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Les prolétaires du bizness
Dans l’ordinaire des trafics de drogue 
Khadidja SAHRAOUI-CHAPUIS

Les prolétaires du bizness Dans l’ordinaire des trafics de drogue Khadidja SAHRAOUI-CHAPUIS

Les livres sur le trafic de drogue ne manquent pas. Mais ce livre, écrit par 
une sociologue, directrice d’une association qui traite des questions de 
santé, et au contact direct des réseaux et des jeunes, s’appuie sur une 
enquête de terrain exceptionnelle, menée in situ sur plus de vingt ans 
dans les quartiers nord de Marseille. En portant la parole des acteurs 
des réseaux – trafiquants et petites mains – mais aussi celle des familles 
des habitants et des intervenants locaux, Khadidja Sahraoui-Chapuis 
donne à voir, dans un récit vif et incarné, les logiques sociales profondes 
d’un système qui fabrique ses propres prolétaires.
Dans un ordre hiérarchique rigoureux, une division du travail 
rationnelle, les acteurs du trafic de drogues – guetteurs, charbonneurs, 
chefs… – occupent jour après jour leur poste. Les jeunes impliqués sont, 
à peu de choses près, des jeunes comme les autres. C’est ce « peu de 
chose » justement – somme de petits dérapages, de petites humiliations, 
d’accidents de la vie – qui marque l’entrée dans les trafics. Une entrée qui, 
aux yeux de ces jeunes, représente une opportunité face au décrochage 
scolaire, au chômage, à la précarité et la pauvreté. Une fois intégrés, leur 
position dans le trafic les rapproche d’un véritable prolétariat, assigné 
aux tâches les plus risquées et les moins rémunératrices. La violence y est 
force managériale : tabassages et assassinats viennent sanctionner petites 
fautes professionnelles, coups bas et trahisons.
Cette enquête décrit l’ordinaire des violences liées au trafic de 
stupéfiants, et plus généralement aux activités criminelles. Elle restitue 
la parole des acteurs du trafic et de leurs proches et analyse les éléments 
qui ont infléchi les parcours des jeunes « tombés » dans l’économie de 
la drogue, le rôle et la place des familles, de l’école et des institutions 
publiques dans les bifurcations biographiques. Mais, il va plus loin, en 
éclairant la force d’attraction durable exercée par ces …

Les livres sur le trafic de drogue ne manquent pas. Mais ce livre, écrit par une sociologue, directrice d’une association qui traite des questions de santé, et au contact direct des réseaux et des jeunes, s’appuie sur une enquête de terrain exceptionnelle, menée in situ sur plus de vingt ans dans les quartiers nord de Marseille. En portant la parole des acteurs des réseaux – trafiquants et petites mains – mais aussi celle des familles des habitants et des intervenants locaux, Khadidja Sahraoui-Chapuis donne à voir, dans un récit vif et incarné, les logiques sociales profondes d’un système qui fabrique ses propres prolétaires. Dans un ordre hiérarchique rigoureux, une division du travail rationnelle, les acteurs du trafic de drogues – guetteurs, charbonneurs, chefs… – occupent jour après jour leur poste. Les jeunes impliqués sont, à peu de choses près, des jeunes comme les autres. C’est ce « peu de chose » justement – somme de petits dérapages, de petites humiliations, d’accidents de la vie – qui marque l’entrée dans les trafics. Une entrée qui, aux yeux de ces jeunes, représente une opportunité face au décrochage scolaire, au chômage, à la précarité et la pauvreté. Une fois intégrés, leur position dans le trafic les rapproche d’un véritable prolétariat, assigné aux tâches les plus risquées et les moins rémunératrices. La violence y est force managériale : tabassages et assassinats viennent sanctionner petites fautes professionnelles, coups bas et trahisons. Cette enquête décrit l’ordinaire des violences liées au trafic de stupéfiants, et plus généralement aux activités criminelles. Elle restitue la parole des acteurs du trafic et de leurs proches et analyse les éléments qui ont infléchi les parcours des jeunes « tombés » dans l’économie de la drogue, le rôle et la place des familles, de l’école et des institutions publiques dans les bifurcations biographiques. Mais, il va plus loin, en éclairant la force d’attraction durable exercée par ces …

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À paraître le 2 avril aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Les prolétaires du bizness. Dans l’ordinaire des trafics de drogue

par Khadidja Sahraoui-Chapuis

17 7 0 0
Surveiller et punir en Chine
Laogai et technosurveillance, de 1946 à nos jours
Jean-Philippe BÉJA

Surveiller et punir en Chine Laogai et technosurveillance, de 1946 à nos jours Jean-Philippe BÉJA

Tout aussi terrible que le goulag stalinien, le laogai, système 
concentrationnaire méconnu, mis en place par Mao, reste utilisé à grande 
échelle dans la Chine futuriste de Xi Jinping. À travers les témoignages 
bouleversants d’anciens détenus, le sinologue et politologue JeanPhilippe Béja retrace quatre-vingts ans d’un projet politique visant à 
transformer les comportements de toute une population par le contrôle, 
l’endoctrinement et la terreur. Ce livre éclaire la manière dont la Chine 
est devenue un laboratoire à ciel ouvert de la surveillance généralisée.
« On travaillait de l’aube à la tombée du jour, et le soir, on avait la 
séance d’éducation politique… Tous rivalisaient d’enthousiasme pour 
dénoncer leurs codétenus. Ces réunions étaient atroces : à leur issue, 
nombreux sont ceux qui se sont pendus, empoisonnés ou jetés dans la 
rivière… »
Les témoignages de victimes du système de répression chinois 
constituent l’essentiel de ce livre. Dès avant sa prise du pouvoir en 
1949, le Parti s’est acharné contre ceux qu’il accusait d’être ses ennemis. 
Dans les villes, les comités de voisinage interviennent dès qu’un citoyen 
se comporte de manière « anormale » ; les « ennemis de classe », les 
éléments douteux sont placés sous surveillance sur leur lieu de travail. 
Ils finissent souvent au laogai, camp de réforme par le travail. De 1949 
à 1976, des dizaines de millions de « droitiers », propriétaires fonciers, 
déviationnistes de tous ordres, y sont passés.
Mais les camps n’ont pas disparu à la mort du « Grand Timonier ». Dans 
les années 1980, jeunes délinquants ou non-conformistes, protestataires 
ouvriers et étudiants, croyants, paysans insurgés y sont envoyés. Après 
l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le laogai, sous un autre nom, 
est utilisé à grande échelle dans le Xinjiang, pour faire des Ouighours des 
« citoyens modèles et modernes ». Couplé à un système de surveillance 
de tous les instants, le laogai reste un instrument essentiel du Part…

Tout aussi terrible que le goulag stalinien, le laogai, système concentrationnaire méconnu, mis en place par Mao, reste utilisé à grande échelle dans la Chine futuriste de Xi Jinping. À travers les témoignages bouleversants d’anciens détenus, le sinologue et politologue JeanPhilippe Béja retrace quatre-vingts ans d’un projet politique visant à transformer les comportements de toute une population par le contrôle, l’endoctrinement et la terreur. Ce livre éclaire la manière dont la Chine est devenue un laboratoire à ciel ouvert de la surveillance généralisée. « On travaillait de l’aube à la tombée du jour, et le soir, on avait la séance d’éducation politique… Tous rivalisaient d’enthousiasme pour dénoncer leurs codétenus. Ces réunions étaient atroces : à leur issue, nombreux sont ceux qui se sont pendus, empoisonnés ou jetés dans la rivière… » Les témoignages de victimes du système de répression chinois constituent l’essentiel de ce livre. Dès avant sa prise du pouvoir en 1949, le Parti s’est acharné contre ceux qu’il accusait d’être ses ennemis. Dans les villes, les comités de voisinage interviennent dès qu’un citoyen se comporte de manière « anormale » ; les « ennemis de classe », les éléments douteux sont placés sous surveillance sur leur lieu de travail. Ils finissent souvent au laogai, camp de réforme par le travail. De 1949 à 1976, des dizaines de millions de « droitiers », propriétaires fonciers, déviationnistes de tous ordres, y sont passés. Mais les camps n’ont pas disparu à la mort du « Grand Timonier ». Dans les années 1980, jeunes délinquants ou non-conformistes, protestataires ouvriers et étudiants, croyants, paysans insurgés y sont envoyés. Après l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le laogai, sous un autre nom, est utilisé à grande échelle dans le Xinjiang, pour faire des Ouighours des « citoyens modèles et modernes ». Couplé à un système de surveillance de tous les instants, le laogai reste un instrument essentiel du Part…

