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Deux livres à lire pour échapper à l'agitation ambiante Les bonnes lectures du Père Duchesne

« Que le capitalisme revienne aujourd’hui, après la parenthèse néolibérale, à ses premières amours — la guerre, la tyrannie, le vol, les empires et les monopoles — est peut-être aussi un signe de sa faiblesse. »
#capitalisme #néolibéralisme #monopoles
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L’assaut sur Gaza a tué plus de journalistes que toutes les grandes guerres Le meurtre récent de cinq journalistes par Israël, diffusé en direct, a ravivé l’indignation face au biais pro-Israël des médias détenus par des oligarques canadiens. Ces grands médias sont critiqués pour une couverture qui a facilité la campagne d’extermination de journalistes la plus étendue jamais enregistrée. Depuis octobre 2023, le Syndicat des journalistes palestiniens a documenté la mort de 247 journalistes et travailleurs des médias à Gaza, et d’un autre en Cisjordanie. Août 2025 a été le mois le plus meurtrier, avec 15 victimes. Un rapport du Costs of War Project de l’université Brown a calculé que l’offensive d’Israël sur Gaza « a tué plus de journalistes que la guerre civile américaine, les Première et Seconde Guerres mondiales, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam (y compris les conflits au Cambodge et au Laos), les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 et 2000, et la guerre post-2001 en Afghanistan, cumulées. » Pourtant, les médias traditionnels en rendent à peine compte. Ceux-ci ont été la cible de manifestations d’activistes et d’anciens employés. Ils les accusent d’avoir facilité la campagne de massacres menée par Israël depuis 23 mois contre les civils et journalistes palestiniens. Une de ces manifestations, un sit-in de la Canada Palestine Association (CPA), a eu lieu devant le CBC de Vancouver le 20 août. La semaine suivante, Nadia, porte-parole de la CPA, confiait à L’Étoile du Nord qu’elle était « furieuse, mais pas surprise » par l’attaque du 25 août, qui a tué 22 personnes, dont cinq journalistes. « Israël a longtemps martyrisé les journalistes palestiniens », rappelle Nadia, évoquant l’assassinat ciblé en 2022 de la journaliste palestinienne renommée Shireen Abu Akleh. Selon elle, Israël compte sur le silence des travailleurs des médias palestiniens, dont le travail dénonce des mensonges utilisés pour éviter toute responsabilité. Elle ajoute que la mort de plus de 240 journalistes pendant le génocide est largement ignorée par les médias traditionnels « parce que l’on parle de médias d’État impérialistes, qui ne sont pas—et ne seront jamais—intéressés à dire la vérité. Tout au long de leur histoire, ils se sont directement opposés aux intérêts des masses dans le monde entier. » « Reconnaître ne serait-ce qu’un minimum que les journalistes palestiniens subissent une attaque systématique poserait des questions comme: ‘Pourquoi?’, ‘Dans quel but?’, ‘Comment?’ Ce sont des questions auxquelles ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas répondre. » Des journalistes canadiens s’organisent Des révélations d’anciens employés de grands groupes médiatiques canadiens ont mis au jour de graves manquements. Certains se sont rassemblés pour créer l’organisation Canadian Journalists for Justice in Palestine (CJJP). Dans une déclaration du 14 août, après la mort de cinq autres journalistes, dont le correspondant d’Al Jazeera Anas Al-Sharif, le CJJP affirmait: « Le Canada se présente comme un défenseur farouche de la liberté de presse et des droits humains. Mais cette affirmation sonne creuse quand notre gouvernement refuse de condamner ces atrocités en termes clairs, et continue d’entretenir une coopération militaire et économique avec l’État responsable. » Lors de la conférence de presse de lancement du CJJP à Vancouver le 25 juin, Sharon Nadeem avait déclaré que l’industrie médiatique « a refusé de dénoncer correctement les atrocités commises par Israël, y compris celles contre des collègues journalistes. » Elle a ajouté que ceux qui dénoncent ces pratiques sont souvent « ostracisés, réduits au silence et pénalisés » dans les grandes salles de rédaction canadiennes. Biais des médias privés et « publics » Les monopoles médiatiques privés sont parmi les plus flagrants. Des producteurs et rédacteurs de Bell Media (le conglomérat milliardaire derrière CTV) auraient découragé la couverture des manifestations réclamant un cessez-le-feu et bloqué des articles incluant le contexte du siège de 17 ans de Gaza, de l’occupation de 76 ans et du régime d’apartheid. Le National Post, appartenant au réseau Postmedia détenu par le fonds américain Chatham Asset Management, est le plus ouvertement pro-Israël des grands journaux nationaux. Une analyse de 197 dépêches montre que le média éditait systématiquement les articles pour favoriser les récits israéliens en ajoutant ou supprimant certains termes et faits. La CBC, bien que « publique », suit une ligne similaire à ses homologues privés. Comme l’avait rapporté L’Étoile du Nord dans son analyse de la couverture de la grève de la poste en 2024, la CBC prend régulièrement le parti de l’élite canadienne et de ses alliés, reflétant la politique du Premier ministre et banquier Mark Carney. Molly Schumann, ancienne productrice, raconte que « le sujet Israël-Palestine devait être évité autant que possible » à la CBC, car il était « censé être présenté de manière à occulter l’histoire et à assainir la réalité contemporaine. » La goutte d’eau qui fait déborder le vase