande. Y Quynh Bdap, membre de la minorité ede, est cofondateur de l’organisation Montagnards Stand for Justice, qui documente les violations commises contre les communautés autochtones du centre du Vietnam. Hanoï l’accuse d’avoir participé à une attaque dans la province de Dak Lak en 2023 et l’a condamné par contumace à 10 ans de prison pour des charges liées au terrorisme, ce qu’il conteste. Le militant vivait en Thaïlande depuis 2018. Il avait été arrêté en juin 2024 pour dépassement de visa après la demande d’extradition formulée par le Vietnam. Malgré les avertissements répétés d’organisations de défense des droits de l’homme, il a été renvoyé à Hanoï peu après la décision judiciaire. Selon Amnesty International, les Montagnards sont régulièrement victimes de détentions arbitraires, tortures, restrictions religieuses et interrogatoires violents au Vietnam. L’ONG rappelle également que la Thaïlande a expulsé cette année 40 Ouïghours vers la Chine, en dépit des risques similaires. Amnesty considère que ces décisions contreviennent au principe de non-refoulement, inscrit dans la loi thaïlandaise contre la torture et dans la Convention des Nations unies contre la torture. Gavroche-thailande.com – 1er décembre 2025 ### Related posts: 1. Arrestation d’un dissident vietnamien à Bangkok : Alerte pour les droits humains La Commission nationale des droits humains (CNDH) thaïlandaise a vivement... 2. Un activiste indigène montagnard arrêté en Thaïlande, résiste à l’extradition vers le Vietnam Il a été condamné au Vietnam pour terrorisme présumé. Malgré... 3. RSF et son rapport 2020 sur la liberté de la presse L’ONG Reporters Sans Frontières (RSF) vient de publier son classement annuel...
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Les derniers chasseurs-cueilleurs de Thaïlande revendiquent leur droit aux terres Au coeur d’une forêt du sud de la Thaïlande, un jeune homme court, sarbacane en main, avant de décocher une flèche empoisonnée sur un singe. Le groupe qui l’accompagne s’approche en criant avant que l’animal ne tombe au sol. Cette chasse traditionnelle est toujours pratiquée par les Maniqs, l’un des plus petits groupes ethniques de Thaïlande et les derniers chasseurs-cueilleurs du pays. En voie de sédentarisation, les Maniqs réclament que leur droit de propriété soit reconnu sur les territoires qu’ils occupent depuis des générations mais qui sont à présent régis par les lois de protection de la nature. A 18 ans, Dan Rakpabon est le plus jeune chasseur des Maniqs. Il rapporte son trophée au thap, un abri de bambou au toit de feuilles, dans une clairière de Pa Bon. Il dépèce l’animal au dessus d’un feu pour brûler sa fourrure, puis le découpe avec soin pour répartir la viande en fonction de la taille de chaque famille. « Je suis très heureux à chaque fois que je pars en chasse. C’est notre nourriture », dit-il. Pourtant, dans cette zone protégée de la forêt thaïlandaise, la chasse est illégale. Un défi que rencontrent de nombreux peuples autochtones dans le monde, sommés d’abandonner leur mode de vie traditionnel et qui doivent se battre pour des terres qu’ils ont toujours occupées. Ils se retrouvent fréquemment victimes des politiques de protection de la nature, même si plusieurs études montrent que leur usage limité des ressources contribue à la préservation de la biodiversité. « Le mode de vie traditionnel des Maniqs n’est pas une inquiétude », reconnaît Chutiphong Phonwat, qui dirige le centre de protection de la faune sauvage de Banthat. « Ils ne détruisent pas la forêt ». – « Je peux écrire mon nom » – Pendant des siècles, les Maniqs, qui font partie de la branche de population plus large désignée sous le nom de Negritos, ont vécu comme des chasseurs-cueilleurs dans les forêts tropicales de la péninsule malaise, se déplaçant au gré des saisons pour se fournir en nourriture. Ils ne sont plus que 415, dispersés dans les montagnes du sud de la Thaïlande, selon les données de la Fondation pour l’éducation et l’environnement des peuples autochtones. La plupart sont sédentarisés en bordure de forêt, attirés par l’accès aux soins et à l’éducation pour leurs enfants, comme à Pa Bon, dans la province de Phattalung. Mais la vie moderne requiert de l’argent, contraignant les hommes à travailler sur des plantations d’hévéa pour trois à huit dollars par jour, tandis que les femmes confectionnent des sacs avec des feuilles de pandan pour les vendre. Certains ont des smartphones et les enfants vivent dans un village à 10 kilomètres de l’école. « Un jour mon enfant est venu me voir et m’a dit +Aujourd’hui je peux écrire mon nom+. Entendre cela m’a rendue fière », indique sa mère, Jeab Rakpabon, qui gagne sa vie en tissant. Pour ces communautés, la chasse est devenue une activité occasionnelle plus qu’un moyen de subsistance. « J’ai grandi en suivant mon père dans la forêt pour chasser et chercher de la nourriture », indique Tom Rakpabon, chef