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À paraître le 12 mars aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Surveiller et punir en Chine. Laogai et technosurveillance, de 1946 à nos jours

par Jean-Philippe Béja

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Des abeilles au travail 
Productivisme agroécologique et précarisation du vivant
Robin MUGNIER

Des abeilles au travail Productivisme agroécologique et précarisation du vivant Robin MUGNIER

En suivant les abeilles domestiques, aujourd’hui massivement mises au 
travail pour polliniser les champs et accroître les rendements de l’agroindustrie, l’anthropologue et apiculteur Robin Mugnier appréhende 
sous un nouveau jour les enjeux anthropologiques, écologiques et 
économiques de la modernisation agricole, et ses effets sur le vivant. 
Son enquête immersive, menée en France dans la vallée du Rhône, 
auprès d’apiculteurs, d’agriculteurs et au sein de multinationales de 
la filière semences, révèle les stratégies, compromis et frictions de ce 
projet agroécologique très ambivalent : car quand le vivant n’est pas 
victime, il est un rouage de « symbioses précaires » mortifères.
L’abeille est un symbole fort du désastre écologique. Mais cette 
focalisation sur son déclin brouille souvent la compréhension des enjeux 
actuels de la modernisation agricole. Car, si les abeilles sont présentées 
comme des victimes emblématiques de la crise écologique, au cœur 
des paysages du productivisme, des butineuses continuent de vivre et 
sont même mises au travail par des apiculteurs, des agriculteurs et des 
multinationales semencières. En effet, chaque année, des milliers de 
ruches sont déplacées dans les parcelles pour garantir la pollinisation et 
accroître les rendements. Les butineuses deviennent ainsi l’un des rouages 
d’un productivisme désormais qualifié d’agroécologique.
Ce dispositif associe apiculteurs, agriculteurs et firmes agro-industrielles 
dans une collaboration aussi nécessaire que conflictuelle et repose sur 
une promesse ambiguë : mettre le vivant au travail serait un moyen de le 
protéger. En suivant la progression d’une enquête de terrain immersive qui 
l’amène du bord des champs jusqu’aux bureaux des grandes entreprises, 
Robin Mugnier révèle les stratégies, les compromis et les frictions qui se 
jouent entre écologisation et intensification.
Mobilisant les apports des travaux les plus récents de l’anthropologie 
multi-espèces, Robin Mugnier éclaire…

En suivant les abeilles domestiques, aujourd’hui massivement mises au travail pour polliniser les champs et accroître les rendements de l’agroindustrie, l’anthropologue et apiculteur Robin Mugnier appréhende sous un nouveau jour les enjeux anthropologiques, écologiques et économiques de la modernisation agricole, et ses effets sur le vivant. Son enquête immersive, menée en France dans la vallée du Rhône, auprès d’apiculteurs, d’agriculteurs et au sein de multinationales de la filière semences, révèle les stratégies, compromis et frictions de ce projet agroécologique très ambivalent : car quand le vivant n’est pas victime, il est un rouage de « symbioses précaires » mortifères. L’abeille est un symbole fort du désastre écologique. Mais cette focalisation sur son déclin brouille souvent la compréhension des enjeux actuels de la modernisation agricole. Car, si les abeilles sont présentées comme des victimes emblématiques de la crise écologique, au cœur des paysages du productivisme, des butineuses continuent de vivre et sont même mises au travail par des apiculteurs, des agriculteurs et des multinationales semencières. En effet, chaque année, des milliers de ruches sont déplacées dans les parcelles pour garantir la pollinisation et accroître les rendements. Les butineuses deviennent ainsi l’un des rouages d’un productivisme désormais qualifié d’agroécologique. Ce dispositif associe apiculteurs, agriculteurs et firmes agro-industrielles dans une collaboration aussi nécessaire que conflictuelle et repose sur une promesse ambiguë : mettre le vivant au travail serait un moyen de le protéger. En suivant la progression d’une enquête de terrain immersive qui l’amène du bord des champs jusqu’aux bureaux des grandes entreprises, Robin Mugnier révèle les stratégies, les compromis et les frictions qui se jouent entre écologisation et intensification. Mobilisant les apports des travaux les plus récents de l’anthropologie multi-espèces, Robin Mugnier éclaire…

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À paraître le 5 mars aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Des abeilles au travail. Productivisme agroécologique et précarisation du vivant

par Robin Mugnier

4 3 0 0
Ceci est un canular
Les Poldèves, l’extrême droite et la politique du faux
Christophe GRANGER

Ceci est un canular Les Poldèves, l’extrême droite et la politique du faux Christophe GRANGER

À partir d’un canular oublié de 1929, Christophe Granger retrace la 
manière dont l’extrême droite française a fait du mensonge et la 
fabrique du faux un instrument politique visant à miner la confiance 
démocratique. En historien du présent, il montre la filiation directe entre 
des manipulations d’hier et celles d’aujourd’hui. Un essai saisissant 
d’actualité.
En mars 1929, plusieurs députés français reçoivent des courriers du 
« Comité de défense poldève », qui implore leur soutien. Sensibles au 
langage humanitaire, certains y répondent favorablement. Quelques 
semaines plus tard, la supercherie est révélée par L’Action française. Le 
peuple poldève n’existe pas. Le canular ridiculise les députés et confère à 
l’extrême droite une victoire symbolique.
En retraçant la trajectoire de Alain Mellet, auteur du canular après avoir 
été l’un des bagarreurs de l’Action française, Granger s’attache à montrer 
que l’imposture comme pratique politique est le produit d’une carrière 
militante où s’entremêlent capital culturel, sociabilités locales et savoirfaire de subversion politique. En dessinant finement la cartographie des 
piégés, il se demande, qui aujourd’hui aurait marché ?
Ainsi il souligne la fonction structurante du faux dans la culture 
politique de l’extrême droite. Le canular poldève révèle une stratégie de 
renversement des règles démocratiques : il s’agit de miner la confiance 
dans les institutions représentatives et d’imposer un nouveau cadre 
d’interprétation du politique. Cette logique, expérimentée dès les années 
1920, préfigure les techniques contemporaines de désinformation et de 
fabrication d’ennemis imaginaires.
C’est que le vrai et le faux sont, en effet, des objets de conflit 
permanent. Le canular rend visibles ces luttes en les condensant dans une 
mise en scène spectaculaire. Ainsi, à travers l’histoire d’un faux oublié, 
Granger éclaire la généalogie des pratiques actuelles des droites radicales, 
qui toutes prétendent subvertir le discour…