La confiance dans les médias traditionnels a chuté de près de 20% depuis 2018, alors que les grands groupes se concentrent entre moins de mains et que leurs rédactions s’éloignent du quotidien des travailleurs. Les grèves et actions au travail, comme celles de la poste ou des agents de bord d’Air Canada, sont souvent mal représentées. La couverture du conflit à Gaza avec une perspective pro-Israël accentue ce décalage. Samira Mohyeddin, ancienne productrice à la CBC et aujourd’hui rédactrice en chef d’un média indépendant, conclut: « Les médias traditionnels n’ont presque plus de crédibilité, car les gens voient ce qui se passe de leurs propres yeux, et cela contraste avec ce qu’on leur présente dans les nouvelles. » L’article L’assaut sur Gaza a tué plus de journalistes que toutes les grandes guerres est apparu en premier sur L'Étoile du Nord.
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L’assaut sur Gaza a tué plus de journalistes que toutes les grandes guerres Le meurtre récent de cinq journalistes par Israël, diffusé en direct, a ravivé l’indignation face au biais pro-Israël des médias détenus par des oligarques canadiens. Ces grands médias sont critiqués pour une couverture qui a facilité la campagne d’extermination de journalistes la plus étendue jamais enregistrée. Depuis octobre 2023, le Syndicat des journalistes palestiniens a documenté la mort de 247 journalistes et travailleurs des médias à Gaza, et d’un autre en Cisjordanie. Août 2025 a été le mois le plus meurtrier, avec 15 victimes. Un rapport du Costs of War Project de l’université Brown a calculé que l’offensive d’Israël sur Gaza « a tué plus de journalistes que la guerre civile américaine, les Première et Seconde Guerres mondiales, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam (y compris les conflits au Cambodge et au Laos), les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 et 2000, et la guerre post-2001 en Afghanistan, cumulées. » Pourtant, les médias traditionnels en rendent à peine compte. Ceux-ci ont été la cible de manifestations d’activistes et d’anciens employés. Ils les accusent d’avoir facilité la campagne de massacres menée par Israël depuis 23 mois contre les civils et journalistes palestiniens. Une de ces manifestations, un sit-in de la Canada Palestine Association (CPA), a eu lieu devant le CBC de Vancouver le 20 août. La semaine suivante, Nadia, porte-parole de la CPA, confiait à L’Étoile du Nord qu’elle était « furieuse, mais pas surprise » par l’attaque du 25 août, qui a tué 22 personnes, dont cinq journalistes. « Israël a longtemps martyrisé les journalistes palestiniens », rappelle Nadia, évoquant l’assassinat ciblé en 2022 de la journaliste palestinienne renommée Shireen Abu Akleh. Selon elle, Israël compte sur le silence des travailleurs des médias palestiniens, dont le travail dénonce des mensonges utilisés pour éviter toute responsabilité. Elle ajoute que la mort de plus de 240 journalistes pendant le génocide est largement ignorée par les médias traditionnels « parce que l’on parle de médias d’État impérialistes, qui ne sont pas—et ne seront jamais—intéressés à dire la vérité. Tout au long de leur histoire, ils se sont directement opposés aux intérêts des masses dans le monde entier. » « Reconnaître ne serait-ce qu’un minimum que les journalistes palestiniens subissent une attaque systématique poserait des questions comme: ‘Pourquoi?’, ‘Dans quel but?’, ‘Comment?’ Ce sont des questions auxquelles ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas répondre. » Des journalistes canadiens s’organisent Des révélations d’anciens employés de grands groupes médiatiques canadiens ont mis au jour de graves manquements. Certains se sont rassemblés pour créer l’organisation Canadian Journalists for Justice in Palestine (CJJP). Dans une déclaration du 14 août, après la mort de cinq autres journalistes, dont le correspondant d’Al Jazeera Anas Al-Sharif, le CJJP affirmait: « Le Canada se présente comme un défenseur farouche de la liberté de presse et des droits humains. Mais cette affirmation sonne creuse quand notre gouvernement refuse de condamner ces atrocités en termes clairs, et continue d’entretenir une coopération militaire et économique avec l’État responsable. » Lors de la conférence de presse de lancement du CJJP à Vancouver le 25 juin, Sharon Nadeem avait déclaré que l’industrie médiatique « a refusé de dénoncer correctement les atrocités commises par Israël, y compris celles contre des collègues journalistes. » Elle a ajouté que ceux qui dénoncent ces pratiques sont souvent « ostracisés, réduits au silence et pénalisés » dans les grandes salles de rédaction canadiennes. Biais des médias privés et « publics » Les monopoles médiatiques privés sont parmi les plus flagrants. Des producteurs et rédacteurs de Bell Media (le conglomérat milliardaire derrière CTV) auraient découragé la couverture des manifestations réclamant un cessez-le-feu et bloqué des articles incluant le contexte du siège de 17 ans de Gaza, de l’occupation de 76 ans et du régime d’apartheid. Le National Post, appartenant au réseau Postmedia détenu par le fonds américain Chatham Asset Management, est le plus ouvertement pro-Israël des grands journaux nationaux. Une analyse de 197 dépêches montre que le média éditait systématiquement les articles pour favoriser les récits israéliens en ajoutant ou supprimant certains termes et faits. La CBC, bien que « publique », suit une ligne similaire à ses homologues privés. Comme l’avait rapporté L’Étoile du Nord dans son analyse de la couverture