de la communauté de 40 personnes dont tous les membres se sont vu attribuer le même nom de famille par les autorités. « A présent nous devons acheter du riz, de la viande, des légumes au marché ». Tiraillés entre leurs traditions et le mode de vie moderne, les Maniqs revendiquent des droits de propriété à demeure sur les forêts protégées. « Nous voulons de vraies maisons, des terres pour cultiver les légumes », dit Jeab Rakpabon. « Les abris de feuilles comme ceux-ci ne sont que temporaires ». – Situation précaire – La forêt est désormais classée comme une zone protégée où la loi thaïlandaise interdit la propriété privée des terres et restreint l’utilisation des ressources. « Les Maniqs, comme tout le monde, doivent respecter la loi de manière égale », déclare Chalerm Phummai, directeur de l’Office de protection de la Faune de Thaïlande. Selon la réglementation, les communautés autochtones peuvent demander des permis d’utilisation des terres de 20 ans, et plusieurs ont été délivrés. Mais ce processus réduit les groupes autochtones à des occupants temporaires de leurs forêts ancestrales, soulignent les détracteurs. Une communauté Maniq vit depuis plus de 30 ans à Plai Khlong Tong, dans la province de Trang, où elle a établi ses propres plantations d’hévéas et des maisons en bois et en béton sommaires au milieu des arbres imposants. « C’est frustrant de vivre ainsi », note cependant Thawatchai Paksi, dont la mère a épousé un planteur d’hévéa, impulsant le changement de mode de vie. « Nous avons besoin de permission pour presque tout, même pour couper un arbre ou construire une maison. Vivre sans titre de propriété place les habitants dans une situation précaire, explique le chef du village Sakda Paksi. « Si les Maniq possédaient des terres, on pourrait marcher sur nos deux pieds ». – « Plus rien dans la forêt » – Un groupe de la province de Satun a été réduit à mendier en bord de route, faute de trouver du travail. « Si personne ne nous donne à manger, c’est difficile », dit leur cheffe, Jin Sri Thung Wa. « Il ne reste plus rien dans la forêt ici, et il n’y a aucun travail », dit-elle. Les Maniqs se heurtent aussi à des discriminations de la part des Thaïlandais, notamment dans la façon dont ils sont désignés. « Les Maniqs ne sont pas des sauvages, » souligne Tao Khai, un autre chef communautaire. « Nous sommes un peuple de la forêt ». Les propriétaires d’une plantation de caoutchouc et site touristique permettent à son groupe de vivre sur leur territoire, mais ils n’ont pas de champs à cultiver et subsistent grâce à des travaux journaliers dans la région, complétés par la chasse. Chaque matin, un employé de la plantation conduit Duan Srimanang, 13 ans, et des dizaines d’autres enfants à l’école. En raison de ses faibles connaissances, elle étudie avec des enfants de sept ans, mais elle peut maintenant écrire son nom et apprend à lire. « Quand je serai grande, je veux avoir un travail et gagner de l’argent pour pouvoir m’occuper de ma mère et lui rendre la vie confortable et heureuse », dit-elle. – Droits permanents – En septembre, une nouvelle loi thaïlandaise a créé des « zones ethniques protégées » pour les populations autochtones avec un régime plus flexible. « Les Maniqs n’obtiendront pas la propriété foncière, mais ils auront des droits d’utilisation des terres conformément à leur mode de vie traditionnel », assure l’anthropologue Apinan Thammasena. « La sécurité foncière ne passe pas forcément par un droit de propriété. Elle peut prendre la forme de droits d’utilisation garantis et permanents des terres », ajoute-t-il. Mais pour le député Laufang Bandittheodsakul, un membre des tribus Hmong, qui a participé à l’élaboration de la réglementation, les règles environnementales restent en place, ce qui peut potentiellement saper l’impact de ces mesures. « La législation foncière reste largement inchangée », dit-il, soulignant que le service des forêts devait toujours autoriser l’accès à l’eau, l’électricité et la construction des routes. Tao Khai rentre de la chasse à la plantation d’hévéa, où Duan et ses amis font leurs devoirs éclairés par une lampe torche. « Cette terre nous a été donnée temporairement », dit-il. « Les Maniqs veulent une maison où ils peuvent vivre pour toujours ». Agence France Presse – 21 novembre 2025 ### Related posts: 1. Thaïlande : les minorités ethniques vont obtenir la nationalité en 5 jours À compter du 30 juin, les membres des minorités ethniques... 2. 