À partir d’un canular oublié de 1929, Christophe Granger retrace la manière dont l’extrême droite française a fait du mensonge et la fabrique du faux un instrument politique visant à miner la confiance démocratique. En historien du présent, il montre la filiation directe entre des manipulations d’hier et celles d’aujourd’hui. Un essai saisissant d’actualité. En mars 1929, plusieurs députés français reçoivent des courriers du « Comité de défense poldève », qui implore leur soutien. Sensibles au langage humanitaire, certains y répondent favorablement. Quelques semaines plus tard, la supercherie est révélée par L’Action française. Le peuple poldève n’existe pas. Le canular ridiculise les députés et confère à l’extrême droite une victoire symbolique. En retraçant la trajectoire de Alain Mellet, auteur du canular après avoir été l’un des bagarreurs de l’Action française, Granger s’attache à montrer que l’imposture comme pratique politique est le produit d’une carrière militante où s’entremêlent capital culturel, sociabilités locales et savoirfaire de subversion politique. En dessinant finement la cartographie des piégés, il se demande, qui aujourd’hui aurait marché ? Ainsi il souligne la fonction structurante du faux dans la culture politique de l’extrême droite. Le canular poldève révèle une stratégie de renversement des règles démocratiques : il s’agit de miner la confiance dans les institutions représentatives et d’imposer un nouveau cadre d’interprétation du politique. Cette logique, expérimentée dès les années 1920, préfigure les techniques contemporaines de désinformation et de fabrication d’ennemis imaginaires. C’est que le vrai et le faux sont, en effet, des objets de conflit permanent. Le canular rend visibles ces luttes en les condensant dans une mise en scène spectaculaire. Ainsi, à travers l’histoire d’un faux oublié, Granger éclaire la généalogie des pratiques actuelles des droites radicales, qui toutes prétendent subvertir le discour…

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À paraître le 5 mars aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Ceci est un canular. Les Poldèves, l’extrême droite et la politique du faux

par Christophe Granger

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La Bourse ou la vie
Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui
Ludivine BANTIGNY

La Bourse ou la vie Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui Ludivine BANTIGNY

1936 : l’espoir change de camp. Dans un monde en crise, les gauches 
unies inventent des conquêtes sociales inédites. En rouvrant les archives 
et les débats, Ludivine Bantigny, loin des récits habituels, renouvelle 
l’histoire du Front populaire, entre victoires ouvrières et renoncements 
face à la guerre, au capital et à l’empire. 
La Bourse ou la vie : toute la tension du livre tient dans cette alternative : 
la logique économique contre la dignité humain …
Le Front populaire reste un moment mythique. Mais, au-delà de la 
légende, s’impose une réalité complexe que ce livre explore avec précision. 
Entre 1934 et 1938, les gauches ont choisi de s’unir pour répondre à 
d’immenses défis, au cœur d’une très grave crise du capitalisme et de la 
menace fasciste. Le Front populaire a dû composer avec des obstacles 
considérables : inflation, patronat organisé, pressions militaires, risque de 
guerre… Dans ce contexte, les avancées sociales – congés payés, quarante 
heures, conventions collectives – ont été arrachées dans un rapport 
de forces intense, et parfois remises en question. Les gouvernements 
de Front populaire ont dû céder aux besoins de la défense nationale 
et au réarmement ; ils ont choisi de ne pas intervenir en Espagne face 
au soulèvement franquiste ; ils ont aussi composé avec des traditions 
coloniales qui avaient peu évolué. Loin de mythifier le Front populaire, ce 
livre en propose donc une lecture originale et lucide.
À partir de sources foisonnantes, fruits de plusieurs années de 
recherche – fonds d’organisations, archives ministérielles, papiers privés de 
dirigeants, rapports de préfets, de renseignements généraux, de la Sûreté 
publique et de policiers locaux, presse, sources à tous niveaux grâce à un 
tour du pays dans les fonds départementaux –, l’ouvrage restitue l’élan 
des grèves, la créativité populaire, mais aussi la répression qui s’abat sur 
les mouvements sociaux. Il combine scènes locales et enjeux nationaux 
et internationaux pour mo…

1936 : l’espoir change de camp. Dans un monde en crise, les gauches unies inventent des conquêtes sociales inédites. En rouvrant les archives et les débats, Ludivine Bantigny, loin des récits habituels, renouvelle l’histoire du Front populaire, entre victoires ouvrières et renoncements face à la guerre, au capital et à l’empire. La Bourse ou la vie : toute la tension du livre tient dans cette alternative : la logique économique contre la dignité humain … Le Front populaire reste un moment mythique. Mais, au-delà de la légende, s’impose une réalité complexe que ce livre explore avec précision. Entre 1934 et 1938, les gauches ont choisi de s’unir pour répondre à d’immenses défis, au cœur d’une très grave crise du capitalisme et de la menace fasciste. Le Front populaire a dû composer avec des obstacles considérables : inflation, patronat organisé, pressions militaires, risque de guerre… Dans ce contexte, les avancées sociales – congés payés, quarante heures, conventions collectives – ont été arrachées dans un rapport de forces intense, et parfois remises en question. Les gouvernements de Front populaire ont dû céder aux besoins de la défense nationale et au réarmement ; ils ont choisi de ne pas intervenir en Espagne face au soulèvement franquiste ; ils ont aussi composé avec des traditions coloniales qui avaient peu évolué. Loin de mythifier le Front populaire, ce livre en propose donc une lecture originale et lucide. À partir de sources foisonnantes, fruits de plusieurs années de recherche – fonds d’organisations, archives ministérielles, papiers privés de dirigeants, rapports de préfets, de renseignements généraux, de la Sûreté publique et de policiers locaux, presse, sources à tous niveaux grâce à un tour du pays dans les fonds départementaux –, l’ouvrage restitue l’élan des grèves, la créativité populaire, mais aussi la répression qui s’abat sur les mouvements sociaux. Il combine scènes locales et enjeux nationaux et internationaux pour mo…

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À paraître le 12 mars aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

La Bourse ou la vie. Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui

de Ludivine Bantigny

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A paraître le 22 janvier aux éditions de l'ENS @ens-editions.bsky.social :

Lire la romance. Femmes, patriarcat et littérature populaire

de Janice A. Radway

sous la direction de Delphine Chedaleux et Marine Lambolez, traduit par Sarah-Louise Raillard

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Handicap, déficience, différence
Une introduction aux disability studies
Marion Chottin, Corinne Doria

Handicap, déficience, différence Une introduction aux disability studies Marion Chottin, Corinne Doria

Champ de recherche interdisciplinaire inscrit dans les sciences humaines et sociales, les disability studies, études de handicap anglosaxonnes, sont nées aux États-Unis et au Royaume-Uni à la fin des années 1970, dans la lignée de mouvements sociaux de personnes handicapées en lutte contre leur exclusion de la société. Depuis, les disability studies n'ont de cesse de se complexifier, au point d'être aujourd'hui traversées d’une pluralité de courants, que ce livre présente dans l’ordre de leur apparition, à travers les principaux concepts (disability pride, narrative prosthesis, normate, misfit, crip times, ableism, etc.) et modèles (social / affirmative / relational / cultural / african model of disability, etc.) que ce domaine de recherche a forgés pour appréhender le handicap. Au travers des notions de handicap, déficience et différence, cet ouvrage concentre son propos sur les débats qui ont présidé à la diversification des disability studies et prend lui-même position en la matière. Il entend ainsi contribuer à faire connaître au public francophone les disability studies et la politisation du handicap à laquelle elles procèdent.

Champ de recherche interdisciplinaire inscrit dans les sciences humaines et sociales, les disability studies, études de handicap anglosaxonnes, sont nées aux États-Unis et au Royaume-Uni à la fin des années 1970, dans la lignée de mouvements sociaux de personnes handicapées en lutte contre leur exclusion de la société. Depuis, les disability studies n'ont de cesse de se complexifier, au point d'être aujourd'hui traversées d’une pluralité de courants, que ce livre présente dans l’ordre de leur apparition, à travers les principaux concepts (disability pride, narrative prosthesis, normate, misfit, crip times, ableism, etc.) et modèles (social / affirmative / relational / cultural / african model of disability, etc.) que ce domaine de recherche a forgés pour appréhender le handicap. Au travers des notions de handicap, déficience et différence, cet ouvrage concentre son propos sur les débats qui ont présidé à la diversification des disability studies et prend lui-même position en la matière. Il entend ainsi contribuer à faire connaître au public francophone les disability studies et la politisation du handicap à laquelle elles procèdent.