de la grève de la poste en 2024, la CBC prend régulièrement le parti de l’élite canadienne et de ses alliés, reflétant la politique du Premier ministre et banquier Mark Carney. Molly Schumann, ancienne productrice, raconte que « le sujet Israël-Palestine devait être évité autant que possible » à la CBC, car il était « censé être présenté de manière à occulter l’histoire et à assainir la réalité contemporaine. » La goutte d’eau qui fait déborder le vase La confiance dans les médias traditionnels a chuté de près de 20% depuis 2018, alors que les grands groupes se concentrent entre moins de mains et que leurs rédactions s’éloignent du quotidien des travailleurs. Les grèves et actions au travail, comme celles de la poste ou des agents de bord d’Air Canada, sont souvent mal représentées. La couverture du conflit à Gaza avec une perspective pro-Israël accentue ce décalage. Samira Mohyeddin, ancienne productrice à la CBC et aujourd’hui rédactrice en chef d’un média indépendant, conclut: « Les médias traditionnels n’ont presque plus de crédibilité, car les gens voient ce qui se passe de leurs propres yeux, et cela contraste avec ce qu’on leur présente dans les nouvelles. » L’article L’assaut sur Gaza a tué plus de journalistes que toutes les grandes guerres est apparu en premier sur L'Étoile du Nord.
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L’assaut sur Gaza a tué plus de journalistes que toutes les grandes guerres Le meurtre récent de cinq journalistes par Israël, diffusé en direct, a ravivé l’indignation face au biais pro-Israël des médias détenus par des oligarques canadiens. Ces grands médias sont critiqués pour une couverture qui a facilité la campagne d’extermination de journalistes la plus étendue jamais enregistrée. Depuis octobre 2023, le Syndicat des journalistes palestiniens a documenté la mort de 247 journalistes et travailleurs des médias à Gaza, et d’un autre en Cisjordanie. Août 2025 a été le mois le plus meurtrier, avec 15 victimes. Un rapport du Costs of War Project de l’université Brown a calculé que l’offensive d’Israël sur Gaza « a tué plus de journalistes que la guerre civile américaine, les Première et Seconde Guerres mondiales, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam (y compris les conflits au Cambodge et au Laos), les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 et 2000, et la guerre post-2001 en Afghanistan, cumulées. » Pourtant, les médias traditionnels en rendent à peine compte. Ceux-ci ont été la cible de manifestations d’activistes et d’anciens employés. Ils les accusent d’avoir facilité la campagne de massacres menée par Israël depuis 23 mois contre les civils et journalistes palestiniens. Une de ces manifestations, un sit-in de la Canada Palestine Association (CPA), a eu lieu devant le CBC de Vancouver le 20 août. La semaine suivante, Nadia, porte-parole de la CPA, confiait à L’Étoile du Nord qu’elle était « furieuse, mais pas surprise » par l’attaque du 25 août, qui a tué 22 personnes, dont cinq journalistes. « Israël a longtemps martyrisé les journalistes palestiniens », rappelle Nadia, évoquant l’assassinat ciblé en 2022 de la journaliste palestinienne renommée Shireen Abu Akleh. Selon elle, Israël compte sur le silence des travailleurs des médias palestiniens, dont le travail dénonce des mensonges utilisés pour éviter toute responsabilité. Elle ajoute que la mort de plus de 240 journalistes pendant le génocide est largement ignorée par les médias traditionnels « parce que l’on parle de médias d’État impérialistes, qui ne sont pas—et ne seront jamais—intéressés à dire la vérité. Tout au long de leur histoire, ils se sont directement opposés aux intérêts des masses dans le monde entier. » « Reconnaître ne serait-ce qu’un minimum que les journalistes palestiniens subissent une attaque systématique poserait des questions comme: ‘Pourquoi?’, ‘Dans quel but?’, ‘Comment?’ Ce sont des questions auxquelles ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas répondre. » Des journalistes canadiens s’organisent Des révélations d’anciens employés de grands groupes médiatiques canadiens ont mis au jour de graves manquements. Certains se sont rassemblés pour créer l’organisation Canadian Journalists for Justice in Palestine (CJJP). Dans une déclaration du 14 août, après la mort de cinq autres journalistes, dont le correspondant d’Al Jazeera Anas Al-Sharif, le CJJP affirmait: « Le Canada se présente comme un défenseur farouche de la liberté de presse et des droits humains. Mais cette affirmation sonne creuse quand notre gouvernement refuse de condamner ces atrocités en termes clairs, et continue d’entretenir une coopération militaire et économique avec l’État responsable. » Lors de la conférence de presse de lancement du CJJP à Vancouver le 25 juin, Sharon Nadeem avait déclaré que l’industrie médiatique « a refusé de dénoncer correctement les atrocités commises par Israël, y compris celles contre des collègues journalistes. » Elle a ajouté que ceux qui dénoncent ces pratiques sont souvent « ostracisés, réduits au silence et pénalisés » dans les grandes salles de rédaction canadiennes. Biais des médias privés et « publics » Les monopoles médiatiques privés sont parmi les plus flagrants. Des producteurs et rédacteurs de Bell Media (le conglomérat milliardaire derrière CTV) auraient découragé la couverture des manifestations réclamant un cessez-le-feu et bloqué des articles incluant le contexte du siège de 17 ans de Gaza, de l’occupation de 76 ans et du régime d’apartheid. Le National Post, appartenant au réseau