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Au moins 21 morts après le naufrage d’un bateau transportant des réfugiés rohingyas fuyant la Birmanie Lundi 10 novembre, les autorités thaïlandaises et malaisiennes ont repêché au moins 21 corps, faisant partie d’un groupe de 300 migrants rohingyas ayant fui la Birmanie à bord de différentes embarcations. Les autorités thaïlandaises et malaisiennes ont indiqué lundi 10 novembre avoir repêché au moins 21 corps et intensifié leurs recherches après le naufrage d’un bateau transportant des migrants, relate l’AFP. Les autorités pensent que le bateau, qui a chaviré il y a quatre jours, transportait des migrants sans papiers partis de Birmanie, dont de nombreux Rohingyas, faisant partie d’un groupe d’au moins 300 personnes réparties entre plusieurs embarcations. Les recherches sont menées près de la zone où le bateau a chaviré, à proximité de l’île de Tarutao, en Thaïlande, au nord de la station balnéaire de Langkawi en Malaisie. Les secours malaisiens ont jusqu’à présent récupéré sept corps, tous identifiés comme étant des Rohingyas, a déclaré lundi lors d’une conférence de presse Romli Mustafa, responsable de l’agence de sécurité maritime des États malaisiens de Kedah et Perlis. Les autorités thaïlandaises mènent également des opérations de recherche et ont trouvé six corps , a-t-il ajouté. Treize personnes secourues Au moins 12 bateaux participent aux recherches, selon ce responsable, qui a dit s’attendre à la découverte de plus de corps. Une équipe de l’AFP à Langkawi a été témoin de l’arrivée à terre de deux corps lundi après-midi, sans qu’il soit possible de confirmer immédiatement si ces victimes ont été ajoutées au bilan officiel. Au total, 13 personnes ont été secourues. Les survivants sont d’origine rohingya et bangladaise, selon la police. Le chef de la police de Langkawi, Khairul Azhar Nuruddin, a fait savoir que six des victimes étaient des femmes rohingyas et la septième une jeune fille rohingya. Lemarin.ouest-france.fr – 10 novembre 2025 ### Related posts: 1. La Thaïlande se prépare à l’arrivée de réfugiés de Birmanie Le coup d’État militaire du 1er février en Birmanie a... 2. Des transferts d’argents compliqués pour la diaspora birmane Originaire du nord-ouest de la Birmanie, l’ethnie Chin, minorité chrétienne, est... 3. Des centaines de personnes fuient en Thaïlande après des raids aériens au Myanmar Environ 4 200 personnes sont passées en Thaïlande après des...
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❗️‼️ ALERTE ❗️‼️ : “le coin des lgtb +” tout a sa haine antisémite en droite ligne avec les militants de la #lfi n’a qu’un seul but : récupérer la lutte #lgbt et contre l’ #homophobie pour vous vendre sa #haine d’une #minorité ! Bloquez ce compte toxique ⛔️❌👇🏻

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La démocratie est-elle le règne de la majorité ? #identité #majorité #minorité #décision #légitimité #communauté #souveraineté #droit #blocage #politique #bestof

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Plus de 3 200 jeunes étrangers en recours pour faire reconnaître leur minorité, selon des associations. Les départements ont l’obligation de les mettre à l’abri, mais ils en dénoncent régulièrement le coût Plus de 3 200 jeunes étrangers en recours pour faire reconnaître leur minorité ont été recensés en France en juin 2025 et près d’un millier d’entre eux vivent à la rue, selon une évaluation menée par des associations auprès des départements, publiée jeudi 25 septembre. L’enquête menée en juin est le résultat de données collectées auprès de 79 départements […]
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Cambodge : Des prêts de microfinance portent préjudice à des groupes autochtones Des investisseurs internationaux impliqués dans des dépossessions forcées de terres et des violations des droits Des prêts prédateurs consentis par les institutions de microfinance au Cambodge entraînent des dépossessions foncières et des violations des droits humains à l’encontre des communautés autochtones, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Parmi les bailleurs de fonds des prêteurs cambodgiens impliqués dans ces préjudices figurent des investisseurs privés, des banques publiques de développement et la Société financière internationale (SFI), la branche d’investissement privée de la Banque mondiale. Le rapport de 120 pages, intitulé « Debt Traps: Predatory Microfinance Loans and the Exploitation of Cambodia’s Indigenous Peoples » (« Pièges de l’endettement : Prêts de microfinance prédateurs et exploitation de populations autochtones au Cambodge » – résumé et recommandations en français), explique comment le surendettement de communautés autochtones des provinces du nord-est du Cambodge a entraîné des ventes de terres forcées, des suicides provoqués par l’endettement, l’insécurité alimentaire ainsi que la perte d’accès aux soins de santé et à l’éducation. Des institutions de microfinance (IMF) cambodgiennes ont régulièrement accordé des prêts aux emprunteurs autochtones par l’intermédiaire d’agents de crédit et de documents rédigés en khmer, une langue que bon nombre d’entre eux ne comprennent pas, pour des montants bien supérieurs à leurs capacités de remboursement. « Des prêteurs cambodgiens ont présenté les prêts de microfinance comme une solution pour sortir de la pauvreté, mais ils ont