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A paraître le 19 février aux éditions de l'ENS @ens-editions.bsky.social :

Handicap, déficience, différence. Une introduction aux disability studies

par Marion Chottin et Corinne Doria

9 2 0 0
Saisir les religions en sociologue
Enjeux et méthodes
Édité par Gabrielle Angey, Yannick Fer, Juliette Galonnier

Saisir les religions en sociologue Enjeux et méthodes Édité par Gabrielle Angey, Yannick Fer, Juliette Galonnier

Cet ouvrage donne à voir la façon dont se construit, en pratique, le travail d'analyse sociologique du religieux. Plutôt que de considérer les religions comme des objets insaisissables, il propose de les appréhender à partir des rapports sociaux dans lesquelles elles s’inscrivent, et qu’elles contribuent à éclairer en retour. Les onze chapitres réunis ici entraînent les lecteurs dans les coulisses du travail des sociologues, en exposant les débats qui structurent leur façon de saisir le religieux ainsi que les dilemmes auxquels ils sont confrontés lorsqu’ils négocient leur rapport à l’objet, leur entrée ou leur sortie de terrain, et leurs relations avec les acteurs qui financent leur recherche. Dans cet ouvrage, on croise des coachs chrétiens, des entrepreneurs musulmans, des fidèles catholiques indifférents aux normes de conjugalité de l’Église et des sportifs de haut niveau qui vivent comme des moines. On parle budget dans le salon de femmes musulmanes et on discute religion dans le bureau de banquiers centraux. On y découvre que le geste sociologique implique un effort de réflexivité constant qui consiste aussi bien à déconstruire les évidences toutes religieuses qui s’imposent parfois dans l’enquête qu’à aller chercher le religieux là où on ne l’attend pas. Au terme de ce parcours, la valeur heuristique des faits religieux pour penser le social prend tout son sens.

Cet ouvrage donne à voir la façon dont se construit, en pratique, le travail d'analyse sociologique du religieux. Plutôt que de considérer les religions comme des objets insaisissables, il propose de les appréhender à partir des rapports sociaux dans lesquelles elles s’inscrivent, et qu’elles contribuent à éclairer en retour. Les onze chapitres réunis ici entraînent les lecteurs dans les coulisses du travail des sociologues, en exposant les débats qui structurent leur façon de saisir le religieux ainsi que les dilemmes auxquels ils sont confrontés lorsqu’ils négocient leur rapport à l’objet, leur entrée ou leur sortie de terrain, et leurs relations avec les acteurs qui financent leur recherche. Dans cet ouvrage, on croise des coachs chrétiens, des entrepreneurs musulmans, des fidèles catholiques indifférents aux normes de conjugalité de l’Église et des sportifs de haut niveau qui vivent comme des moines. On parle budget dans le salon de femmes musulmanes et on discute religion dans le bureau de banquiers centraux. On y découvre que le geste sociologique implique un effort de réflexivité constant qui consiste aussi bien à déconstruire les évidences toutes religieuses qui s’imposent parfois dans l’enquête qu’à aller chercher le religieux là où on ne l’attend pas. Au terme de ce parcours, la valeur heuristique des faits religieux pour penser le social prend tout son sens.

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A paraître le 19 mars aux éditions de l'ENS @ens-editions.bsky.social :

Saisir les religions en sociologue. Enjeux et méthodes

sous la direction de Gabrielle Angey, Yannick Fer et Juliette Galonnier

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Réguler sans contraindre
L'État et les médecins face aux déserts médicaux
First Edition
Anne Moyal
Preface by Patrick Hassenteufel

Réguler sans contraindre L'État et les médecins face aux déserts médicaux First Edition Anne Moyal Preface by Patrick Hassenteufel

Dès les années 2000, la démographie des médecins généralistes commence à inquiéter les pouvoirs publics, la population et la profession médicale elle-même. Pour lutter contre les déserts médicaux, les politiques privilégient des mesures incitatives, refusant de toucher à la liberté d'installation et d'organisation des médecins.

La plus emblématique d'entre elles est la création des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), en 2007, qui rassemblent des professionnels médicaux et paramédicaux. Ceux-ci s’engagent auprès de l’assurance maladie et de l’administration sanitaire à appliquer de nouvelles règles en matière d’accès aux soins et de coordination, mais aussi à développer des activités de santé publique. Adoubées par l’État, les MSP sont considérées comme attractives par les jeunes médecins généralistes qui, sans y être contraints, acceptent désormais d’exercer sous contrat.

À travers une étude menée à l’échelle nationale et dans six MSP, Anne Moyal montre que, si les médecins généralistes ont réussi à s’approprier ce modèle et à préserver jusqu’à présent leur autonomie, les maisons de santé contribuent à un encadrement progressif de leur activité. Cette enquête révèle ainsi les profondes transformations de la médecine générale en France.

Dès les années 2000, la démographie des médecins généralistes commence à inquiéter les pouvoirs publics, la population et la profession médicale elle-même. Pour lutter contre les déserts médicaux, les politiques privilégient des mesures incitatives, refusant de toucher à la liberté d'installation et d'organisation des médecins. La plus emblématique d'entre elles est la création des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), en 2007, qui rassemblent des professionnels médicaux et paramédicaux. Ceux-ci s’engagent auprès de l’assurance maladie et de l’administration sanitaire à appliquer de nouvelles règles en matière d’accès aux soins et de coordination, mais aussi à développer des activités de santé publique. Adoubées par l’État, les MSP sont considérées comme attractives par les jeunes médecins généralistes qui, sans y être contraints, acceptent désormais d’exercer sous contrat. À travers une étude menée à l’échelle nationale et dans six MSP, Anne Moyal montre que, si les médecins généralistes ont réussi à s’approprier ce modèle et à préserver jusqu’à présent leur autonomie, les maisons de santé contribuent à un encadrement progressif de leur activité. Cette enquête révèle ainsi les profondes transformations de la médecine générale en France.

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A paraître le 23 janvier aux Presses de Sciences Po @editionsscpo.bsky.social :

Réguler sans contraindre. L'État et les médecins face aux déserts médicaux

par Anne Moyal
préface de Patrick Hassenteufel

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Faire naître. Ce que le capitalisme fait à la maternité de Clélia Gasquet-Blanchard (23 janvier 2026)

Faire naître. Ce que le capitalisme fait à la maternité de Clélia Gasquet-Blanchard (23 janvier 2026)

Dans un contexte néolibéral, les politiques actuelles de la naissance en France sont
pilotées par le marché et guidées par une biomédecine techniciste et sécuritaire.
Tandis que les maternités ferment en masse, le capitalisme sanitaire met la main sur
la santé périnatale. Les conséquences sont désastreuses : une mortalité infantile parmi
les plus importantes d’Europe, un nombre croissant de femmes enceintes et nouveau-nés
dans les rues des grandes agglomérations françaises, la souffrance psychique accrue
des mères face à l’impossibilité de se conformer au mythe de la « bonne mère »…
Les orientations prises en santé publique participent par ailleurs à une rupture de
confiance et de dialogue entre les femmes enceintes et un monde soignant hétérogène,
lui aussi frappé par les mesures d’austérité et le management nocif.
Ce livre se propose d’investiguer sous l’angle géographique et sociohistorique
cette souffrance collective autour de la naissance. Il interroge les injustices en santé
périnatale, expose le séparatisme des classes privilégiées et réactive l’héritage des luttes
d’émancipation des femmes pour penser une maternité anticapitaliste à même d’offrir
un accueil décent et un avenir commun.
Clélia Gasquet-Blanchard est géographe, maîtresse de conférences HDR à l’École des hautes études
en santé publique et travaille sur les injustices en santé.