Postmedia détenu par le fonds américain Chatham Asset Management, est le plus ouvertement pro-Israël des grands journaux nationaux. Une analyse de 197 dépêches montre que le média éditait systématiquement les articles pour favoriser les récits israéliens en ajoutant ou supprimant certains termes et faits. La CBC, bien que « publique », suit une ligne similaire à ses homologues privés. Comme l’avait rapporté L’Étoile du Nord dans son analyse de la couverture de la grève de la poste en 2024, la CBC prend régulièrement le parti de l’élite canadienne et de ses alliés, reflétant la politique du Premier ministre et banquier Mark Carney. Molly Schumann, ancienne productrice, raconte que « le sujet Israël-Palestine devait être évité autant que possible » à la CBC, car il était « censé être présenté de manière à occulter l’histoire et à assainir la réalité contemporaine. » La goutte d’eau qui fait déborder le vase La confiance dans les médias traditionnels a chuté de près de 20% depuis 2018, alors que les grands groupes se concentrent entre moins de mains et que leurs rédactions s’éloignent du quotidien des travailleurs. Les grèves et actions au travail, comme celles de la poste ou des agents de bord d’Air Canada, sont souvent mal représentées. La couverture du conflit à Gaza avec une perspective pro-Israël accentue ce décalage. Samira Mohyeddin, ancienne productrice à la CBC et aujourd’hui rédactrice en chef d’un média indépendant, conclut: « Les médias traditionnels n’ont presque plus de crédibilité, car les gens voient ce qui se passe de leurs propres yeux, et cela contraste avec ce qu’on leur présente dans les nouvelles. » L’article L’assaut sur Gaza a tué plus de journalistes que toutes les grandes guerres est apparu en premier sur L'Étoile du Nord.
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Un rapport du Costs of War Project de l’université Brown a calculé que l’offensive d’Israël sur Gaza « a tué plus de journalistes que la guerre civile américaine, les Première et Seconde Guerres mondiales, la guerre de Corée, la guerre du Vietnam (y compris les conflits au Cambodge et au Laos), les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 et 2000, et la guerre post-2001 en Afghanistan, cumulées. » Pourtant, les médias traditionnels en rendent à peine compte. Ceux-ci ont été la cible de manifestations d’activistes et d’anciens employés. Ils les accusent d’avoir facilité la campagne de massacres menée par Israël depuis 23 mois contre les civils et journalistes palestiniens. Une de ces manifestations, un sit-in de la Canada Palestine Association (CPA), a eu lieu devant le CBC de Vancouver le 20 août. La semaine suivante, Nadia, porte-parole de la CPA, confiait à L’Étoile du Nord qu’elle était « furieuse, mais pas surprise » par l’attaque du 25 août, qui a tué 22 personnes, dont cinq journalistes. « Israël a longtemps martyrisé les journalistes palestiniens », rappelle Nadia, évoquant l’assassinat ciblé en 2022 de la journaliste palestinienne renommée Shireen Abu Akleh. Selon elle, Israël compte sur le silence des travailleurs des médias palestiniens, dont le travail dénonce des mensonges utilisés pour éviter toute responsabilité. Elle ajoute que la mort de plus de 240 journalistes pendant le génocide est largement ignorée par les médias traditionnels « parce que l’on parle de médias d’État impérialistes, qui ne sont pas—et ne seront jamais—intéressés à dire la vérité. Tout au long de leur histoire, ils se sont directement opposés aux intérêts des masses dans le monde entier. » « Reconnaître ne serait-ce qu’un minimum que les journalistes palestiniens subissent une attaque systématique poserait des questions comme: ‘Pourquoi?’, ‘Dans quel but?’, ‘Comment?’ Ce sont des questions auxquelles ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas répondre. » Des journalistes canadiens s’organisent Des révélations d’anciens employés de grands groupes médiatiques canadiens ont mis au jour de graves manquements. Certains se sont rassemblés pour créer l’organisation Canadian Journalists for Justice in Palestine (CJJP). Dans une déclaration du 14 août, après la mort de cinq autres journalistes, dont le correspondant d’Al Jazeera Anas Al-Sharif, le CJJP affirmait: « Le Canada se présente comme un défenseur farouche de la liberté de presse et des droits humains. Mais cette affirmation sonne creuse quand notre gouvernement refuse de condamner ces atrocités en termes clairs, et continue d’entretenir une coopération militaire et économique avec l’État responsable. » Lors de la conférence de presse de lancement du CJJP à Vancouver le 25 juin, Sharon Nadeem avait déclaré que l’industrie médiatique « a refusé de dénoncer correctement les atrocités commises par Israël, y compris celles contre des collègues journalistes. » Elle a ajouté que ceux qui dénoncent ces pratiques sont souvent « ostracisés, réduits au silence et pénalisés » dans les grandes salles de rédaction canadiennes. Biais des médias privés et « publics » Les monopoles médiatiques privés sont parmi les plus flagrants. Des producteurs et rédacteurs de Bell Media (le conglomérat milliardaire derrière CTV) auraient découragé la couverture des manifestations réclamant un cessez-le-feu et bloqué des articles incluant le contexte du siège de 17 ans de Gaza, de l’occupation de 76 ans et du régime d’apartheid. Le National Post, appartenant au réseau Postmedia détenu par le fonds américain Chatham Asset Management, est le plus ouvertement pro-Israël des grands journaux nationaux. Une analyse de 197 dépêches montre que le média