poussé des familles autochtones vers le surendettement », a déclaré Bryony Lau, directrice adjointe de la division Asie à Human Rights Watch. « Ces prêts ont coûté leurs terres, leur santé, et parfois même la vie à un grand nombre de personnes. » Le microcrédit vise à donner accès à des capitaux aux personnes vivant dans la pauvreté, notamment pour développer leurs petites entreprises, grâce à des fonds qui seraient autrement difficiles, voire impossibles à obtenir. À l’origine, au milieu des années 1970, les prêts de microfinance étaient des prêts de groupe fondés sur la confiance et la responsabilité mutuelles, et ne nécessitaient aucune garantie. Au Cambodge, comme dans un grand nombre d’autres pays, les IMF, initialement des organismes à but non lucratif fondés par des donateurs et des organisations non gouvernementales, sont devenues des entreprises très rentables pour les investisseurs nationaux et internationaux au cours de ces dernières décennies. Entre février et octobre 2024, Human Rights Watch a mené des entretiens avec plus de 50 villageois autochtones touchés par le surendettement lié à la microfinance, dans la province cambodgienne de Ratanakiri et ses environs. Leurs témoignages ont été corroborés, dans la mesure du possible, par des organisations de la société civile, des journalistes, des experts du secteur et des agents de crédit de plusieurs institutions de microfinance cambodgiennes, ainsi que par des documents écrits, notamment des rapports du secteur de la microfinance, des données internes de ce secteur, ainsi que les documents de prêt et les rapports de solvabilité des emprunteurs. Des emprunteurs autochtones ont décrit comment des agents de crédit avaient fait pression sur eux ou les contraignant à contracter des prêts informels ou à vendre des terres ou des biens pour rembourser leurs dettes, parfois par le biais de visites répétées, de menaces de poursuites judiciaires ou d’intervention des autorités locales. Les emprunteurs ont déclaré ne pas avoir pleinement compris le remboursement des prêts, les raisons des frais ni le fonctionnement des taux d’intérêt avant la réception de leurs prêts. Les institutions de microfinance ont accepté des « titres [fonciers] souples » (« soft titles »)– un document informel mais couramment utilisé, délivré par une autorité locale – qui empiètent sur les titres fonciers collectifs autochtones comme garantie, malgré les protections dont bénéficient ces terres en vertu de la loi cambodgienne. L’utilisation de terres autochtones comme garantie sans consentement libre, préalable et éclairé risque de violer les droits fonciers collectifs, en particulier lorsque les prêts sont garantis par des terres coutumières ou détenues en commun, ou en cours d’enregistrement en tant que telles. L’acceptation de ces « titres souples » comme garantie compromet le processus de demande de titres fonciers collectifs, car ce processus exige que les membres de la communauté collectent tous ces titres souples et les remettent aux fonctionnaires du gouvernement cambodgien. Or, cela est impossible si ces titres sont détenus en garantie. Des emprunteurs autochtones ont signalé avoir subi des pressions de la part des agents de crédit pour vendre leurs terres et, dans certains cas, vendre une partie ou la totalité de leurs terres, par crainte de représailles de la part des prêteurs. Ces pratiques prédatrices de prêt et de recouvrement portent atteinte à l’identité, aux moyens de subsistance et à la survie des autochtones. Human Rights Watch a constaté des lacunes dans la surveillance exercée par le gouvernement cambodgien sur le secteur de la microfinance, ainsi que des manquements de la part des investisseurs étrangers à l’obligation de diligence raisonnable en matière de droits humains, en violation de leurs propres normes d’investissement et des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Dès 2015, la Société financière internationale (SFI) a reconnu le risque de surendettement et la faiblesse de la protection des consommateurs dans le secteur de la microfinance cambodgien, et a néanmoins continué d’investir dans ce secteur. Entre 2016 et 2021, elle a investi plus de 438 millions de dollars US. En 2022, des organisations cambodgiennes de défense des droits humains ont déposé une plainte officielle auprès du Médiateur-conseil en matière de conformité de la société, déclenchant ainsi une enquête. Toutes les parties prenantes – notamment les investisseurs internationaux, les régulateurs cambodgiens et les institutions de microfinance elles-mêmes – devraient garantir l’accès à des recours, comprenant l’annulation et la restructuration substantielle de la dette, ainsi que la récupération des terres autochtones obtenues par le biais de ventes foncières forcées, selon Human Rights Watch. Les efforts visant à offrir des recours devraient s’étendre au-delà des acteurs actuels et inclure les investisseurs et