Dans un contexte néolibéral, les politiques actuelles de la naissance en France sont pilotées par le marché et guidées par une biomédecine techniciste et sécuritaire. Tandis que les maternités ferment en masse, le capitalisme sanitaire met la main sur la santé périnatale. Les conséquences sont désastreuses : une mortalité infantile parmi les plus importantes d’Europe, un nombre croissant de femmes enceintes et nouveau-nés dans les rues des grandes agglomérations françaises, la souffrance psychique accrue des mères face à l’impossibilité de se conformer au mythe de la « bonne mère »… Les orientations prises en santé publique participent par ailleurs à une rupture de confiance et de dialogue entre les femmes enceintes et un monde soignant hétérogène, lui aussi frappé par les mesures d’austérité et le management nocif. Ce livre se propose d’investiguer sous l’angle géographique et sociohistorique cette souffrance collective autour de la naissance. Il interroge les injustices en santé périnatale, expose le séparatisme des classes privilégiées et réactive l’héritage des luttes d’émancipation des femmes pour penser une maternité anticapitaliste à même d’offrir un accueil décent et un avenir commun. Clélia Gasquet-Blanchard est géographe, maîtresse de conférences HDR à l’École des hautes études en santé publique et travaille sur les injustices en santé.

#VeilleSHS

A paraître le 23 janvier aux éditions La Fabrique @lafabrique.bsky.social :

Faire naître. Ce que le capitalisme fait à la maternité

de Clélia Gasquet-Blanchard

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La société contre la politique

Luc Rouban

La société contre la politique Luc Rouban



« Quelque chose s'est rompu dans la longue chaîne historique qui faisait de la France un pays profondément politique, où l’engagement et les passions partisanes modelaient la vie intellectuelle et culturelle, où la citoyenneté semblait se raviver sans cesse à la flamme des confrontations d’idées et de programmes. […] Le regard que les Français portent sur leur propre société, sur son mode de fonctionnement et sur celles et ceux qui sont censés en avoir la charge et la piloter a changé. »

Luc Rouban montre que les racines de cette crise inédite du politique sont à chercher bien en amont des élections, qui sont devenues elles-mêmes difficiles à prédire tant les cadres de lectures ordinaires se révèlent défaillants. Son enquête démontre que cette évolution ne se réduit pas à renier ce que l’on a tant aimé. Une majorité de Français ne croit plus à la réussite sociale par le mérite et le travail et déclare même préférer l’argent à la démocratie. Loin du politique, un autre modèle de société émerge, qui privilégie l’autonomie économique, demande l’équité plus que l’égalité, revendique la différence plus que l’indifférenciation.

« Quelque chose s'est rompu dans la longue chaîne historique qui faisait de la France un pays profondément politique, où l’engagement et les passions partisanes modelaient la vie intellectuelle et culturelle, où la citoyenneté semblait se raviver sans cesse à la flamme des confrontations d’idées et de programmes. […] Le regard que les Français portent sur leur propre société, sur son mode de fonctionnement et sur celles et ceux qui sont censés en avoir la charge et la piloter a changé. » Luc Rouban montre que les racines de cette crise inédite du politique sont à chercher bien en amont des élections, qui sont devenues elles-mêmes difficiles à prédire tant les cadres de lectures ordinaires se révèlent défaillants. Son enquête démontre que cette évolution ne se réduit pas à renier ce que l’on a tant aimé. Une majorité de Français ne croit plus à la réussite sociale par le mérite et le travail et déclare même préférer l’argent à la démocratie. Loin du politique, un autre modèle de société émerge, qui privilégie l’autonomie économique, demande l’équité plus que l’égalité, revendique la différence plus que l’indifférenciation.

#VeilleSHS

À paraître le 23 janvier aux Presses de Sciences Po @editionsscpo.bsky.social :

La société contre la politique

par Luc Rouban

www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?gco...

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L'université managérialisée. Chronique d'une restructuration néolibérale
Par : Olivier Cléach, Isabelle Chambost, Dominique Glaymann, Marie-Virginie Léon, Guillaume Tiffon

L'université managérialisée. Chronique d'une restructuration néolibérale Par : Olivier Cléach, Isabelle Chambost, Dominique Glaymann, Marie-Virginie Léon, Guillaume Tiffon

Cet ouvrage propose une lecture critique des effets du nouveau management public sur l'enseignement supérieur et la recherche. En retraçant trois décennies de réformes, il montre comment les universités françaises ont été profondément transformées par l'évaluation permanente, la performance chiffrée et la mise en concurrence généralisée. Les contributions réunies ici analysent les multiples conséquences de cette managérialisation : précarisation des statuts, alourdissement des tâches administratives, affaiblissement des collectifs de travail, perte de sens des missions.
Elles montrent comment les logiques gestionnaires reconfigurent les pratiques professionnelles, les rapports institutionnels, et les finalités mêmes de l'université. En exposant les tensions qui traversent aujourd'hui l'enseignement supérieur, ce livre ouvre ainsi un espace de réflexion indispensable : comment redonner souffle à un service public de la connaissance, autonome, démocratique et émancipateur ?

Cet ouvrage propose une lecture critique des effets du nouveau management public sur l'enseignement supérieur et la recherche. En retraçant trois décennies de réformes, il montre comment les universités françaises ont été profondément transformées par l'évaluation permanente, la performance chiffrée et la mise en concurrence généralisée. Les contributions réunies ici analysent les multiples conséquences de cette managérialisation : précarisation des statuts, alourdissement des tâches administratives, affaiblissement des collectifs de travail, perte de sens des missions. Elles montrent comment les logiques gestionnaires reconfigurent les pratiques professionnelles, les rapports institutionnels, et les finalités mêmes de l'université. En exposant les tensions qui traversent aujourd'hui l'enseignement supérieur, ce livre ouvre ainsi un espace de réflexion indispensable : comment redonner souffle à un service public de la connaissance, autonome, démocratique et émancipateur ?

#VeilleSHS

À paraître aux Éditions du Bord de l'eau @bdleditions.bsky.social :

L'université managérialisée. Chronique d'une restructuration néolibérale

par Olivier Cléach, Isabelle Chambost, Dominique Glaymann, Marie-Virginie Léon et Guillaume Tiffon

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Fabrique politique de l'École, fabrique scolaire du politique

Première édition
Édité par Thomas Douniès, Vanille Laborde, Guillaume Silhol

Fabrique politique de l'École, fabrique scolaire du politique Première édition Édité par Thomas Douniès, Vanille Laborde, Guillaume Silhol

Qui gouverne l'École aujourd’hui ? Quel rôle joue-t-elle dans le traitement des problèmes sociétaux et la régulation des rapports entre groupes sociaux ? Dans quelle mesure est-elle encore, ou plus que jamais, un creuset des mobilisations et des comportements politiques ? À partir d’une approche résolument pluridisciplinaire – entre sociologie, science politique, histoire, géographie et sciences de l’éducation –, cet ouvrage propose un éclairage inédit sur les formes contemporaines du lien entre École et politique, en analysant le façonnement politique de l’ordre scolaire et le façonnement scolaire de l’ordre social et politique. Des politiques éducatives aux mobilisations parentales, des réformes ministérielles aux résistances ordinaires de leurs destinataires, les contributions donnent à voir l’École comme un rouage et un enjeu de luttes décisifs dans l’exercice d’une puissance publique en pleine recomposition. Elles montrent aussi tout le poids de l'institution scolaire dans la stratification de l’espace social au-delà des diplômes, ainsi que son importance dans la politisation des individus, des faits et des rapports sociaux.
Une invitation stimulante à penser l’École comme espace de pouvoir et de soulèvement politiques.

Qui gouverne l'École aujourd’hui ? Quel rôle joue-t-elle dans le traitement des problèmes sociétaux et la régulation des rapports entre groupes sociaux ? Dans quelle mesure est-elle encore, ou plus que jamais, un creuset des mobilisations et des comportements politiques ? À partir d’une approche résolument pluridisciplinaire – entre sociologie, science politique, histoire, géographie et sciences de l’éducation –, cet ouvrage propose un éclairage inédit sur les formes contemporaines du lien entre École et politique, en analysant le façonnement politique de l’ordre scolaire et le façonnement scolaire de l’ordre social et politique. Des politiques éducatives aux mobilisations parentales, des réformes ministérielles aux résistances ordinaires de leurs destinataires, les contributions donnent à voir l’École comme un rouage et un enjeu de luttes décisifs dans l’exercice d’une puissance publique en pleine recomposition. Elles montrent aussi tout le poids de l'institution scolaire dans la stratification de l’espace social au-delà des diplômes, ainsi que son importance dans la politisation des individus, des faits et des rapports sociaux. Une invitation stimulante à penser l’École comme espace de pouvoir et de soulèvement politiques.