éditait systématiquement les articles pour favoriser les récits israéliens en ajoutant ou supprimant certains termes et faits. La CBC, bien que « publique », suit une ligne similaire à ses homologues privés. Comme l’avait rapporté L’Étoile du Nord dans son analyse de la couverture de la grève de la poste en 2024, la CBC prend régulièrement le parti de l’élite canadienne et de ses alliés, reflétant la politique du Premier ministre et banquier Mark Carney. Molly Schumann, ancienne productrice, raconte que « le sujet Israël-Palestine devait être évité autant que possible » à la CBC, car il était « censé être présenté de manière à occulter l’histoire et à assainir la réalité contemporaine. » La goutte d’eau qui fait déborder le vase La confiance dans les médias traditionnels a chuté de près de 20% depuis 2018, alors que les grands groupes se concentrent entre moins de mains et que leurs rédactions s’éloignent du quotidien des travailleurs. Les grèves et actions au travail, comme celles de la poste ou des agents de bord d’Air Canada, sont souvent mal représentées. La couverture du conflit à Gaza avec une perspective pro-Israël accentue ce décalage. Samira Mohyeddin, ancienne productrice à la CBC et aujourd’hui rédactrice en chef d’un média indépendant, conclut: « Les médias traditionnels n’ont presque plus de crédibilité, car les gens voient ce qui se passe de leurs propres yeux, et cela contraste avec ce qu’on leur présente dans les nouvelles. » L’article L’assaut sur Gaza a tué plus de journalistes que toutes les grandes guerres est apparu en premier sur L'Étoile du Nord.
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Entre unité et tensions, les agents de bord d’Air Canada continuent le combat « Le travail non rémunéré n’est pas terminé, et on ne se reposera pas tant que ça va rester comme ça, » a lancé hier Wesley Lesosky, président de la section transport aérien du SCFP, devant plus de 150 personnes. Les agents de bord d’Air Canada étaient réunis sur la Colline parlementaire à Ottawa pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à leurs milliers d’heures non payées chaque année. « Voici ce qui est clair, » poursuit Lesosky sous l’ovation de la foule. « Le gouvernement fédéral doit arrêter de faire front commun avec des transporteurs milliardaires pour écraser nos salaires et maintenir les agents de bord sous le seuil de pauvreté. » À noter que la déclaration de Lesosky sur le travail non rémunéré contredit celle du 19 août de la direction du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). À l’époque, elle affirmait que l’entente de principe avec Air Canada, tout juste annoncée, mettait « fin au travail non payé ». Quelques jours plus tard, la phrase a disparu du site du syndicat, sans explication publique. En réalité, l’entente proposée aux agents de bord prévoyait un paiement forfaitaire de 60 à 70 minutes à 50% du salaire, avant chaque vol. Elle a été rejetée à 99,1% par les syndiqués, qui voulaient une rémunération complète de leur travail. Cela a contraint leur direction à poursuivre la pression et à remobiliser leurs membres hier à Ottawa, demandant au fédéral d’intervenir. En attendant, les détails des salaires du nouveau contrat de travail seront décidés par un arbitrage exécutoire dans les prochains mois. Une foule qui en veut plus L’Étoile du Nord a parlé à plusieurs agents de bord, sous couvert d’anonymat. La plupart ont exprimé leur frustration de ne pas avoir été consultés avant de décider de mettre fin de la grève. Ceux-ci avaient défié l’ordre de retour au travail du gouvernement Carney, risquant de lourdes amendes. Prêts à se battre jusqu’au bout, ils disent se sentir utilisés par leur direction, qui avait promis de ne pas céder… avant de voir leur comité de négociation signer une entente trois jours après le début de la grève. Malgré tout, la foule semblait enthousiaste et motivée. Plusieurs personnalités ont pris la parole pour interpeller le gouvernement fédéral, sans nécessairement évoquer de nouvelles grèves, ni même de nouvelles mobilisations. Parmi elles: la présidente du Congrès du travail du Canada, celle de la Fédération du travail de l’Ontario, le député NPD Alexandre Boulerice et la présidente du local d’Air Canada à Montréal. De son côté, Alia Hussein, représentante des agents de bord de WestJet, a annoncé que ces derniers entameront bientôt des négociations pour un nouveau contrat. « L’industrie aérienne s’appuie depuis trop longtemps sur des heures non payées, en s’attendant à ce que les agents de bord acceptent ça comme la norme », s’est indignée Hussein au micro. En effet, depuis les débuts de l’aviation, les agents de bord ne sont payés que pour leurs heures de vol, effectuant environ 35 heures de travail gratuit par mois avant le décollage et après l’atterrissage. Ces travailleurs, essentiels à la sécurité en vol, touchent souvent moins de 2 000$ par mois en début de carrière, malgré les milliards de profits des compagnies aériennes. Le 2 septembre, un avion d’Air Canada à Denver avait d’ailleurs été évacué suite à une odeur de brûlé électrique. Les agents de bord ayant coordonné l’évacuation l’ont fait bénévolement, puisqu’ils n’étaient pas encore payés. Le NPD s’en mêle À l’opposé du combat de terrain annoncé par Hussein, le chef par intérim du NPD, Don Davies, a déclaré qu’il déposerait un projet de loi pour abolir l’article 107 du Code du travail canadien et pour interdire le travail non payé dans l’aviation. L’article 107 est celui qui permet au gouvernement d’interrompre des grèves fédérales presque