Rosa Parks, un visage, un acte, une femme noire qui dit non. Elle est pour toujours identifiée à ce geste qui fait rupture, qui dit non à la ségrégation, à la résignation.
Dans les livres d’histoire, nous savons que le 1er décembre 1955, elle a refusé de céder son siège à un blanc parce que noire. Elle a été immortalisée dans des photos, la plupart des reconstitutions. Elle est assise dans le bus, isolée. Un homme blanc seul est assis non loin. Rosa est présentée comme une figure abstraite sans contexte, sans colère. Le New York Times la dénommera quelques années plus tard la matriarche accidentelle du mouvement des droits civiques. Mais son refus, certes spontané dans le bus, n’a en réalité rien d’accidentel : En 1954, la Cour suprême appelle les États à mettre en œuvre, avec diligence, l’arrêt Brown versus Board of Education, il sonne le glas ségrégation des écoles. Les activistes le comprennent et multiplient les actions car, la loi tarde systématiquement à être appliquée localement. Rosa Parks se rend dans une école socialiste pour activistes où elle suit les cours de la militante Septima Clarks, quelques mois avant l’épisode du bus. Les techniques de boycott y sont enseignées, comme les campagnes politiques, pour marquer l'opinion publique.
1er décembre 1955, un jour banal en Alabama. Dans le bus, le chauffeur demande à une femme noire de laisser sa place à un homme blanc. Une jeune femme dit "non". Son arrestation va changer la face du monde. ➡️ l.franceculture.fr/S0Z