#VeilleSHS

À paraître le 28 février aux Presses Universitaires du Septentrion @puseptentrion.bsky.social :

Fabrique politique de l'École, fabrique scolaire du politique

sous la direction de Thomas Douniès, Vanille Laborde et Guillaume Silhol

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Éclipse de la vertu
Une histoire de l'exemplarité des gouvernants en démocratie
Eric Buge

Éclipse de la vertu Une histoire de l'exemplarité des gouvernants en démocratie Eric Buge

idée qu’en démocratie les gouvernants devraient être « exemplaires » est couramment admise aujourd’hui. Elle s’exprime non seulement dans les discours mais aussi dans de multiples règles qui, de contrôles fiscaux dérogatoires en obligations de déclarer publiquement son patrimoine, ciblent plus particulièrement les responsables politiques en exercice.
Contrairement aux apparences, cette exigence s’ancre dans une longue histoire démocratique. Si elle paraît récente, c’est parce que les fondateurs de nos régimes représentatifs ont privilégié à l’ère des révolutions, l’indépendance et la protection des gouvernants par rapport à leur contrôle, ouvrant la voie à une éclipse de la vertu. Mais durant les cinquante dernières années, cette surveillance des gouvernants a été progressivement réinstitutionnalisée, au point de devenir un élément essentiel de nos démocraties représentatives, avec son cortège de procédures et de règles.
C’est cette histoire longue de l’exemplarité démocratique qui est ici restituée, permettant de mettre en perspective nos attentes contemporaines vis-à-vis des gouvernants, à une époque où la vie politique semble se jouer autant dans les urnes que dans les tribunaux.


Agrégé d'histoire, Éric Buge est professeur associé de droit constitutionnel à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est le fondateur de l'association Parlons Démocratie et l'auteur de Droit de la vie politique (PUF, 2018).

idée qu’en démocratie les gouvernants devraient être « exemplaires » est couramment admise aujourd’hui. Elle s’exprime non seulement dans les discours mais aussi dans de multiples règles qui, de contrôles fiscaux dérogatoires en obligations de déclarer publiquement son patrimoine, ciblent plus particulièrement les responsables politiques en exercice. Contrairement aux apparences, cette exigence s’ancre dans une longue histoire démocratique. Si elle paraît récente, c’est parce que les fondateurs de nos régimes représentatifs ont privilégié à l’ère des révolutions, l’indépendance et la protection des gouvernants par rapport à leur contrôle, ouvrant la voie à une éclipse de la vertu. Mais durant les cinquante dernières années, cette surveillance des gouvernants a été progressivement réinstitutionnalisée, au point de devenir un élément essentiel de nos démocraties représentatives, avec son cortège de procédures et de règles. C’est cette histoire longue de l’exemplarité démocratique qui est ici restituée, permettant de mettre en perspective nos attentes contemporaines vis-à-vis des gouvernants, à une époque où la vie politique semble se jouer autant dans les urnes que dans les tribunaux. Agrégé d'histoire, Éric Buge est professeur associé de droit constitutionnel à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est le fondateur de l'association Parlons Démocratie et l'auteur de Droit de la vie politique (PUF, 2018).

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À paraître le 16 janvier aux Éditions du Seuil @editionsduseuil.bsky.social :

Éclipse de la vertu. Une histoire de l'exemplarité des gouvernants en démocratie

par Eric Buge

2 2 0 0
De la charia au droit musulman

Première édition
Baudouin Dupret

De la charia au droit musulman Première édition Baudouin Dupret



Quels enseignements la théorie juridique, en général, et la théorie positiviste, en particulier, ont-elles tiré des expériences qui se sont déroulées en dehors de leur lieu d'origine ? Le paradigme du droit positif, ce que John Austin appelait « le droit à proprement parler », a réagi de diverses manières lorsqu'il a été transposé, mis en oeuvre et pratiqué dans des contextes − musulmans en l’occurrence − qui avaient jusqu’alors connu d’autres types de systèmes normatifs.

De la charia au droit musulman montre la façon dont la jurisprudence, l’histoire et les sciences sociales peuvent se combiner pour contribuer efficacement à la compréhension du droit dans la société. Il décrit la forme du modèle juridique qui s’est mondialisé et la manière dont ce modèle mondial a été incarné et pratiqué localement. S’inspirant de la métaphore du noyau et de la frange de pénombre de Herbert Hart, il soutient que le phénomène du droit positif est mieux saisi à partir des zones qui étaient périphériques au moment de son émergence et où, par conséquent, sa signification était initialement incertaine et son utilisation contestée.

Quels enseignements la théorie juridique, en général, et la théorie positiviste, en particulier, ont-elles tiré des expériences qui se sont déroulées en dehors de leur lieu d'origine ? Le paradigme du droit positif, ce que John Austin appelait « le droit à proprement parler », a réagi de diverses manières lorsqu'il a été transposé, mis en oeuvre et pratiqué dans des contextes − musulmans en l’occurrence − qui avaient jusqu’alors connu d’autres types de systèmes normatifs. De la charia au droit musulman montre la façon dont la jurisprudence, l’histoire et les sciences sociales peuvent se combiner pour contribuer efficacement à la compréhension du droit dans la société. Il décrit la forme du modèle juridique qui s’est mondialisé et la manière dont ce modèle mondial a été incarné et pratiqué localement. S’inspirant de la métaphore du noyau et de la frange de pénombre de Herbert Hart, il soutient que le phénomène du droit positif est mieux saisi à partir des zones qui étaient périphériques au moment de son émergence et où, par conséquent, sa signification était initialement incertaine et son utilisation contestée.

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Paru aux Presses de Sciences Po @editionsscpo.bsky.social :

De la charia au droit musulman

de Baudouin Dupret

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Programmer, "se faire" programmer. Enquête sur les coulisses de consécrations dans les arts vivants contemporains lémaniques
Par : Carole Christie

Programmer, "se faire" programmer. Enquête sur les coulisses de consécrations dans les arts vivants contemporains lémaniques Par : Carole Christie

Qui décide de ce qui mérite d'être vu sur scène ? A travers une enquête de terrain menée pendant cinq ans dans le monde des arts vivants contemporains de la Suisse romande, cet ouvrage interroge les mécanismes de consécration artistique et les logiques de programmation. En s'intéressant à la fois aux parcours et aux conditions de travail des artistes et à ceux des programmatrices et programmateurs, il met en lumière les règles implicites, les affinités sociales et les rapports de pouvoir qui structurent ce milieu professionnel.
Les choix de programmation, loin d'être purement esthétiques, s'appuient sur des styles de vie, des goûts et des valeurs souvent partagés avec les artistes. La scène devient alors le reflet d'un entre-soi culturel, où l'innovation affichée masque parfois la reproduction d'un ordre social. Cette recherche propose une contribution originale à la sociologie du travail artistique et culturel, en dévoilant comment, au sein même d'une élite créative, persistent et se rejouent des formes d'inégalités sociales.

Qui décide de ce qui mérite d'être vu sur scène ? A travers une enquête de terrain menée pendant cinq ans dans le monde des arts vivants contemporains de la Suisse romande, cet ouvrage interroge les mécanismes de consécration artistique et les logiques de programmation. En s'intéressant à la fois aux parcours et aux conditions de travail des artistes et à ceux des programmatrices et programmateurs, il met en lumière les règles implicites, les affinités sociales et les rapports de pouvoir qui structurent ce milieu professionnel. Les choix de programmation, loin d'être purement esthétiques, s'appuient sur des styles de vie, des goûts et des valeurs souvent partagés avec les artistes. La scène devient alors le reflet d'un entre-soi culturel, où l'innovation affichée masque parfois la reproduction d'un ordre social. Cette recherche propose une contribution originale à la sociologie du travail artistique et culturel, en dévoilant comment, au sein même d'une élite créative, persistent et se rejouent des formes d'inégalités sociales.