à sa guise. Mais dans sa volonté de se présenter en défenseur des agents de bord, le politicien de carrière s’est vite enlisé: il a lui-même déjà négocié, en 2003, les concessions les plus douloureuses de leur histoire. Entre son passage au NPD albertain dans les années '80 et son élection fédérale en 2008, Davies travaillait comme directeur des services juridiques pour Teamsters Canada. En 2003, le syndicat représentait les agents de bord et le service à la clientèle de Jazz, filiale régionale d’Air Canada. À l’époque, le transporteur frôlait la faillite après avoir surpayé pour racheter un concurrent en difficulté. Quelques mois plus tard, Air Canada se plaçait sous la protection de ses créanciers, laissant salariés et syndicat gérer les retombées. « J’ai traversé, comme vous, le processus de restructuration financière », a-t-il lancé devant la foule. Celui-ci a ensuite salué le « sacrifice » des agents de bord qui, sous pression du gouvernement, de la Deutsche Bank (un nouvel investisseur) et de leur propre direction syndicale, avaient accepté une réduction drastique de leurs conditions pour « sauver la compagnie ». Or, L’Étoile du Nord a confirmé directement auprès de Davies qu’il était bel et bien l’un des négociateurs pour Jazz en 2003. Les conventions signées par les représentants syndicaux de l’époque, cédant aux menaces de faillite d’une compagnie qui s’était tirée dans le pied avec son acquisition, ont provoqué un recul massif dans l’industrie. Les salaires ont baissé de 14 %, des milliers de travailleurs ont été mis à pied, et plusieurs années de stagnation salariale ont suivi. Un discours controversé En clôture du rassemblement, le président national du SCFP, Mark Hancock, a déclaré: « Même si on n’a pas éliminé tout le travail non rémunéré, on a sacré coup de pied dans cette porte […] grâce à vous tous, qui avez marché sur ces lignes de piquetage. » Hancock avait fait sensation le 17 août en affirmant qu’il était prêt à aller en prison pou combattre le travail non payé et l’article 107. Il avait ensuite déchiré l’ordre de retour au travail lors d’un discours qui avait enflammé la foule. À Ottawa hier, Hancock a récidivé. « Si n’importe quel gouvernement à travers le pays tente de faire passer une loi comme l'article 107, j’ai un message pour eux », L’article Entre unité et tensions, les agents de bord d’Air Canada continuent le combat est apparu en premier sur L'Étoile du Nord.
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Entre unité et tensions, les agents de bord d’Air Canada continuent le combat « Le travail non rémunéré n’est pas terminé, et on ne se reposera pas tant que ça va rester comme ça, » a lancé hier Wesley Lesosky, président de la section transport aérien du SCFP, devant plus de 150 personnes. Les agents de bord d’Air Canada étaient réunis sur la Colline parlementaire à Ottawa pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à leurs milliers d’heures non payées chaque année. « Voici ce qui est clair, » poursuit Lesosky sous l’ovation de la foule. « Le gouvernement fédéral doit arrêter de faire front commun avec des transporteurs milliardaires pour écraser nos salaires et maintenir les agents de bord sous le seuil de pauvreté. » À noter que la déclaration de Lesosky sur le travail non rémunéré contredit celle du 19 août de la direction du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). À l’époque, elle affirmait que l’entente de principe avec Air Canada, tout juste annoncée, mettait « fin au travail non payé ». Quelques jours plus tard, la phrase a disparu du site du syndicat, sans explication publique. En réalité, l’entente proposée aux agents de bord prévoyait un paiement forfaitaire de 60 à 70 minutes à 50% du salaire, avant chaque vol. Elle a été rejetée à 99,1% par les syndiqués, qui voulaient une rémunération complète de leur travail. Cela a contraint leur direction à poursuivre la pression et à remobiliser leurs membres hier à Ottawa, demandant au fédéral d’intervenir. En attendant, les détails des salaires du nouveau contrat de travail seront décidés par un arbitrage exécutoire dans les prochains mois. Une foule qui en veut plus L’Étoile du Nord a parlé à plusieurs agents de bord, sous couvert d’anonymat. La plupart ont exprimé leur frustration de ne pas avoir été consultés avant de décider de mettre fin de la grève. Ceux-ci avaient défié l’ordre de retour au travail du gouvernement Carney, risquant de lourdes amendes. Prêts à se battre jusqu’au bout, ils disent se sentir utilisés par leur direction, qui avait promis de ne pas céder… avant de voir leur comité de négociation signer une entente trois jours après le début de la grève. Malgré tout, la foule semblait enthousiaste et motivée. Plusieurs personnalités ont pris la parole pour interpeller le gouvernement fédéral, sans nécessairement évoquer de nouvelles grèves, ni même de nouvelles mobilisations. Parmi elles: la présidente du Congrès du travail du Canada, celle de la Fédération du travail de l’Ontario, le député NPD Alexandre Boulerice et la présidente du local d’Air Canada à Montréal. De son côté, Alia Hussein, représentante des agents de bord de WestJet, a annoncé que ces derniers entameront bientôt des négociations pour un nouveau contrat. « L’industrie aérienne s’appuie depuis trop longtemps sur des heures non payées, en s’attendant à ce que les agents de bord acceptent ça comme la norme », s’est indignée Hussein au micro. En effet, depuis les débuts de l’aviation, les agents de bord ne sont payés que pour leurs heures de vol, effectuant environ 35 