les actionnaires qui ont profité de prêts abusifs et qui se sont depuis retirés sans avoir réparé les préjudices subis. Ces parties prenantes devraient financer un mécanisme de traitement des plaintes indépendant, conforme aux directives des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. « Le secteur de la microfinance cambodgien a été soutenu par la Société financière internationale (SFI), les banques internationales de développement et des investisseurs privés, qui ont ignoré les preuves de plus en plus nombreuses des préjudices subis, ainsi que les appels répétés à l’action et à l’aide lancés par des organisations et des emprunteurs cambodgiens », a conclu Bryony Lau. « La SFI et les autres bailleurs de fonds devraient veiller à ce que les peuples autochtones ne souffrent plus afin que les investisseurs puissent en tirer profit. » Citations et témoignages tirés du rapport : Le 6 mars 2024, une cultivatrice de noix de cajou autochtone kouy, âgée de 62 ans, à Ratanakiri, a décrit les pressions qu’elle a subies pour contracter davantage de prêts : Je ne sais ni lire ni écrire en khmer, ni dans aucune autre langue. Même ma vue est mauvaise, je vois à peine de l’autre côté de la rue, donc je ne comprends aucun de mes documents de prêt. Je leur ai dit que je ne voulais plus emprunter, mais ils m’ont demandé : « Comment allez-vous rembourser vos autres prêts si vous n’empruntez pas davantage ? » Le 21 février 2024, une ouvrière agricole autochtone kachok, à Ratanakiri, a décrit comment des agents de crédit l’ont menacée — sans fondement juridique — de poursuites pénales pour non-remboursement de ses prêts : Ils nous ont relu les lettres pour nous forcer à payer. Ils me disaient que je m’exposerais à des poursuites judiciaires si je ne payais pas… que je devrais les accompagner au tribunal… Je ne connais pas la loi, je crains juste d’être emmenée au poste de police et d’être contrainte de payer. Je craignais d’être mise en prison pour ça. Un producteur autochtone jarai de noix de cajou de Ratanakiri a décrit l’impact physique et mental des menaces proférées par l’agent de crédit : J’ai dit à l’agent de crédit : « Quand vous me menacez et me parlez comme ça, je me sens faible et j’ai un problème cardiaque, mes bras et mes jambes sont faibles, j’ai des vertiges et je ne peux pas supporter le stress. » L’agent de crédit me répondait : « Si vous avez des terres, vendez-les. Quels que soient vos biens, vendez-les pour nous rembourser. Si vous devez emprunter à votre famille ou vendre vos terres, faites-le pour pouvoir nous rembourser. » Human Rights Watch – 24 septembre 2025 ### Related posts: 1. Les effets du Covid sur les ménages cambodgiens vulnérables et l’endettement Financée par l’Australie par le biais du programme Ponlok Chomnes... 2. Nouvelles exonérations de taxes pour les professionnels du tourisme cambodgien Selon l’Agence Khmère de presse (AKP), le gouvernement royal du... 3. 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Projection de « il était une fois l'écologie » dans le cadre de la journée Alienation et minorité dans le cadre de la journée Alienation et minorité - Agenda / Ile-de-France, Projection

Sortir du nucléaire☢ Projection de « il était une fois l'écologie » dans le cadre de la journée Alienation et minorité: dans le cadre de la journée Alienation et minorité

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Birmanie : un puissant groupe ethnique veut bloquer les élections dans l’enclave qu’il contrôle L’Armée d’Arakan (AA) est devenue l’un des adversaires les plus puissants des militaires birmans au pouvoir depuis un coup d’État en 2021 qui avait renversé le gouvernement civil élu de la lauréate du prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi. L’un des groupes ethniques les plus puissants de Birmanie a dit ce lundi 11 août vouloir empêcher la tenue des élections dans les régions qu’il contrôle, rejetant ce scrutin que la junte militaire présente comme ouvrant la voie à un règlement du conflit dans le pays. L’Armée d’Arakan (AA) est devenue l’un des adversaires les plus puissants des militaires birmans au pouvoir depuis un coup d’État en 2021 qui avait renversé le gouvernement civil élu de la lauréate du prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi et il contrôle de vastes zones de l’État Rakhine, dans l’ouest du pays. Les militaires combattent en outre plusieurs autres groupes ethniques, opposants de longue date au pouvoir central, rejoints par des unités de guérilla prodémocratie récemment constituées. Fin juillet, la junte birmane a annoncé la levée de l’état d’urgence décrété lors du coup d’État, à l’approche des législatives de décembre. Des groupes d’opposition, y compris d’anciens parlementaires évincés au moment du coup d’État, ont promis de boycotter le scrutin qu’un expert de l’ONU, Tom Andrews, a assimilé à une «imposture» visant à légitimer la domination continue des