#VeilleSHS

À paraître le 22 janvier aux Presses Polytechniques et Universitaires Romandes :

Programmer, "se faire" programmer. Enquête sur les coulisses de consécrations dans les arts vivants contemporains lémaniques

de Carole Christie

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Élus de banlieues populaires
Coordonné par Marie-Hélène Bacqué, Jeanne Demoulin

Élus de banlieues populaires Coordonné par Marie-Hélène Bacqué, Jeanne Demoulin

Des élus qui nous ressemblent ?
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? 
À partir d’une enquête conduite en Seine-Saint-Denis et d’une mise en perspective historique, cet ouvrage 
montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes 
d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière 
décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs. L’analyse de 
trajectoires des nouveaux et nouvelles élus permet d’appréhender les parcours qui les ont conduits à la 
politique, les difficultés auxquelles ils se heurtent et leurs rapports aux appareils partisans. L’ouvrage ouvre 
ainsi un ensemble de questions sur les transformations en cours dans le champ politique et sur les limites 
de la démocratie représentative.
M

Des élus qui nous ressemblent ? Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? À partir d’une enquête conduite en Seine-Saint-Denis et d’une mise en perspective historique, cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs. L’analyse de trajectoires des nouveaux et nouvelles élus permet d’appréhender les parcours qui les ont conduits à la politique, les difficultés auxquelles ils se heurtent et leurs rapports aux appareils partisans. L’ouvrage ouvre ainsi un ensemble de questions sur les transformations en cours dans le champ politique et sur les limites de la démocratie représentative. M

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À paraître le 19 février aux Presses Universitaires de France @editions-puf.bsky.social :

Élus de banlieues populaires

sous la direction de Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin

4 0 0 0
Israël après le 7 octobre
Sylvaine Bulle

Israël après le 7 octobre Sylvaine Bulle

Une sociologie politique d’Israël et des Territoires occupés au plus près des populations et de 
leurs transformations
Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre 
les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste. 
Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier 
considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.
Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors 
qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation 
palestinienne. Qu'est-ce que le sionisme réel en Israël ? Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et 
de la religion dans la construction actuelle de la nation ? Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, 
alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ? La 
réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.
En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions 
binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.

Une sociologie politique d’Israël et des Territoires occupés au plus près des populations et de leurs transformations Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste. Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens. Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne. Qu'est-ce que le sionisme réel en Israël ? Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ? Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ? La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence. En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.

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À paraître le 12 février aux Presses Universitaires de France @editions-puf.bsky.social :

Israël après le 7 octobre

de Sylvaine Bulle

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Le racisme scientifique et médical
Du XIXe
siècle à nos jours
Élodie Edwards-Grossi, Delphine Peiretti-Courtis

Le racisme scientifique et médical Du XIXe siècle à nos jours Élodie Edwards-Grossi, Delphine Peiretti-Courtis

La première grande étude sur le racisme scientifique et médical en Occident depuis le XIXe
siècle
Depuis plus de deux siècles, des médecins et des naturalistes ont tenté d’ordonner le vivant en classant 
l’être humain en différents groupes distincts à partir de critères arbitrairement choisis. Ces classifications 
et les hiérarchies qui en découlent ont été maintes fois réfutées scientifiquement.
Comment expliquer alors les résurgences de ces mythes infondés, produits de l’initiative d’auteurs se 
présentant comme dépositaires de la scientificité, et faisant l’objet d’entreprises de médiatisation ? Quelles 
sont les trajectoires sociales, politiques et professionnelles des artisans du racisme scientifique et médical 
et quelles stratégies mettent-ils en œuvre pour faire accepter l’inacceptable ? En quoi le contexte politique 
ouvre-t-il la voie à leurs résurgences et à leurs réappropriations ?
Ce livre montre que le racisme scientifique et médical est à la fois le produit et le levier de l’ordre politique 
et social dans lequel il est façonné.

La première grande étude sur le racisme scientifique et médical en Occident depuis le XIXe siècle Depuis plus de deux siècles, des médecins et des naturalistes ont tenté d’ordonner le vivant en classant l’être humain en différents groupes distincts à partir de critères arbitrairement choisis. Ces classifications et les hiérarchies qui en découlent ont été maintes fois réfutées scientifiquement. Comment expliquer alors les résurgences de ces mythes infondés, produits de l’initiative d’auteurs se présentant comme dépositaires de la scientificité, et faisant l’objet d’entreprises de médiatisation ? Quelles sont les trajectoires sociales, politiques et professionnelles des artisans du racisme scientifique et médical et quelles stratégies mettent-ils en œuvre pour faire accepter l’inacceptable ? En quoi le contexte politique ouvre-t-il la voie à leurs résurgences et à leurs réappropriations ? Ce livre montre que le racisme scientifique et médical est à la fois le produit et le levier de l’ordre politique et social dans lequel il est façonné.

#VeilleSHS

À paraître le 5 février aux Presses Universitaires de France @editions-puf.bsky.social:

Le racisme scientifique et médical. Du XIXe siècle à nos jours

par Élodie Edwards-Grossi et Delphine Peiretti-Courtis

6 2 0 0
À l’école musulmane
Une école à soi dans la France post-attentats
Diane-Sophie Girin
Collection « Éducation et société » •

À l’école musulmane Une école à soi dans la France post-attentats Diane-Sophie Girin Collection « Éducation et société » •

Au cœur de l'éducation musulmane
Malgré leur très faible nombre en France, les écoles privées musulmanes font régulièrement l’objet de 
controverses. Elles sont notamment soupçonnées d’être un rouage du séparatisme. Mais à quoi ressemble 
le quotidien dans ces établissements et qu’y enseigne-t-on ?
Fruit d’un travail d’observation inédit, l’enquête à l’origine de cet ouvrage documente finement la vie 
scolaire au sein d’écoles primaires musulmanes. Fondées par des familles en quête d’une alternative à 
l’Éducation nationale jugée défaillante dans leurs quartiers, ces établissements répondent à une demande 
de réussite tout en échappant aux exigences de la laïcité scolaire.
Comme d’autres écoles privées confessionnelles, la transmission de connaissances religieuses et la 
possibilité d’y pratiquer son culte sont au cœur de leur projet pédagogique. Les écoles musulmanes se 
présentent ainsi en tant qu’espaces de cohérence où les élèves pourraient être « authentiquement euxmêmes ». Dans un contexte de fortes tensions après les attaques terroristes de 2015, affirmer leur 
spécificité sans toutefois susciter l’inquiétude des pouvoirs publics sur le thème de la radicalisation 
constitue une gageure.
Diane-Sophie G

Au cœur de l'éducation musulmane Malgré leur très faible nombre en France, les écoles privées musulmanes font régulièrement l’objet de controverses. Elles sont notamment soupçonnées d’être un rouage du séparatisme. Mais à quoi ressemble le quotidien dans ces établissements et qu’y enseigne-t-on ? Fruit d’un travail d’observation inédit, l’enquête à l’origine de cet ouvrage documente finement la vie scolaire au sein d’écoles primaires musulmanes. Fondées par des familles en quête d’une alternative à l’Éducation nationale jugée défaillante dans leurs quartiers, ces établissements répondent à une demande de réussite tout en échappant aux exigences de la laïcité scolaire. Comme d’autres écoles privées confessionnelles, la transmission de connaissances religieuses et la possibilité d’y pratiquer son culte sont au cœur de leur projet pédagogique. Les écoles musulmanes se présentent ainsi en tant qu’espaces de cohérence où les élèves pourraient être « authentiquement euxmêmes ». Dans un contexte de fortes tensions après les attaques terroristes de 2015, affirmer leur spécificité sans toutefois susciter l’inquiétude des pouvoirs publics sur le thème de la radicalisation constitue une gageure. Diane-Sophie G