heures de travail gratuit par mois avant le décollage et après l’atterrissage. Ces travailleurs, essentiels à la sécurité en vol, touchent souvent moins de 2 000$ par mois en début de carrière, malgré les milliards de profits des compagnies aériennes. Le 2 septembre, un avion d’Air Canada à Denver avait d’ailleurs été évacué suite à une odeur de brûlé électrique. Les agents de bord ayant coordonné l’évacuation l’ont fait bénévolement, puisqu’ils n’étaient pas encore payés. Le NPD s’en mêle À l’opposé du combat de terrain annoncé par Hussein, le chef par intérim du NPD, Don Davies, a déclaré qu’il déposerait un projet de loi pour abolir l’article 107 du Code du travail canadien et pour interdire le travail non payé dans l’aviation. L’article 107 est celui qui permet au gouvernement d’interrompre des grèves fédérales presque à sa guise. Mais dans sa volonté de se présenter en défenseur des agents de bord, le politicien de carrière s’est vite enlisé: il a lui-même déjà négocié, en 2003, les concessions les plus douloureuses de leur histoire. Entre son passage au NPD albertain dans les années '80 et son élection fédérale en 2008, Davies travaillait comme directeur des services juridiques pour Teamsters Canada. En 2003, le syndicat représentait les agents de bord et le service à la clientèle de Jazz, filiale régionale d’Air Canada. À l’époque, le transporteur frôlait la faillite après avoir surpayé pour racheter un concurrent en difficulté. Quelques mois plus tard, Air Canada se plaçait sous la protection de ses créanciers, laissant salariés et syndicat gérer les retombées. « J’ai traversé, comme vous, le processus de restructuration financière », a-t-il lancé devant la foule. Celui-ci a ensuite salué le « sacrifice » des agents de bord qui, sous pression du gouvernement, de la Deutsche Bank (un nouvel investisseur) et de leur propre direction syndicale, avaient accepté une réduction drastique de leurs conditions pour « sauver la compagnie ». Or, L’Étoile du Nord a confirmé directement auprès de Davies qu’il était bel et bien l’un des négociateurs pour Jazz en 2003. Les conventions signées par les représentants syndicaux de l’époque, cédant aux menaces de faillite d’une compagnie qui s’était tirée dans le pied avec son acquisition, ont provoqué un recul massif dans l’industrie. Les salaires ont baissé de 14 %, des milliers de travailleurs ont été mis à pied, et plusieurs années de stagnation salariale ont suivi. Un discours controversé En clôture du rassemblement, le président national du SCFP, Mark Hancock, a déclaré: « Même si on n’a pas éliminé tout le travail non rémunéré, on a sacré coup de pied dans cette porte […] grâce à vous tous, qui avez marché sur ces lignes de piquetage. » Hancock avait fait sensation le 17 août en affirmant qu’il était prêt à aller en prison pou combattre le travail non payé et l’article 107. Il avait ensuite déchiré l’ordre de retour au travail lors d’un discours qui avait enflammé la foule. À Ottawa hier, Hancock a récidivé. « Si n’importe quel gouvernement à travers le pays tente de faire passer une loi comme l'article 107, j’ai un message pour eux », L’article Entre unité et tensions, les agents de bord d’Air Canada continuent le combat est apparu en premier sur L'Étoile du Nord.
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Entre unité et tensions, les agents de bord d’Air Canada continuent le combat « Le travail non rémunéré n’est pas terminé, et on ne se reposera pas tant que ça va rester comme ça, » a lancé hier Wesley Lesosky, président de la section transport aérien du SCFP, devant plus de 150 personnes. Les agents de bord d’Air Canada étaient réunis sur la Colline parlementaire à Ottawa pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à leurs milliers d’heures non payées chaque année. « Voici ce qui est clair, » poursuit Lesosky sous l’ovation de la foule. « Le gouvernement fédéral doit arrêter de faire front commun avec des transporteurs milliardaires pour écraser nos salaires et maintenir les agents de bord sous le seuil de pauvreté. » À noter que la déclaration de Lesosky sur le travail non rémunéré contredit celle du 19 août de la direction du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). À l’époque, elle affirmait que l’entente de principe avec Air Canada, tout juste annoncée, mettait « fin au travail non payé ». Quelques jours plus tard, la phrase a disparu du site du syndicat, sans explication publique. En réalité, l’entente proposée aux agents de bord prévoyait un paiement forfaitaire de 60 à 70 minutes à 50% du salaire, avant chaque vol. Elle a été rejetée à 99,1% par les syndiqués, qui voulaient une rémunération complète de leur travail. Cela a contraint leur direction à poursuivre la pression et à remobiliser leurs membres hier à Ottawa, demandant au fédéral d’intervenir. En attendant, les détails des salaires du nouveau contrat de travail seront décidés par un arbitrage exécutoire dans les prochains mois. Une foule qui en veut plus L’Étoile du Nord a parlé à plusieurs agents de bord, sous couvert d’anonymat. La plupart ont exprimé leur frustration de ne pas avoir été consultés avant de décider de mettre fin de la grève. Ceux-ci avaient défié l’ordre de retour au travail du gouvernement Carney, risquant de lourdes amendes. Prêts à se battre jusqu’au bout, ils disent se sentir utilisés par leur direction, qui avait promis de ne pas céder… avant de voir leur comité de négociation signer une entente trois jours après le début de la grève. Malgré tout, la foule semblait enthousiaste et motivée. Plusieurs