militaires. L’élection créera «la confusion pour les gens» Le porte-parole d’AA, Khaing Thu Kha, a indiqué que ces élections seraient bloquées dans les zones de Rakhine contrôlées par le groupe – soit 14 municipalités sur un total de 17, selon des organisations d’observateurs. «Une élection sans le soutien de la population ne bénéficiera pas à la population et ne fera que créer la confusion pour les gens», a dit Khaing Thu Kha lors d’une conférence de presse en ligne. «L’élection pourrait être possible dans la zone sous contrôle du conseil militaire, mais elle ne sera pas autorisée dans les régions que nous contrôlons», a-t-il ajouté. «Il est certain que les gens de Rakhine ne sont pas intéressés par les élections», a-t-il poursuivi. La junte estime la population de Rakhine – à la frontière avec le Bangladesh – à environ 2,5 millions d’habitants sur un total de 51 millions pour tout le pays. L’AA avait initialement conclu une trêve avec la junte mais y avait renoncé fin 2023, rejoignant d’autres groupes ethniques armés dans une offensive conjointe qui avait coûté au pouvoir d’importantes pertes territoriales. Les militaires avaient riposté par une campagne de raids aériens dévastatrice et un blocus de facto isolant l’État côtier du reste du pays. Selon l’ONU, l’État Rakhine compte 560.000 déplacé. La junte dit avoir maintenu des mesures d’état d’urgence dans 14 localités pour «assurer la stabilité, la paix, et un état de droit». L’instauration de l’état d’urgence avait déclenché une guerre civile qui a fait des milliers de morts en Birmanie. Cette mesure d’exception avait conféré à Min Aung Hlaing le pouvoir suprême sur le législatif, l’exécutif et le judiciaire en tant que chef des forces armées. Le Figaro avec Agence France Presse – 11 août 2025 L’article Birmanie : un puissant groupe ethnique veut bloquer les élections dans l’enclave qu’il contrôle est apparu en premier sur Le Viêt Nam, aujourd'hui. ### Related posts: 1. Tous contre la LND aux prochaines élections en Birmanie Après les élections de 2015, la Birmanie a souvent été... 2. La région autonome Wa, oubliée des futures élections générales ? Le Parti national Wa (WNP), la plus grande formation politique... 3. De nouveaux nuages ethniques sur les élections législatives birmanes du 8 novembre La question douloureuse des Rohingyas place sans surprise au dessus...
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Mineurs isolés : plusieurs associations déboutées par le Conseil d’Etat Afin d’obliger la France à mettre sa politique de mise à l’abri et d’évaluation des mineurs isolés en conformité avec la Convention internationale des droits de l’enfant, plusieurs associations ont sa...

#MineursIsolés : pls #associations déboutées par le #ConseildEtat
➡️Présomption de #minorité, #accueil, #accompagnement : l’ #ONU a pls fois condamné la 🇫🇷, tjs pas en conformité avec la #CIDE, pour ses #manquements concernant les #MNA
#mineurs #droit #DroitsdesEnfants
www.ash.tm.fr/juridique/mi...

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«En cédant à une extrême minorité qui ne représente qu'elle-même, on reconnaît son autorité.»

#Charb #Charlie #CharlieHebdo #Minorité

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🚨 #eurovision :
ce compte fasciste confond - volontairement les artistes d’un pays et leur gouvernement - dans le but de semer en réalité la #haine contre une #minorité
Ce confus d’extrême droite n’a pas sa place dans nos luttes. Obsédés par les juives. Cela ne date pas d’hier ! #lfi

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La junte revient dans le nord de l’État Shan avec l’aide de la Chine En août 2024, l’Armée de l’Alliance démocratique nationale de Birmanie (MNDAA), une force constituée de Chinois de la région du Kokang, s’emparait les armes à la main du quartier général du commandement nord-est de la junte. Un revers militaire sanglant, humiliant et sans précédent pour le général Min Aung Hlaing qui s’est saisi par la force du pouvoir le 1er février 2021. La chute de l’agglomération de Lashio à 530 kilomètres de la capitale (usuellement environ 8h30 de route) fit grand bruit en Birmanie mais aussi à l’étranger. Pour certains analystes (inter)nationaux, cette victoire sans précédent semblait promettre à l’Alliance des trois fraternités, assemblant des insurgés kokangs, palaungs et rakhines, et à ses alliés bamars des avancées territoriales plus importantes bien que très incertaines. Des poussées pouvaient néanmoins s’esquisser vers la prestigieuse ville de garnison de Pyin Oo Lwin voire même l’ex-capitale royale de Mandalay, le deuxième poumon économique du pays. Une perspective politico-militaire très préoccupante pour l’avenir voire la survie du Conseil de l’administration de l’Etat (SAC) ainsi que pour les intérêts stratégiques de l’État voisin septentrional. La Chine craint de voir sa frontière yunnanaise devenir durablement inaccessible depuis