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À paraître le 29 janvier aux Presses Universitaires de France @editions-puf.bsky.social :

À l’école musulmane. Une école à soi dans la France post-attentats

de Diane-Sophie Girin

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Du FN au RN, les raisons d’un succès
Patrick Lehingue, Bernard Pudal

Du FN au RN, les raisons d’un succès Patrick Lehingue, Bernard Pudal

Anatomie d’un parti sulfureux à l’heure des grands procès
Le succès du Rassemblement national n’est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en 
témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux 
phénomènes de longue durée : démantèlement de l’État social, mutations du système scolaire, 
disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes…) au profit des 
« imposteurs » de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes.
Mais un paradoxe demeure : si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque 
indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile at-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul 
pays dans lequel une formation d’extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au 
moins un électeur sur dix – souvent beaucoup plus ?
Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu’il tente de résoudre 
l’énigme de sa réussite.
Patrick Leh

Anatomie d’un parti sulfureux à l’heure des grands procès Le succès du Rassemblement national n’est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée : démantèlement de l’État social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes…) au profit des « imposteurs » de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes. Mais un paradoxe demeure : si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile at-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d’extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix – souvent beaucoup plus ? Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu’il tente de résoudre l’énigme de sa réussite. Patrick Leh

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À paraître le 13 janvier aux Presses Universitaires de France @editions-puf.bsky.social :

Du FN au RN, les raisons d’un succès

de Patrick Lehingue et Bernard Pudal

7 4 0 0
Le triomphe des égoïsmes
Une nouvelle contrainte sociale
Camille Peugny

Le triomphe des égoïsmes Une nouvelle contrainte sociale Camille Peugny

La fin du chacun pour soi : quand l’individualisme n’est plus une option
L’égoïsme comme contrainte sociale généralisée progresse à mesure que recule l’État social, miné par 
plusieurs décennies de néolibéralisation, notamment parmi les classes moyennes supérieures, entendues 
comme l’alliance du cœur des classes moyennes stabilisées et des classes supérieures, qui contribuent à 
l’essaimer au sein de tout le corps social. De leur côté, nul déni des inégalités mais une adhésion accrue 
aux principes de responsabilité individuelle. Du côté des classes populaires contraintes de devenir autoentrepreneuses de leur propre précarité, les transformations de l’emploi fracturent les collectifs et 
contraignent à l’assurance individuelle.
L’égoïsme théorisé dans cet ouvrage ne remet en cause ni l’intensité des liens sociaux ni le nombre des 
engagements solidaires. Surtout, il se voit expurgé de toute charge morale. Il est le produit d’un 
fonctionnement social adapté au contexte d’une compétition accrue pour les places et les ressources. Il 
convient d’en comprendre les ressorts et d’en expliciter les conséquences afin de construire une alternative 
politique durable.

La fin du chacun pour soi : quand l’individualisme n’est plus une option L’égoïsme comme contrainte sociale généralisée progresse à mesure que recule l’État social, miné par plusieurs décennies de néolibéralisation, notamment parmi les classes moyennes supérieures, entendues comme l’alliance du cœur des classes moyennes stabilisées et des classes supérieures, qui contribuent à l’essaimer au sein de tout le corps social. De leur côté, nul déni des inégalités mais une adhésion accrue aux principes de responsabilité individuelle. Du côté des classes populaires contraintes de devenir autoentrepreneuses de leur propre précarité, les transformations de l’emploi fracturent les collectifs et contraignent à l’assurance individuelle. L’égoïsme théorisé dans cet ouvrage ne remet en cause ni l’intensité des liens sociaux ni le nombre des engagements solidaires. Surtout, il se voit expurgé de toute charge morale. Il est le produit d’un fonctionnement social adapté au contexte d’une compétition accrue pour les places et les ressources. Il convient d’en comprendre les ressorts et d’en expliciter les conséquences afin de construire une alternative politique durable.

#VeilleSHS

À paraître le 13 janvier aux Presses Universitaires de France @editions-puf.bsky.social :

Le triomphe des égoïsmes. Une nouvelle contrainte sociale

de Camille Peugny @cpeugny.bsky.social

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Geneviève Sellier
La Nouvelle Vague
Un cinéma au masculin singulier

Geneviève Sellier La Nouvelle Vague Un cinéma au masculin singulier

« L’héritage principal de la Nouvelle Vague est donc aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire, le « cinéma d’auteur », dont l’existence dépend de ceux – critiques, professionnels, cinéphiles éclairés, institutionnels – qui ont le pouvoir de le désigner comme tel. »

Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage… Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu’ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique.
C’est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l’auteur, articulant l’analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.

Geneviève Sellier
Geneviève Sellier est professeure émérite en études cinématographiques à l’Université Bordeaux Montaigne et animatrice du site Le Genre et l’écran.

« L’héritage principal de la Nouvelle Vague est donc aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire, le « cinéma d’auteur », dont l’existence dépend de ceux – critiques, professionnels, cinéphiles éclairés, institutionnels – qui ont le pouvoir de le désigner comme tel. » Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage… Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu’ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C’est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l’auteur, articulant l’analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière. Geneviève Sellier Geneviève Sellier est professeure émérite en études cinématographiques à l’Université Bordeaux Montaigne et animatrice du site Le Genre et l’écran.

#VeilleSHS

À paraître le 21 novembre aux Éditions Amsterdam @editionsamsterdam.bsky.social :

La Nouvelle Vague. Un cinéma au masculin singulier

de Geneviève Sellier

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À paraître le 19 fevrier 2026 aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Une préhistoire des femmes

de Anne Augereau »
@anneaugereau3.bsky.social

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La femme endettée 
À l’ombre de la finance mondialisée
Isabelle GUÉRIN

La femme endettée À l’ombre de la finance mondialisée Isabelle GUÉRIN

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À paraître le 12 février 2026 aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

La femme endettée. À l’ombre de la finance mondialisée

Isabelle Guérin

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Les natures du productivisme. Une histoire environnementale de la France, de 1940 à nos jours (vol. 3)

par Renaud Bècot, Christophe Bonneuil 
et Gabrielle Bouleau

Les natures du productivisme. Une histoire environnementale de la France, de 1940 à nos jours (vol. 3) par Renaud Bècot, Christophe Bonneuil et Gabrielle Bouleau

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#VeilleSHS

À paraître le 19 février aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Les natures du productivisme. Une histoire environnementale de la France, de 1940 à nos jours (vol. 3)

par Renaud Bècot, Christophe Bonneuil
et Gabrielle Bouleau

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Une préhistoire des femmes 
Anne AUGEREAU

Une préhistoire des femmes Anne AUGEREAU

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À paraître le 19 fevrier 2026 aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Une préhistoire des femmes

de Anne Augereau

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Les Filles-au-Diable
Retrouver les « sorcières » de Steilneset (1620-2022)
Christelle TARAUD

Les Filles-au-Diable Retrouver les « sorcières » de Steilneset (1620-2022) Christelle TARAUD

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À paraître le 8 janvier 2026 aux Éditions La Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Les Filles-au-Diable. Retrouver les « sorcières » de Steilneset (1620-2022)

de Christelle Taraud

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Mondes postcapitalistes
Sous la direction de
Jérôme BASCHET et Laurent JEANPIERRE

Mondes postcapitalistes Sous la direction de Jérôme BASCHET et Laurent JEANPIERRE

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À paraître le 19 février aux Éditions la Découverte @edladecouverte.bsky.social :

Mondes postcapitalistes

Sous la direction de Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre

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La finance aux extrêmes
Enquête sur le capitalisme autoritaire en France
Marlène BENQUET

La finance aux extrêmes Enquête sur le capitalisme autoritaire en France Marlène BENQUET

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À paraître le 22 janvier 2026 aux Éditions la Découverte @edladecouverte.bsky.social :

La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire en France

de Marlène Benquet

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