personnalités ont pris la parole pour interpeller le gouvernement fédéral, sans nécessairement évoquer de nouvelles grèves, ni même de nouvelles mobilisations. Parmi elles: la présidente du Congrès du travail du Canada, celle de la Fédération du travail de l’Ontario, le député NPD Alexandre Boulerice et la présidente du local d’Air Canada à Montréal. De son côté, Alia Hussein, représentante des agents de bord de WestJet, a annoncé que ces derniers entameront bientôt des négociations pour un nouveau contrat. « L’industrie aérienne s’appuie depuis trop longtemps sur des heures non payées, en s’attendant à ce que les agents de bord acceptent ça comme la norme », s’est indignée Hussein au micro. En effet, depuis les débuts de l’aviation, les agents de bord ne sont payés que pour leurs heures de vol, effectuant environ 35 heures de travail gratuit par mois avant le décollage et après l’atterrissage. Ces travailleurs, essentiels à la sécurité en vol, touchent souvent moins de 2 000$ par mois en début de carrière, malgré les milliards de profits des compagnies aériennes. Le 2 septembre, un avion d’Air Canada à Denver avait d’ailleurs été évacué suite à une odeur de brûlé électrique. Les agents de bord ayant coordonné l’évacuation l’ont fait bénévolement, puisqu’ils n’étaient pas encore payés. Le NPD s’en mêle À l’opposé du combat de terrain annoncé par Hussein, le chef par intérim du NPD, Don Davies, a déclaré qu’il déposerait un projet de loi pour abolir l’article 107 du Code du travail canadien et pour interdire le travail non payé dans l’aviation. L’article 107 est celui qui permet au gouvernement d’interrompre des grèves fédérales presque à sa guise. Mais dans sa volonté de se présenter en défenseur des agents de bord, le politicien de carrière s’est vite enlisé: il a lui-même déjà négocié, en 2003, les concessions les plus douloureuses de leur histoire. Entre son passage au NPD albertain dans les années '80 et son élection fédérale en 2008, Davies travaillait comme directeur des services juridiques pour Teamsters Canada. En 2003, le syndicat représentait les agents de bord et le service à la clientèle de Jazz, filiale régionale d’Air Canada. À l’époque, le transporteur frôlait la faillite après avoir surpayé pour racheter un concurrent en difficulté. Quelques mois plus tard, Air Canada se plaçait sous la protection de ses créanciers, laissant salariés et syndicat gérer les retombées. « J’ai traversé, comme vous, le processus de restructuration financière », a-t-il lancé devant la foule. Celui-ci a ensuite salué le « sacrifice » des agents de bord qui, sous pression du gouvernement, de la Deutsche Bank (un nouvel investisseur) et de leur propre direction syndicale, avaient accepté une réduction drastique de leurs conditions pour « sauver la compagnie ». Or, L’Étoile du Nord a confirmé directement auprès de Davies qu’il était bel et bien l’un des négociateurs pour Jazz en 2003. Les conventions signées par les représentants syndicaux de l’époque, cédant aux menaces de faillite d’une compagnie qui s’était tirée dans le pied avec son acquisition, ont provoqué un recul massif dans l’industrie. Les salaires ont baissé de 14 %, des milliers de travailleurs ont été mis à pied, et plusieurs années de stagnation salariale ont suivi. Un discours controversé En clôture du rassemblement, le président national du SCFP, Mark Hancock, a déclaré: « Même si on n’a pas éliminé tout le travail non rémunéré, on a sacré coup de pied dans cette porte […] grâce à vous tous, qui avez marché sur ces lignes de piquetage. » Hancock avait fait sensation le 17 août en affirmant qu’il était prêt à aller en prison pou combattre le travail non payé et l’article 107. Il avait ensuite déchiré l’ordre de retour au travail lors d’un discours qui avait enflammé la foule. À Ottawa hier, Hancock a récidivé. « Si n’importe quel gouvernement à travers le pays tente de faire passer une loi comme l'article 107, j’ai un message pour eux », L’article Entre unité et tensions, les agents de bord d’Air Canada continuent le combat est apparu en premier sur L'Étoile du Nord.
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Quittons Gmail et ses amis ! Vous aussi vous pensez qu’utiliser Gmail (ou ses amis géants du web) ce n’est plus possible ? Vous savez déjà que ces fournisseurs de mails sont des ogres qui dévorent vos données, votre confidentiali...

Vous aussi vous pensez qu’utiliser #Gmail (ou les autres géants d’internet) n’est plus acceptable ?

www.demailnagement.net

#GAFAM #vie_privee #monopoles

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De l'autre, un mouvement émerge pour dénoncer le pouvoir et les abus de ces nouveaux #monopoles

Les premières lois #antitrust sont adoptées aux Etats-Unis, et des géants comme la #StandardOil sont partiellement démantelés ou régulés

Toute ressemblance avec notre époque n'a rien de fortuit

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Trust et antitrust : une guerre de cent ans toujours en cours 1901. Dans la lignée des empires économiques construits autour du chemin de fer, industriels, banquiers de Wall Street et avocats d'affaires orchestrent la création aux États-Unis d'immenses monopoles...

1901

Des ”barons voleurs” se taillent d'immenses #monopoles avec le soutien de Wall Street et de la #MaisonBlanche

Mais la révolte couve

Toute ressemblance avec notre époque est loin d'être fortuite

Bonnes feuilles de notre nouveau livre #Multinationales

➡️ multinationales.org/fr/enquetes/...

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