les territoires contrôlés par les militaires au service SAC Elle s’est donc employée à raccommoder la situation compromise de la Tatmadaw. Premier acte : le 18 janvier 2025 un cessez-le-feu élaboré à Kunming a été annoncé par Pékin. Curieusement, celui-ci laissa silencieux les parties birmanes immédiatement les plus concernées. Aucune ne s’est même réjouie publiquement de la nouvelle donne. Mais toute chose égale par ailleurs, à défaut d’avoir su et pu reconquérir par les armes les cantons perdus, la junte a été autorisée à revenir sur zone un peu plus de huit mois après en avoir été évincé par la force et le sang coulé. Sans l’aide de l’État limitrophe, le SAC s’est avéré totalement incapable de rétablir sa souveraineté par la voie des armes et/ou une négociation politique. Néanmoins, le drapeau de la Birmanie flotte à nouveau sur la cité de Lashio. Il a remplacé celui de la MNDAA mais c’est grâce à l’intercession de la Chine et à elle seule. Preuve d’un certain embarras du côté du SAC : plusieurs centaines de personnels affidés aux militaires putschistes se sont déployées ces derniers jours, sans qu’à ce stade Nay Pyi Taw n’en fasse état. La médiation de Pékin faite de coercitions sur les opposants ethniques, à commencer sur le chef de la MNDAA Peng Daxun retenu plusieurs semaines en Chine pour « raisons médicales », permet à la Tatmadaw de redorer un peu son blason. La junte peut être satisfaite de se voir rétrocéder le régime administratif de la ville de Lashio sans nouveau coup férir. Mais le prix en est élevé. C’est donc une victoire en demi-teinte du SAC à laquelle on assiste. La Chine va superviser localement le cessez-le-feu Bien que les modalités de la trêve entre la MNDAA et le SAC n’aient pas été rendues publiques, la Tatmadaw va devoir se contenter de gérer un espace urbain dont les faubourgs et les axes de transport seront tenus militairement par ses ennemis kokangs. La MNDAA n’a été nullement défaite. Elle demeure bien implantée en pays kokang. Ses alliances opérationnelles n’ont pas été remises en cause. Dans la pratique, les Kokangs se sont repliés et redéployés en bonne ordre. En partant, ses hommes ont emporté avec eux nombre d’équipements concourant au fonctionnement de la ville. Autant d’éléments qui vont faire défaut aux administrateurs pro-junte entrants. Même si le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois a juré que la Chine « continuera à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de la Birmanie », acteurs locaux et internationaux vont observer avec attention l’ouverture et la mise en œuvre d’un bureau chinois à Lashio en charge de surveiller le cessez-le-feu. Cette opération d’interposition est la plus vaste jamais engagée par Pékin hors de ses frontières. Son échec ne serait donc pas sans dommage pour la République populaire et le président Xi Jiping, bien que l’intéressé n’ait dit mot sur le sujet. A contrario, son succès voire son extension vers d’autres territoires combattants consoliderait et enracinerait son influence sur les acteurs politiques de la Birmanie. Pour l’heure, l’homme fort de Lashio semble être l’Envoyé spécial chinois pour les affaires asiatiques. L’ambassadeur Deng Xijun s’y montre partout, des bâtiments administratifs à l’aéroport. Des véhicules chinois noirs, floqués du drapeau de la République populaire, de la mention en chinois « supervision du cessez-le-feu » mais avec des idéogrammes plus grands que le script en birman, voire aux peintures blanches de la police circulent en nombre en ville avec des escortes d’hommes en uniformes et en armes. Mais au fait pour combien de temps ? La communauté internationale et les citoyens birmans n’en savent rien. Cette mise en scène orchestrée par la Chine ressemble presque à une mise sous tutelle du territoire contesté. Indubitablement, elle marque les esprits. La Chine a beau s’autocongratuler en disant qu’elle intervient à la demande et à la satisfaction des parties au conflit armé, son rôle ne séduit guère les Birmans. Elle suscite même colères et frustrations parmi des partisans du régime militaire car jusqu’ici aucune des dictatures passées n’eut à s’en remettre à une puissance étrangère pour se réinstaller sur son propre sol. Une première dont le général Min Aung Hlaing est rendu mezza voce personnellement responsable, ce qui n’est pas sans risque pour son assise politique. De plus, le 22 avril, la Tatmadaw s’est déployée dans la ville par camions entiers, avec des hommes en armes mais apparemment sans appuis feu importants. Les soldats de la junte ne sont donc pas à l’abri d’une reprise des combats. Si cela advenait, le cours des événements pourraient bien leurs être à nouveau défavorables. Dès lors, les cohortes pro-juntes se réinstallent probablement à Lashio avec une certaine appréhension. Certes, la cité est moins peuplée qu’hier et les déplacés intérieurs ne vont pas revenir de sitôt mais la population est et sera sans sympathie particulière pour le SAC. Les habitants n’en attendent d’ailleurs rien, socialement, économiquement et politiquement. Ils vont composer avec ses relais comme d’ailleurs ils se sont accommodés d’une gestion kokang peu sympathique, guère efficiente et imposant notamment le parler mandarin à une population multiethnique. Dans ce contexte d’hostilité latente, reste à savoir comment la Chine va aider le SAC à reprendre la main. En a-t-elle la volonté voire les moyens ? Une chose est sûre : dans son administration de Lashio, le SAC va devoir compter, pour ne pas dire composer avec la Chine. A ce stade, ses émissaires continuent à s’entremettre entre deux parties que rien ne rapproche. Tout n’a donc pas été réglé en amont et depuis l’annonce du cessez-le-feu « chinois » de janvier. La période qui s’ouvre n’est donc certainement pas celle de la paix. La junte va être tentée de pousser son avantage en pays shan Le retour de la Tatmadaw dans le canton de Lashio ne lui donne guère de moyens militaires pour se projeter plus avant, même en récupérant l’aéroport. Elle n’en a pas moins l’envie. Cette réinstallation fait plus que jamais d’un allié de la MNDAA, l’Armée de libération nationale Ta’ang (TNLA), la cible militaire principale de la junte dans le nord de l’État Shan. Des éléments de la division d’infanterie légère numéro 11, stationnée à Rangoun, et des unités du commandement militaire régional du nord-est feraient même mouvement à cette fin. Avant même la saison des pluies, les combats devraient commencer par s’intensifier à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Lashio. Sur le plan stratégique, l’emprise chinoise sur la résistance kokang fait craindre que la République populaire utilise celle-ci ainsi que ses alliés was pour faire reculer les hommes de la TNLA. Une menace d’autant plus réelle que Pékin veut une reprise au plus vite des discussions entre le SAC et la TNLA, les pourparlers de février dernier ayant échoués. Un retournement politico-militaire est possible. Il est toutefois loin d’être certain. S’il advient il changera la face de la guerre civile sur le front nord-est. Il pourrait même peser très lourd sur les groupes combattants du gouvernement d’opposition en rompant certains réseaux d’approvisionnements économico-militaires clés. Toutefois, le 10 avril la MNDAA et sa branche politique le Parti national de la vérité et de la justice de la Birmanie (MNTJP) ont fait savoir qu’ils ne prenaient pas ce chemin. Ils ont en effet précisé dans un communiqué conjoint qu’ils sont « engagés dans des efforts concrets et vigoureux pour résister et lutter contre la dictature militaire et établir un système politique aligné sur la volonté du peuple ». En attendant de voir si de nouvelles fractures apparaissent au sein des groupes de résistance, l’Envoyé spécial pour les Affaires asiatiques Deng Xijun supervise in situ le transfert de pouvoir de la MNDAA au régime militaire. Une présence forte sur le terrain qui rappelle, ô combien, aucun autre pays ne s’ingère autant dans les affaires intérieures birmanes mais est aussi capable de faire bouger les lignes militaires. Malheureusement, cette transition ne semble pas exempte de violences contre les civils. Si l’on en croit des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, les soldats de la junte ont procédé à des arrestations brutales dès leurs déploiements. Des comportements qui soulignent les limites de l’influence de la Chine sur les parties au conflit et une volonté inébranlable d’en découdre avec les opposants. Plus généralement, des affrontements se poursuivent dans le nord de l’État Shan où pourtant un cessez-le-feu temporaire est sensé courir jusqu’au 30 avril et apporter quelques protections aux civils. Les avions du conseil militaire ciblent avec constance les villages sis sur le cours de l’axe reliant Mandalay à la frontière chinoise (Muse). Les opposants à la junte poussent, eux, leurs avantages dans l’État Kachin, au sud de l’État Shan, dans les régions de Bago et Magway, et le long de la voie rapide reliant l’État Karen à la Thaïlande. La guerre civile est encore loin de s’apaiser à l’échelle du pays. La paix s’éloigne encore plus. Par François Guilbert – Gavroche-thailande.com – 26 avril 2025 L’article La junte revient dans le nord de l’État Shan avec l’aide de la Chine est apparu en premier sur Le Viêt Nam, aujourd'hui. ### Related posts: 1. L’Armée de l’Arakan aurait reçu des armes chinoises via le Bangladesh Depuis l’automne 2019, les opérations militaires dans le Nord de... 2. Birmanie : des affrontements entre rebelles et armée birmane à la frontière inquiètent la Chine Des violents combats entre l’armée birmane et des groupes rebelles... 3. Birmanie : la junte perd le contrôle d’une ville stratégique à la frontière chinoise La junte birmane a perdu le contrôle d’une ville stratégique à la...
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